Bulletin liispniùtiiirAW.f. ii3.n°i
nijrilcnl qii'iiiip nicnliun dans celte noie, tant
pi. IV. „.,.
Ifa olijels qii'ulles rppn'>spnlenl sonl mutilas.
L» figure ai,;t (fiipl. Hopport. |.l X.
U pr.'ii>lrr était d'un »«ei bon >lvle; le
no 8. p, 186. fig. 7 Mus.-« du Loiurc) cl k
second est d'une tPcliiiii|nc groisière. Les clia-
fn^enl publia dans le Halltlin hii/'nilii/ae
veui ne «.ni <|uo vap.i.<nent indiqu.'.;]»
(lu. pi. VJ, n" S. p. i3ï. n- --. Louvre) ne
pavillon de rorelllceil trim déUchf du crtlM.
LA 3CLLPTLFE
C'esl celle qui semble le molnsempreinte d'archaïsme ; malgré un i^oupçon de sourire caché au coin dos lèvres, le visage est d'une très grande noblesse, et donne l'expression d'une jeunesse forte et sereine. Ce n'est pas que le détait des traits soîl exempt de faute» ; les yeux ne sont pas d'ensemble ; le »eï — qui est mutilé — n'était que Sfonimairement modelé : le dessin des lèvres est incorrect et mou : l'oreille, quoique d'une exécution supérieure peut-&tre à celle de toutes les autres que je connais, n'est pas à
Fil.. jg3. — Loin
l'abri «le la crilique : mais la forme de la Irle, le galbe des joues, la franchise dos j'cux largement ouverts et regardant bien en face, le front largement dépouillé, l'intelligence éveillée de l'ensemble révèlent un artiste de race, et formé à la plus bienfaisante école. Cependant les clieveux ne sont indiqués sur le crâne qu'au moyen de raies toutes droites et toutes simples, et sur le front r^gne une lourde frange de ces mèches stylisées en figures presque géométriques, qui n'ont rien de naturel.
C'estaussî tecasdes têtes n" 7008 (Fig. 265 et PI. X bis) et 7013 (Fig. 275 et PI, IX) qui se distinguent par les marnes caractère» de noblesse grave qui ont si justement frappé M. Heujiey ; même, les
sculpteurs ont montré plus d'atlachement encore à leurs traditions (l'alelier, car Tune a la tête entière couverte de ces longs chevrons aigus, régulièrement et symélriquement ranges, qui contrastent singulièrement parleur naïveté avec Tart déjà raffiné du visage, et l'autre n'a (jue trois rangs de dents « clialdéennes » ' disposées autour du front, tandis que le reste du crâne est lisse, non qu'il soit coiflé d'une calotte du genre de celle de nos enfants de chœur, mais parce que le ciseau s'est fatigué de reproduire indéfiniment ce même thème enfantin".
Les plus belles tètes de la collection, comme le montrent les figures 2G7, 3G8, 269, 270, 27'!. 270, 279, 289, etc., se rattachent de très près à ces trois-là: et de celles, au contraire, où le caractère d'archaïsme est le plus marqué, les cheveux peuvent paraître moins lyraimiquement stjlisés. J'en prends à témoins les figures 273, 282, etc.
Parmi celles 011 l'auteur s'est affranchi de cette convention, je n'en puis citer qu'une, le n" 75o9.du musée de Madrid (Fig. 285) qui ait la même grandeur classi([ue que la télé n" 7588, par exemple (PI. XI, au milieu) : encore lui est-elle bien inférieure par l'exécution et l'observation anatomique. Et il arrive même en certains cas que le sculpteur, voulant rompre avec la convention et donner de l'air à la chevelure, n'ose pas prendre assez carrément son parti et ne fait que disposer gauchement et sans ordre les éléments ordinaires, h peine modifiés. Il me suffira de rappeler les figures 281 et 282 dont les originaux sont au Louvre.
On n'a pas trouvé que des statues ou des tètes d'hommes et de femmes au Cerro de los Santos. Les animaux s'y sont rencontrés en assez grand nombre, et particulièrement les taureaux. Saviron a publié un petit taureau de pierre, de bon style", et en a signalé deux autres à peine
I. Ce mol s'expliquera tlans la suite tlu A. Ëiigel, Rapport, p. iGS),"]» Pièce de bon