‹ Essai sur l'art et l'industrie de l'Espagne primitive (volume 3)Chapitre 50 sur 80 · Kig. -y,,. Yecla Pierre Paris. U.illr-lin · texte numérisé non relu

Kig. -y,,. Yecla Pierre Paris. U.illr-lin

pin Ji' iiiaiiti-uii <|iii toiiiiir' il plis an-liDÏipic^. i>

On i'>il ipu.' la »lalii<> ''-.t fort iiiiililt-u; IM-

Fi^. -.'lï. ll-iJ.. p. 117. u" i.'i.fig. ;.

<|u'<iiU- c^l. eltd nicsiirc <>'•', Go Jv haulour.

Fig, :.',3. /I,id..p. 117. .,'■ 16, fig. 5.

a. Il |H!iit subsistar dv» doutu» sur le setu

|.-ig. ïlî. /W.p. .17. n".7. Iie.6.

du jicriuimagi- ; on srrail U-iilù do lo premlro

Kig. 3'iJ. //«</.. p- 1.8. r." i». fig. 7.

a3^ LA sClLt^CRE

détailla de chacun des fragments auxquels je fais allusion serait fatîeanle, el les gravures la rendent superflue : mais il faut làire remarquer quel usage les sculpteurs ont fait, lorsqu'ils c\wulaient des images viriles, de re qu'on est convenu d'appeler les pli^ ar<-liaïque« : il est bien rare.

lifrs<|u~un pan de manteau se reti^urne H retombe, que de lar^'es plis plats ne soient pa»

Fie. iT,i Y-rU indiqués soit par une dégradation

de relief, soit par des traits incis, tels que nou$ les \ovons dans l'art !rrec, c'i*-l-à-dire avant les bords dessinés par de ^'rand-^ /ii'zai.'s réguliers. C'eîl par cette particularité que le drapemenl dt-s étolTes dont sont vi'tus les hommes se rapproche de celui des vOtemenIs de femmes.

Toutes ces figures sont pour aïn"! dire civiles ; faut-il reconnaiire un fragment de sljtue niîlilaire dans celui «pi a publié M. de la llada (pi. \l. Il j I et qui représente le torse d'un homme portiinl en écliaqM- un larje baudrier plat au Inivers duquel est passée une arme à manche crochu, la main i:auclie ^'appuvant sur le milieu du fourreau? i Kil'. isÔ^i. Si oui, la perte ou plutC'l la luiitilalion de l'ti'uvre est fort à déplorer. Prêtres ou simples dévots, tous ces Ibères ont un goùl 4rès prononcé pour les bijoux. Je n'ai pas remarqué que la main d'aucun d*eu\ soit ornée de bagues : mais la plupart portent des bracelets au-dessus du coude, et quelques-uns des colliers. Les bracL-lels sont de simples cercles plats, ou des spimies imitant sans doute le corps enroulé des ser|K'nts. Il semble même que parfois une tôle de serpent soit figurée à l'un dos l>outs de roniemeni i Fig. :i;t8 >. Conune colliers, j"ai noté sur un fraguitMit de Miidnd une sorte de erj\ate plate dont les deux

»(Nh,l

, ST.LLI'TURE

bouts se croisent au milieu de la poitrine* (Fig. aSS.a), et une tresse d'où pend une grosse bulle ronde (Fig. n'iS, i).

En somme, en ce (|ui concerne les statues viriles, notre curiosité serait bien déçue si l'on n'avait retrouvé au Ceno de los Santos tjue ces documents incomplets et vagues. Par bonheur les tt-tes d'iiommes sont en très grand nombre, et l'on se demande vraiment comment une telle quantité de sculptures a pu s'entasser sur l'étroite esplanade du temple.

Il ne saurait être question de décrire toutes ces tètes les unes après les autres et pur le menu : la fîgure353, quirepruduituncpbotographie prise à ^ cela au plus fort des découvertes, donne une idée de leur abondance et de leur variété : mais on peut essayer de les cataloguer pur séries.

Ce n'est point ici le type du visage, mais bien plutôt le style qui peut nous guider, et surtout la disposition des clievcux et la façon conventionnelle ou libre dont ils sont rendus.

Un assez petit nombre de ces fragments si précieux ont été publiés. M. de la Itada n'a doimé les dessins que de neuf, qui sont au musée de Madrid (pi. \ll) et encore ces dessins ne fournissent-î originaux. Il est vrai que parmi ces

Is qu'une très vague idée des modèles neuf il avait compris les deux télés qui

i<>76o8.UcU Hada, pi. \, n» 5.

La SCtJLl'Tl^RE 237

ont paru à juste lilrc de très haute importance à M. Léon lleuzey, et dignes entre toutes d'être commentées. M. Arthur Engei en a fait connaître quelques autres, cl les images d'un assez grand nombre encore, appartenant à divers musées et colleclions d'Espagne et de France, ont été données en 1901 dans le liitlletin bispanir/iic. La réunion des figures qui illustrent ce chapitre doit donc comprendre beaucoup de têtes inédites ; j'ai cru bon de multiplier les images, car il n'en est aucune qui ne soit curieuse ou instructive, et toutes valent mieux qu'une description même très précise.

