‹ Essai sur l'art et l'industrie de l'Espagne primitive (volume 2)Chapitre 70 sur 81 · A. Heiss, Description, pi. XLI · texte numérisé non relu

A. Heiss, Description, pi. XLI

4. Ibid., pi. XL. Pour voir comment des types imités de bons modèles peuvent aisément se transformer et dégénérer, il suffira de regarder nos figures 46i (Heiss, Op. laud., XLI, 3 (Garbula) ; 46a (Delgado, Nuevo metodo, pi. V, 3 (Asido) ; 463 (A. Heiss, Op. laud., pi. XLHI, 2o(Obulco).

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gonc', d'Ilerda2, méritent aussi une mention, non parce qu'elles sont belles, mais parce qu'elles sont moins laides que les autres, et se rapprochent du type grec. On peut encore citer les Pégases de Sésars et de Tarragone fj rStisj (Fig. 459, 46o):i ou l'Eros au Dauphin de \lX Sœtabis (Fig. b'33). V^fj y

Mais, pour être franc, je ne trouve pas

n ^IG- ^9 e' 46o.

que les Ibères aient profité des leçons et des Monnaies de Sésars et de Tarragone.

exemples que leur donnaient les Grecs,

leurs initiateurs dans l'art de frapper les métaux monnayés. Ils ont bien la prétention de s'inspirer des modèles venus de Grèce, mais ils y sont extrêmement empruntés. Ils déforment et déflorent le Grec, et, par malheur, ne se contentent pas de faire du médiocre ; ils descendent constamment au dernier degré du mal. Leurs effigies, leurs symboles les

Monnaies d'Obulco, Asido et Carbula.

moins critiquables sont d'un dessin rond ot mou. d'un relief sans accent et sans netteté ; il semble qu'une monnaie leur parait assez belle lorsqu'elle offre un type compliqué, surchargé d'ornements qui donnent l'illusion de la richesse. Mais les pires de leurs monnaies sont au-dessous de toute appréciation ; c'est la barbarie la plus complète, sans rien qui

1. A. Heiss, Description, pi. VII, n° 22; pi. VI, n°* 5, 7, 8.

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