M. Piiblo (îil. k c|ui j'ivain dcmandR do
bien vouluir me commnniiiuor des dcujni de
38 tA C^AMIQUB
Je dois aussi signaler des urties funéraires trouvées à Calirzii ilel Grier/o. province de Cuetica, par D. Uornân Gareia Sorïa, qui les coii- »erve dans son corral a Ucles, cl des tessons décorés d'ornements circulaires au pinceau <]uej'ai ramassés inoi-nièinc dans les mOmes ruines.
Les urnes de M. itoniûn, hautes de vingt-cinq à trente centimètres, sont de formes très simples, rendées au ventre et un peu étranglées au col. semblables à de véritables pots à soupe. Les dessins sont réduits a des bandes horizontales peintes en hrun autour du col et de la panse '.
ibcriquos.
répondu qu'il no pouvait le faire actuellement.
or Mcollection n'ctt ni iniih
en ordre, ni cata-
loguéo; ma«qu"il mcllni
bicNtùl des |ihoto-
gTa|>hlesi ma disposilion.
jBiil du roLe l'In'
lontloii de publier ses re
bercbes très pro-
chtincmoDl. Au moment
û le présont livre
s'imprime, il no m'vil pas
encor« powible do
combler U lacune que je
aisM id. Los deui
vues du Mbinot de M. G
1 auiqucls je fais
tiluelon lonl publiés dans
Anselmo v Pedro
Gasci^n de Golor. Zarago:
artîfiicu. nioiiu-
menlal y hisidrica, 1. 1. pUncbe uns numéro.
Sens doiilo la f.yrando unie de l'Acadcmic de riliiloire k Madrid (voj. plus baut llg. ij) provienl aussi des recberches de M. Gil.
I . Sur les reclierclies faites ï CsbeiB del Griego. vov J. de D. de la Rada et FiU, Excttrsioitps arijueotàgica* a Uetes, Hakeliee» y Calie^a del Griega. dam Boleliit Je la Heal Acaéemiadeta //i s ta ri d.juillet-stp' Icmbre i8S<|. et D. Palajo Quinicru, Bitlletin hUiianique, rgoî. p, i8j.
LA CÉRAMIQUE Sg
Enfîn, M. le D*^ Simon y Nielo possède à Palencia quelques vases peints dans le même style que tous les vases qui motivent cette énumération, et qui ont été trouvés à Palencia même, avec nombre de vases romains dont ils diffèrent absolument par les formes assez basses et ramassées; notre figure 17 donne exaclement sinon la décoration, du moins le galbe des principaux.
En terminant celle sorle de catalogue, je dois insister sur ce poinl que je ne prétends pas èlre complet. Je serais même facile de l'clre, car je pense que la céramique ibéro-grecque s'est répandue sur toute la surface de l'Espagne et qu'il en existe des produits en maintes ruines ou villes, dans maintes colleclions que je n'ai pas nommées parce que je ne les ai pas visitées. Je m'en suis tenu à ce que j'ai vu de mes propres yeux et étudié. Je n'ai mentionné que les spécimens dont le caractère ne me parait pas discutable.
Si j'écrivais une histoire générale de la céramique de l'EvSpagne ancienne, je devrais d'abord étudier les très nombreux vases ou fragments qui, dans les différentes stations que j'ai énumérées ou décrites, représentent une industrie purement indigène, à ce qu'il semble, et qui par plus d'un coté ont comme un aspect préhistorique. Ils proviennent certainement de fabriques espagnoles, et ne sont pas importés, bien qu'ils aient à coup sur voyagé dans l'intérieur du pays. 11 s'agit d'une poterie grossière, épaisse et rude, faite quelquefois à la main, mais d'ordinaire au tour, laquelle ne porte jamais aucune trace de décoration à la pointe ni au pinceau. La pale, tantôt noire, tantôt grise, tantôt rouge, suivant la nature de l'argile et le degré de cuisson, en est malaxée avec peu de soin, pleine le plus souvent de petits grains de sable, de mica ou de marbre que la chaleur insuffisante des fours n'a pas réussi à mettre en fusion. Beaucoup proviennent probablement de très antiques établissements ibères; mais il est probable aussi que la fabrication et l'usage s'en sont conservés même à des époques de civilisation assez avancée. On sait combien sont imprudentes, en fait de céramique, les chronologies trop
rigoureuses, et comme il faut tenir complc de la snrvi\anLO de certaîfl types, due h la routine des consommateurs autant igu'à celle des fabn cants. Mais cette poterie, tout intéressante qu'elle soit, doit rester haj de mon sujet, car elle ne témoigne d'aucune inlluence étrangère.
D'ailleurs, si les restes n'en étaient pas trouvés constamment avec «3 tessons décorés de facture beaucoup plus jeune, on serait tcnlé de
do La Cak'»i la Inlxistida (Tolsna).
appeler préhistoriques. Ce qui ne veut pas dire que les céramistes esp gnols préliistoriques n'aient fabriqué que des objets très grossiers de forr et de technique. Entre mille exemples, je signale les grandes el fin jarres que j'ai photographiées à Totana (Fig. 18), et qui proviennent < la très importante station voisine que l'on appelle Cabezn la Inheslidi J'en donne l'image, qui peut servir à d'instructives comparaisons.
De propos délibéré je laisse aussi de côté les vases moins nombreui mais assez, répandus encore, dont la décoration, purement géométnqu est gravée sur l'argile. J'en ai recueilli des spécimens intéressants à t'Am
LA nÉBAMIlîlE 5l
rejo cl à Mcca. plus ou moins fins de terre, de forme ou de décoration : il Y en a de fort intéressants aussi au Musée de Madrid, par exemple, et au Musée de Gérone' (Fig. 19), Mais s'ils sont, comme je le crois, d'âge plus i-écent, ils ne s'en rattachent pas moins par la technique du décor aux types préhistoriques et, sauf exception, n'ont pas de caractère spécialement ibérique.
Je dois aussi, à mon grand regret, no pas faire entrer dan^i le cadre de
cette étude la poterie à décor géométrique inciiî avec incrustations de pàtc blanche dont plusieurs importants dépôts ont été retrouvés en dilférents lieux de l'Espagne, en particulier à drmpozm'los, près de Madrid', dans la grotte de Paimella. près de Sehihul. en Portugal ', à Talaveim de la Reina ', et tout récemment dans la vallée du lîélis. pnr M. (ieorges Itonsor. En elTet, ce sont des vases préhistoriques. L ne commission de r.\cadémie de l'Ilisloire chargée d'étudier les trouvailles de Ciempozuelos, et composée de MM. Juan Facundo Kiano, Juan de Dios de la llada y Delgado, Juan Catalina Garcia, a conclu ainsi : a Les vases de Ciempozuelos, par leur forme, leur technique et leur décoraliou, étant donnés