‹ Essai sur l'évolution des cérithidés dans le mésonummulitique du bassin de ParisChapitre 10 sur 50 · ÉVOLUTION DES CÉRITHIDÉS OT · texte numérisé non relu

ÉVOLUTION DES CÉRITHIDÉS OT

peu saillantes, courbes, n'atteignant pas les sutures. Par contre, les plis columellaires et le pli pariétal sont fortement accentués, et il existe des varices internes, auxquelles correspond, sur le plancher des tours, un tubercule situé entre le pli pariétal et la paroi externe, et qu'il ne faut pas confondre sur la photographie (pl. XIV, fig. 8) avec un second pli pariétal.

Enfin, on trouve encore dans l’Auversien du bassin de Paris des représentants de la mutation Pigoti Cossu. du Cotentin : j'en connais trois spécimens. L'un d'eux fait partie de la collection de Malacologie du Muséum national d'Histoire naturelle et il m'a été obligeamment communiqué par M. Germain, avec l'autorisation de M. le Professeur Joubin (pl. III, fig. 3). C’est un individu jeune provenant de Caumont, et on peut voir l'extraordinaire similitude qui existe entre son ornementation et celle des jeunes C. Bigoti du Cotentin (pl. VIL, fig. 4 et6). On voit là aussi la carène initiale située sur la partie tout à fait antérieure des tours, et qui n'est précédée que d'un seul cordonnet antérieur, sutural ; un second cordonnet apparaît cependant sur le dernier tour.

Un autre échantillon provient de Coulombs et fait partie des collections du laboratoire de Géologie de la Sorbonne (pl. X, fig. 2); on y voit les tours mo;ens et les tours adultes ; l'ornementation des uns comme des autres est identique à ce qu'elle est dans C. Bigoti ; comme dans ce dernier, les côtes noueuses des tours adultes n’atteignent pas la suture postérieure ; la base du dernier tour et les caractères de la columelle sont typiques.

Enfin, un troisième échantillon provient de Lisy-sur-Ourcq et fait partie de ma collection’ ; il oftre ceci d'intéressant qu'il reproduit la variété que nous avons déjà vue dans le Cotentin et dans laquelle les côtes s'étendent d’une suture à l’autre, comme dans C. cornucopiæ iypique (pl. IL fig. 1, a); l'identité de l’échantillon du Cotentin (pl. IL, fig. 6) et de l'échantillon de Lisy est tout à fait frappante. Tous les autres caractères, ceux de l’ornementation des tours moyens et ceux de la columelle (pli pariétal très obsolète) sont ceux du C. Bigoti typique.

ILest intéressant, au point de vue stratigraphique, de constater que C. Bigoti se retrouve dans l’Auversien du bassin de Paris, et non seulement sous sa forme typique, mais avec les mêmes variétés que dans le Cotentin. |

Le tableau suivant résume l’histoire des Campaniles dans le bassin Anglo-Parisien.

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