‹ Essai sur l'art et l'industrie de l'Espagne primitive (volume 5)Chapitre 71 sur 89 · Fig. 430. Dolgado. Lxlia. no · texte numérisé non relu

Fig. 430. Dolgado. Lxlia. no

Fi^r. 437. Ibid., /.aatigi. n" a.

Fig. MS.lbid., Hitem (époque romaine).

Slalion indéterminé (v. A. Ueiu, l}eierip~ lion, p. 385).

Fig. '(39- /bid., Carmo.

3g^ LES MOHXAIBS

Le chapitre où j'ai étudié la sculpture ibérique m'a donné l'occasion de dire quelle importance le taureau tenait dans les idées et les préoc-

Fio. i3C et 437. — Mannaic9 do Liclia et de L»sligi,

cupations du peuple, puisque les Veprésentations s'en sont multipliées à l'infini dans les Baléares et dans toute la Péninsule. Il est donc naturel

Fie. 438 et 439. — Mor

d'IIibcris cl do Carmo.

de retrouver l'image de cet animal de prédilection sur les monnaies de beaucoup de villes. J'ai compté, dans le seul ouvrage de Dcigado, trente

Fio. iio et i^ii- — Monnaie» d'Emporiœ et d'Orippo.

cités qui ont adopté ce type. Le taureau y est figuré au repos, ou pa»iiant d'un pas tranquille, ou courant et menaçant de ses cornes. D'ordi-

LES MONNAIES 3qS

naire tout son corps est représente ; quelquefois on n'a figuré que la tête. Mais ce qu'il y a de très intéressant à noter, c'est que les graveurs ibériques n'ont pas cherché à trouver pour les taureaux des attitudes ou des

FiG, 4^3 et ii3. — Monnaiei d'Asîdo et d'Ipora.

aspects nouveaux ; ils n'ont fait qu'emprunter aux coins grecs (Fig. Mo- 443)'. Ainsi les taureaux à face humaine d'Arsé-Egara et d'Arsé-Gadîr sont certainement d'origine orientale, mais les artistes leur ont donné la figure conventionnelle d'Achéloùa (Fig, 4i4-.'i/i5)*.

Quant au cavalier, il n'est pas douteux qu'il ne représente ce héros guerrier ou ce dieu dont j'ai eu l'occasion de parler à Monnaioid'ArséKgora ci Vrsé G»dir. propos du joli petit bronze de Palencia,

et dont M. Mélida, je l'ai dit, a fait une étude récente sous ce titre: El Jinele tbérico. D. Antonio Dcigado, dit-il, n'hésite pas à admettre que c'est le Pollax italien, identification à laquelle s'oppose M. Jacques Zobel, parce que Castor et PoUux sont des compagnons inséparables, et qu'il vaut mieux reconnaître simplement dans ce type « une imitation libre de quelques monnaies italiques, et plus spécialement campanicnnes. qui commencèrent à circuler dans l'Espagne intérieure antérieurement à l'introduction de la monnaie romaine ». Le renommé numismate explique d'ailleurs ainsi les nombreuses variantes

Page 1