‹ Essai sur l'art et l'industrie de l'Espagne primitive (volume 4)Chapitre 67 sur 83 · Fig. 436. Delgado, Lxlia, n · texte numérisé non relu

Fig. 436. Delgado, Lxlia, n

294 LES MONNAIES

Le chapitre où j'ai étudié la sculpture ibérique m'a donné l'occasion de dire quelle importance le taureau tenait dans les idées et les préoc-

Fic. 430 et 437. — Monnaies de Laelia et de Lastigi.

cupations du peuple, puisque les 'représentations s'en sont multipliées à l'infini dans les Baléares et dans toute la Péninsule. Il est donc naturel

FiG. 438 et 439. — Monnaies d'IIiberis cl de Carmo.

de retrouver l'image de cet animal de prédilection sur les monnaies de beaucoup de villes. J'ai compté, dans le seul ouvrage de Dclgado, trente

Fie. 44o et 44i. — Monnaies d'Emporiœ et d'Orippo.

cités qui ont adopté ce type. Le taureau y est figuré au repos, ou passant d'un pas tranquille, ou courant et menaçant de ses cornes. D'ordi-

LES MONiNAlES 2q5

naire tout son corps est représente ; quelquefois on n'a figuré que la tête. Mais ce qu'il y a de très intéressant à noter, c'est que les graveurs ibériques n'ont pas cherché à trouver pour les taureaux des attitudes ou des

FiG. l\!\2 et 443. — Monnaies d'Asido et d'Ipora.

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FiG. 444 et 445.

aspects nouveaux ; ils n'ont fait qu'emprunter aux coins grecs (Fig. 4^0- 443)'. Ainsi les taureaux à face humaine d'Arsé-Egara et d'Arsé-Gadir sont certainement d'origine orientale, mais les artistes leur ont donné la figure conventionnelle d'Achéloiis (Fig. 444--'l45)^

Quant au cavalier, il n'est pas douteux qu'il ne représente ce héros guerrier ou

ce dieu dont j'ai eu l'occasion dépariera Monnaies d'Arsé-Egara et ArséGadir.

propos du joli petit bronze de Palencia,

et dont M. MéHda, je l'ai dit, a fait une étude récente sous ce titre: El Jinele ibérico. D. Antonio Delgado, dit-il, n'hésite pas h admettre que c'est le Pollux italien, identification à laquelle s'oppose M. Jacques Zobel, parce que Castor et Pollux sont des compagnons inséparables, et qu'il vaut mieux reconnaître simplement dans ce type « une imitation libre de quelques monnaies italiques, et plus spécialement campaniennes, qui commencèrent à circuler dans l'Espagne intérieure antérieurement à l'introduction' de la monnaie romaine ». Le renommé numismate explique d'ailleurs ainsi les nombreuses variantes

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