‹ Essai sur l'art et l'industrie de l'Espagne primitive (volume 5)Chapitre 75 sur 89 · I. Fig. ViO. Dolgado. libia. |.l. CL · texte numérisé non relu

I. Fig. ViO. Dolgado. libia. |.l. CL

t'ig. ii7. Id.. /lalira, n» lo.

Fig. M8. Id., letsona, n» .">, l-ocalilé î

délormiiiéR (\. Ileiis, Descriplio Fig. .'(Ig. Id.. CeUa. n" i.

Fig. \bo. Id.. Séiars. n" j.

3q8 I^S M05?IA1ES

D*ailleurs, bien que les monnaies au Jinete ne soient pas d'une grande beauté, les Ibères ont été assez bien inspirés lorsqu'ils ont gravé ce type qui a du mouvement, de la vie, et fait songer aux bonnes monnaies romaines, sinon aux grecques. Au contraire, certaines eflBgies dont ils ont certainement emprunté l'idée leur ont fort mal réussi. Il me suflSra de citer cette espèce de sphinx qui orne des monnaies d'Iliberis et d'Urso.

Fie. 45 1 et 45a. — Monnaies d'Iliberis.

Sur la première, l'être fantastique a un corps extraordinaire, qui a peut* être la prétention d'être un corps de cheval ; il semble agenouillé sur le genou de sa patte gauche de devant ; lautre pied de devant est posé sur le sol, Tarrière-train, qui est resté debout, se trouve ainsi très relevé; le mouvement est faux et forcé. La tête, trop grosse, sans aucune finesse, est coiffée d'un bonnet conique; sur le dos se dresse une aile très dentelée, qu'il faut beaucoup de bonne volonté à reconnaître. Sur la seconde, le type est différent ; le corps est celui d'un animal héraldique, très mince aux pattes et à la croupe ; le cou très long est surmonté d'une tête humaine qu'un mouvement très disgracieux rejette en arrière. Cette tête porte un chapeau rond à tout petits bords, où est piqué tout droit, au

Fig. 45 1 et /|5a, Iliberis, de Lorichs, Recherches numismatiques, pi. \VI, n^* 5 e( 10.

i^H Hguro 453 représente une monnaie de Tttrraoo Cosé où l'on voit un cheval, et sous kH (ètu une tète de bœuf vue de face. Gela fait Mingur. naturellement, aux fibules au Jinete. \*M «détail se reproduisant souvent sur les Mtiiuuaitti espagnoles, il me semble que le r4|t|>l'uvil(umeut s'impose. Ce ne peut être par ItHMrU \\\\s> b bucrano serait toujours ainsi

place, s'il n'était qu'une marque d*atolier (A.. Heiss, Description, pi. XVUI, n» 2).

Fie. 453 — Monnaie de Tarraco-Cosé.

LES HONh'AIES

centre, un plumet raidç. L'aile plantée sur l'échiné est informe. La queue est formée d'une ligne de petites boules, laquelle se prolonge le long de l'échiné, ainsi que nous l'avons vu pour les chevaux des bandeaux de Câceres. L'exécution n'est pas mauvaise — la monnaie, du reste, est de l'époque romaine — mais le type est tout à fait bizarre et d'une conception maladroite, où se devinent sans hésitation le goût et la pensée d'un médailleur du pays (Fig. i5/i, 455)'.

Un autre exemple curieux de cette maladroite adoption d'un type grec est fourni par quelques monnaies d'iliberis. On connaît ce bizarre assemblage de trois jambes humaines que les numismates ont désigné du nom de Tris/ielis, ot que l'on voit sur des monnaies de Sicile, pcut-t'lre d'Eubée, sut' des statères d'Eginc, à Hiérapyttia, en Lycie (Phaselis), en Pamphylie (Aspendus, Elenna)*. Malgré son étrangeté, ce symbole a paru trop simple au monnayeur de l'antique Grenade, et il l'a compliqué, il faut le dire, de façon plus que (ucheusc. Il a interposé entre

les trois cuisses un globe sur lequel se détachent des yeux, un nez. une bouche, une grosse lélc en un mot. On ne peut rien rêver de plus ridicule sans compter que le style du coin n'est pas des meilleurs (Fig. /j56)\

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