‹ Essai sur l'enceinte de la ville de SensChapitre 8 sur 23 · V. — PORTE SAINT-ANTOINE · texte numérisé non relu

V. — PORTE SAINT-ANTOINE

Jacques Rousseau (4) dit de cette porte :

« La porte de S. Antoine a encore moins d’avantage que celle de S. Didier, toute sa force consiste en un double fossé qui est au-devant, deux terrasses qui l'environnent, un corps de

(1) « Et cameram unam cum terra adjacente ad posternam prope Sanctum Benedictum. » Archives de l’Yonne, G 1357.

(2) Page 1 5 1 •

(3) Théodore Tarbé, Recherches historiques et anecdotiques sur la ville de Sens, p. 567*368.

(4) Jacques Rousseau, Histoire de la ville de Sens. Bibliothèque de la ville de Sens, ms. n* 65, p. 93.

l'enceinte de la ville de sens

garde et quelques murailles en bas, à la faveur desquelles on peut estre à couvert de la veüe des ennemys, et d’où pourtant on peut les combattre. Elle a aussy sa grille, ses tours et une chambre au-dessus pour retirer les bourgeois quand ils montent la garde. On l'appelle la porte des Chanoines, à cause que ce sont eux qui la gardent en temps de guerre. Cela estoit autrefois, mais il est vray qu'il n'en est pas de mesme présentement que Mr de Gondrin, Afrchevêque] de S[ens], a obtenu un arrest par lequel ils sont dispensés d'aller ou d’envoyer à la garde. »

Nous avons de cette porte :

i° Une lithographie signée N. Gosse et publiée par Engelmann ;

2° Une autre lithographie de Victor Petit, 1 835, sans nom d'éditeur, mais sortant des presses de Lemercier.

Page 1