Je ne connais qu'un exemple de tcte barbue. Elle mérite «l'aillcurs d'être mise à part, car elle a un aspect très particulier. Les cheveux, qui sont aplatis sur le front et tombent jusque sur la nuque où ils s'jurêtcnt, carrément coupés, sont étages eu ondulations horizontales dont chacune est guillocbée de traits obliques, formant chevrons d'un rang îi l'autre. Cela donne tout à fait l'aspect d'une perruque. L'oreille est très nettement découverte, et porte un grand anneau. Quant à la barbe, elle est réduite à un collier plat ; les joues, les lèvres, la moitié du menton sont rasées, à l'américaine. Le stjle est d'ailleurs tout h fait naïf, et la forme de l'œiL de ce qui reste du nez. de la bouche, du menton, est aussi barbare que la forme tout à fait extraordinaire de l'oreille. Celle-ci est si bimrre que l'on se sait si une sorte de cordon saillant qui entoure le pavillon est le rcbonl même do ce paviHoii ou un lien servant îi suspendre l'amieau (Fig. soi et aô5)'.

Lue autre petite têle de Madrid, inédite, est construite de nu'mc. et porte aussi les cheveux plats sur le crÂne et coupés courts sur la imquc :

mais la surface de cette perruque est lisse (Fig. ar>C). .\u contraire, la

- THe virile d<i C.t Sautai (Madrid).

. l>cla Rada, pi. XII. n* 6.

ftfmn 357 r«l l'inu^ d'une lAte 6e mnllrar tly\c. *aia aucun dcMte, (]auic|ue bieo impariâile encorp. donl b nfiflure t*l ockIoI^ dan* b m^me inlmliuii que cette de b prrmirrv. Seukmenl les ciie*ra\ «ool pkw ^û att-4eMua da front, pla» cnurti sur U noqoe. et le»ondalalioiu ne Mint p*» rpcoup^» d*- IreiU indiquant Ir détail da poîU.

C'e»t le poriratt d'un bomtne jeune, au visage larireincnl épanoui. Il porte ausAi des boucles d'oreilles'.

Il \ a des ctcmptes de t^tes coifTées. Celle qu'a dessinée M. de la Kada à la pi. \II, n° odu DUcurso', me semble, avec sa mitre extravagante une fanlaiEie de l'inventit' Amalet c'est peut-être, d'ailleurs, une tête de Cenime : quant à celles dont le crâne paraît porter une calotte étroite, l'enveloppant

I. Mtdrid, n» 7537.InMile ï- Hidrid, n- ^Sai. Ilsuleur, offl.aj

LA SCULPTURE aSg

tout entier et tombant sur la nuque, je me demande si tout simplement les sculpteurs ne les ont pas laissées inachevées, ou sî le détail des mèches no devait jms être indiqué par la peinture sur la surface conservée lisse. Il y a à Madrid trois t^tes de ce type : l'une (Fig. 258)' est très primitive.

Fie. ^58 — Tâle virile du Cerrn (Madrid).

de forme absolument contre nature ; les deux autres, liguro 309 et surtout figure atio, soni meilleures, sans être bonnes : la seconde a un assez grand air de gravite que tempère un léger sourire arcliaïquc : elle porte des boucles d'oreilles*.

Au contraire, deux petites têtes très importantes du mt^mc musée portent une calotte à retroussis qui ressemble d'assez près k un turban. Tout le bas du visage de la première a été emporté, ce qui est fort dom-

. Iiiéditfj. [>"• -300 el 7575.

3 in lA sci;i.rTitîF

mnge, car co qui ivsli- est modrli; avec imr lincsac cl utip préciijtioii d'à

l'-ici, 1^1, al a6o. — Ciirm de lo, Sanlns (MïJrid).

tiJinic f|iii sniil rares, el c'était là, inalgrif la laille cxii^ui.' de robji?!, tin

Vw. alli <i, - T,--lo virili: rlii Cerro (Ma.lnJ i

des meilleurs âpéeiinens de l'art du Ccrro iFiy. atii, fi, i)'.

I. liiéJile, II" 77 13. Voici quc^uei délaili «ont Irùi grauils et oliliquei. La pîarrâ icmbU

i|iie j'ai nol^s. Sur le crlne soiil gravides de avoir i^lé traiii|>éo danaun b«io de chmux., ■

petites lifJTiea 1 les jeax, fendus en amandei de recevoir une coloration. Sur le coït, par j

La seconde esl de même type, mais un peu moins accentué, c'est-àdire que le nez est également très aquilin ; les yeux sont plus à fleur de lélc, gros et saillants. Quant au bandeau, il est identique, et sur le cou remonte aussi le même col de manteau ou de cape (Fig. 262, a, fc)'.

lie du Ccrro (Madrid).

Surtout il fautdonner une mention de choix à une tète de demi-grandeur, ou plutâtà une moitié de tèlc qui esl par la pureté et la noblesse du style une des plus belles de la collection. Le crâne est coifTé d'une étroite calotte très serrée et lisse, au bord postérieur de laquelle, derrière l'oreille, est attaché un appendice découpé qui joue l'office de garde-nuque. On s'étonne un peu des dimensions réduites de cet accessoire, qui ne protégeait qu'une petite partie du crâne et du cou. Il n'y a pourtant à hésiter ni tiur sa forme ni sur sa destination, car on retrouve un casque(.^) absolument identique sur la tête d'une jolie figurine de bronze de la collection Vives, à Madrid, .^ux oreilles, ou plutôt à l'oreille, car une seule esl conservée, il y a un anneau ; l'œil est étroit et oblique, mais c'est la pointe extérieure qui s'abaisse, ainsi <[ue les coins de la bouche.

derrière, on aperçoit une cape remonlanle fonntDl une sorte de collerette Médtcii. La pierre n'ett pu un grèi tendre, elleesl au con-

traire fort dure,

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