‹ Essai sur l'évolution de la civilisation indienneChapitre 52 sur 104 · I. CHEMINS DE FER · texte numérisé non relu

I. CHEMINS DE FER

Au 1er janvier 1901, l’Inde possédait 24,594 milles de voies ferrées, représentant un capital de £ 200,047,024, portant 177,614,000 voyageurs et 43,095,000 tonnes de marchandises. Les recettes brutes étaient de £ 20,975,434, les dépenses de 9,978,516, les recettes

APPENDICES

nettes de 10,996,918. — Sur ces 24,594 milles, 13,972 à voie ordinaire se répartissant ainsi : Etat, 5,198; lignes de l’Etat exploitées par des compagnies, 4,407; compagnies garanties par l’Etat, 2,663; compagnies assistées par l’État, 875; lignes appartenant à des États indigènes et exploitées par des compagnies, 706 ; lignes appartenant à des États indigènes et exploitées par l’Etat indien, 123. ( Stat . Abst., 35, p. 192.)

En 1878 : 8,215 milles (État, 2,171 ; compagnies garanties, 6,044). Capital : 1,150,594,540 roupies (État, 196,285,910; compagnies, 954,308,630). Voyageurs : 38,519,792. Marchandises, tonnes : 8,171,617. Recettes brutes : 104,047,530; dépenses : 52,069,380; recettes nettes : 51,978,150.

En 1891 : 17,209 milles (lignes de l’État exploitées par des compagnies, 8,182; exploitées par l’État, 4,623; compagnies garanties : 2,588 milles 1/2; compagnies assistées, 380; États feudataires, 1,435 1/2.) Capital ; 2,196, 1 56,550 roupies (Étatexploité par des compagnies, 923,244,270; Etat exploité par l État, 665,537,550; compagnies garanties, 493,775,060 ; compagnies assistées, 28,575,200; États feudataires, 85,024,470). Recettes brutes : 239,339,210; dépenses : 112,380,830; recettes nettes : 126,958,380 (1).

Les chemins de fer indiens se répartissent en quatre catégories.

Les plus anciennes lignes furent construites par des compagnies garanties. Ces compagnies, formées en Angleterre, émettaient des actions; l’État indien garantissait à ces actions un intérêt de 5 pour 100 sur le capital ; au delà de 5 pour 100, les bénéfices se partageraient également entre l’Etat et les compagnies. Le

(1) Ces chiffres, donnés par Sir \V. Ilunter, diffèrent un peu des chiffres donnés par Comm . Stat., p. 164 et suiv. — A la fin de 1901, Milcagc : 25,373.

gouvernement se réservait le droit de racheter les lignes après un délai fixé. Voici les lignes construites dans ces conditions : YEast indian de Calcutta à Delhi, avec un embranchement sur Jabalpur; Y Eastern Bengal ; le Great indian peninsula de Bombay à Jabalpur, a Nagpur et à Râichur; le Madras à Râichur, Calicut et Bangalore (Bangaluru); Y Oudh and Rnhilkhand (Gawnpore, Bénarès, Bareilly (Bareli), Hardwâr); le Bombay- Baroda Centrai India; North Western (Delhi, Laliore, Pesliâvvar, Karachi) ; le South indian de Tuticorin à Madras (voie étroite) avec plusieurs embranchements dont l’un sur Pondichéry.

Le gouvernement a racheté YEast indian (1er janvier 1880), Y Eastern Bengal (1883), le North Western (1886), Y Oudh and Rohilkliand (1888), le South indian (1890), le Great indian peninsula (1900). Il ne reste donc que deux compagnies garanties : Madras (844 milles) et Central India (461). Mais les lignes rachetées sont exploitées par les anciennes compagnies.

Les compagnies assistées diffèrent des compagnies garanties : 1° en ce que la garantie ne s’étend qu’à un nombre d’années déterminé; 2° en ce que l’intérêt garanti est très bas (le gouvernement accorde d’ailleurs à ces compagnies des concessions de terrains et certains privilèges). Les lignes assistées les plus importantes sont : le Bengal and North Western , le Bengal central , le Nagpur Bengal , etc.

Les lignes de l’Etat comprennent : 1° les lignes des compagnies garanties que l’État a rachetées; 2° les lignes que l’État a fait construire par ses propres ingénieurs avec un capital directement emprunté par lui. De ces lignes, les unes sont exploitées par l’Etat, les autres par des compagnies (voir le premier paragraphe de cette note).

(Pour les lignes des États indigènes, voir p. 504.)

APPENDICES

Page 1