‹ Essai sur l'art et l'industrie de l'Espagne primitive (volume 4)Chapitre 11 sur 83 · I. P. iiC-133; fig. 117 à · texte numérisé non relu

I. P. iiC-133; fig. 117 à

^o./-yfc. yjatijor . /^99

Fie. ao. — Vases préhisloriquos d'Andalousie. (Golleclion Bonsor.)

fabrication mycénienne' ». Celle phrase semble indiquer un objet d'imporlation ; malgré celle erreur toute naturelle, puisqu'il part ce spécimen, dont l'image s'est égarée dans un livre sans prétentions scientifiques ", aucun vase ibérique de ce style n'a été publié jusqu'à présent ; il n'en reste pas moins que M. Perrot a eu l'idée de rechercher en Espagne des traces de la culture mycénienne.

Dans le mémoire que j'ai plus haut mentionné. Les Hétéens ont-ils colonisé la Catalogne ? M. de Guillén-Garcia a songé à comparer trois fragments du musée de Tarragone, l'un décoré de feuilles et de spirales, le second de plantes, le troisième d'une bande d'oiseaux (Fig. i35, loi, 192), avec ce qu'il appelle « les poteries de l'ancien style des Cyclades », et en particulier avec un vase bien connu de Théra et les poteries d'ornementation géométrique que l'on trouve à Mycènes, Tirynthe, Egine, dans l'Altique, à Chypre, à Rhodes, c'est-à-dire à la poterie mycénienne \ La comparaison s'imposait, et elle est heureuse; mais l'auteur ne fait que l'indiquer, et se perd à l'instant au milieu des plus invraisemblables théories hétéennes.

Enfin M. G. Bonsor, par le seul fait qu'à première vue il a désigné quelques poteries géométriques ou florales, précisément celles qui rentrent dans notre étude, sous le nom de poteries gréco-puniques ou carthaginoises, montre qu'il a été frappé tout d'abord de ce qu'il y a de grec dans le style de cette céramique, et qu'il y a reconnu l'empreinte d'une influence indirecte, il est vrai, mais indéniable. Plus tard d'ailleurs, comme il me l'a plusieurs fois affirmé, son jugement est devenu conforme au mien, et il accepte pour les débris en question la qualification d'ibériques.

Étant mieux documenté, je puis être plus précis, et affirmer où d'autres n'étaient qu'en droit de supposer. Mais il est avant tout nécessaire

I. Perrol et Chipiez, Hisloire de l'art Zaragoza artîstica, monumental y hisio-

dans l'anti(/iiilé, VI, p. g'io, noie 5. rica, t. I, pi, sans numéro,

a. Anselmo y Pedro Gascon de Golor, 3. Ghap. vi.

de décrire les monuments connus, ou plutôt les plus utiles d'entre eux, je veux dire ceux dont le ' décor offre quelque originalité ou quelque particularité.

J'indique seulement, pour ne rien oublier, les vases très communs dont la panse était entourée de rubans concentriques, plus ou moins larges, et tracés au pinceau sans beaucoup de précision ni d'unité dans la teinte. On en a déjà vu des exemples dans le groupe de fragments que reproduit la figure i3, empruntée aux Colonies agricoles pré-romaines de la vallée du Bêtise Ce décor est si simple et d'invention si naturelle qu'on pourrait le négliger, si la qualité de l'argile et son aspect, si la nuance même de la peinture employée ne le classaient nettement dans la série en question. D'ailleurs ces rubans sont comme l'élément essentiel de la décoration que j'ai à étudier ; ils se retrouvent mélangés à tous les autres éléments, et ils servent vraiment de trait d'union entre tous les vases de cette grande famille ; ils allient les plus pauvres aux plus riches, et quel que soit le progrès du style, ils restent comme des témoins de l'origine, et la plus sûre marque de fabrique.

La disposition suivante, encore très simple, a plus d'intérêt : entre des bandes concentriques semblables aux précédentes sont déterminées des zones, et ces zones reçoivent des dessins courants, par exemple des dents, comme dans une petite bouteille de l'Amarejo que j'ai retrouvée complète (Fig. ai) ' et un fragment de même provenance (Fig. 23), des losanges opposés par les angles (Fig. 23), des demi-cercles tangents entre eux, appuyés contre la bordure de la zone qui leur sert de diamètre (même figure), ou des combinaisons plus compliquées de lignes ou de cercles^ (Fig. 2^ à 29 et i3, n" 17^).

Très souvent les zones sont recoupées par des lignes droites parallèles entre elles, mais perpendiculaires aux cercles ' et souvent aussi ces per-

I. Fig. 162, 165, 169, 173. Cf. la môme cic); aG (.\marcjo) ; 27 (Elclic-Mailriil, Lorca,

étude, fig. 178, 179, 180, etc. Elclie) ; 28 (Vocla); 29 (Mus. de Madrid);

3, Cf. liaemische Mitteiltingen, 1900, 1 3 (Fouilles de M. Bonsor), elc, elc.

p. 70, fig. II, 12, 18, 19, 2.'), 25. (Vases 4- Fig. 3o (.Mberca de Murcîe) ; 3i, 46

trouvés à Leontinoi.) (Elchc-Madrid) ; 55 (Musée de Madrid).

Page 1