l'architecture
sculptés ' rappellent les enroulements que l'on voit à foison sur les rondelles d'or de Mycènes, et l'on a aussi l'emploi fréquent du swastika et de quelques motifs qui en dérivent (Kig. a5, aG, a-)*,
Du reste, je ne prétends pas avoir l'honneur de ces rapprochements qui s'imposent et que M. Carlailliac n'a pas manqué de faire: « Si l'on cherche, dit-il, le pays où les antiquités peuvent être, à plusieurs points de vue, comparées aux monuments que nous venons de décrire, on s'arrêtera surtout à Mycènes. Dans cotte vieille acropole dont M. Schlicmann a su nous révéler les merveilleux trésors, il y a des pierres sculptées qui rappellent celles de Sabroso el de Hrilciros. Ce sont les mêmes
Fie. a3. — Fragment de iljlo ibéromyci'-iiien.
cordons en relief, les mêmes spirales et méandres, ce sont les mêmes swastikas simples ou llamboyaiils sur de nombreux objets \ »
Il faut ajouter que les Ibères ont imité, mais non pas copié -servilement leurs modèles. De même qu'adoptant le système de la construction cyclopéenne, ils l'ont appliqué librement aux plans de maisons et d'édifices qui convenaient le mieux à leurs besoins et à leurs mœurs — t: le prouvent les maisons rondes des Citanias et les monuments
bicarrés do structure, tomme le canal percé 3. Ihid., p. îo3. Do même, M. A.Evansa
dans l'épaisseur de la pierre au- dessus de la affirmé catégoriquement qu'ii r a de l'égéen
grande échancruro du bloc, la forme même en Expagne (vases à télé de ckouetle,
de la pierre, ont donné lieu à des conjecture! idoles plaies en marbre, poignards trian-
nombreuscs. Mais jusqu'à plu» ample informé gttla'tres). L'Anthropologie, 189G, p 6H8
la destination du bloc reste indécise. On a (article de M. Salotnon Hcinacli). Pour
songé a une pierre à sacrifices, mêmes à sacri- M. Evans, comme pour d'antres arcliéologues,
fices humains, k une pierre iumulaire, etc. êgèen a le même sens que pour d'autres
l, Ihid., fig. '|it>, Su, lu myrén'ten.
a. Ibid„p. i85.
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principaux des Baléares, sans parler des talayots et des navetas — ainsi, lorsque séduits par l'élégance de l'ornementation mycénienne ils en ont emprunté les éléments typiques, ils ne les ont pas simplement décalqués, mais ils s'en sontinspirés. Les enroulements des portes de la Cité d'Ancora et de Sabroso gardent une originalité qui ne permettrait pas de les confondre avec un décor exécuté en Argolide, et dont il faut féliciter les disciples occidentaux des artistes nés aux bords de la mer Egée. C'est là d'ailleurs un trait essentiel, que j'aurai maintes fois encore à noter ; rarement inventeurs, les Ibères savent pourtant rester eux-mêmes, et
Fie. j'i. — La Pedra fermosa île Sabroso.
l'on verra toujours leur art, qui subit volontiers les influences du dehors, se distinguer par la personnalité de son imitation.
On peut faire les mêmes réflexions à propos de monuments de haut intérêt dont on connaît actuellement des exemples dans la même région cten Andalousie, je veux parler des tombeaux formés d'une chambre circulaire à coupole et d'une avenue.
Déjà dans leur bel ouvrage sur Les premiers Ages du métal dans le Sud- Esl de l'Espagne, MM. Henri et Louis Sirct ont décrit des sépultures découvertes par eux dans la ville très primitive de los Mittares, près d'Almerfa, et constituées par une avenue et une chambre circulaire dont les
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parois se recourbent en voûte au moyen de pierres en encorbellement, avec cette particularité qu'au centre de l'hypogée se trouvait une colonne supportant la clef de voûte. Ces tombeaux contenaient, à côté d'outils en pierre polie, des instruments en silex, en os, en métal, et des poteries décorées ainsi que des idoles d'argile, toute l'industrie d'une époque de transition, que les auteurs appellent néo-lilhiquc'.
Mon ami M. George Bonsor a bien voulu me montrer les dessins d'un grand tombeau de même style, mais beaucoup plus important, il me semble, qu'il a tout récemment découvert et déblayé ù Gandul, près de Carmona, en continuant la féconde exploration de la vallée du Belis
Fie. ai-ît}. — Pierre* seul [iléca dcsCitanias du Portugal.
qui lui fait tant d'honneur. On verra, lorsqu'il publiera les résultats de ses fouilles de 1902. combien celte construction est déjà puissante et supérieure aux précédentes. Mais pour le moment je dois plutôt insister sur les tombeaux à coupole qui sont depuis assez longtemps signalés dans les nécropoles de la Liisitanie. Dans ses Anttgiiidades monumentaes ik) Alijarve, Estacio da Veiga a fait connaître le premier ceux d'Alcalar, site proche de Menilhoc ira-Grande, district de Villa-Nova-de-Portimho (royaume d'Algarvc): je ne les connais que par les figures et descrip-
dana l'Anthropologie (juillcl-aoùl). p. 385 et s., l'autre dans la Itcvtte des questions scientifiques, octobre iS(|S. Voy. particulièrement ce dernier article, fig. 171, fig. 18.,.