DESCRIPTION
Des médailles gravées sur la planche qui accompagne cette dissertation.
N° 2 . Tète emblématique de la ville de Béryte, sous les traits d’une femme voilée et tourrelée, regardant à droite.
R. BHPY. Dauphin enlacé autour d’un trident, entre les bonnets des Dioscures , surmontés chacun d’une étoile. AE.
N° 3. Même tête emblématique, voilée et tourrelée, à droite.
R. BHPTfTïftN. L. K. des Bérjtiens , année vingt. Mêmetype du dauphin, du trident, et des deux bonnets de Dioscures, surmontés chacun d’une étoile. Ali.
Toutes les villes dont le plus grand commerce se faisait par mer, avaient en vénération Castor et Pollux (î), parce
(i) ourct (rr,oi s/.cïc» lîj». Hiprimi nacigium invenerimt , dit Eusèbe.
Castor et Pollux étaient révérés en Phénicie, et particulièrement à Béryte, sous le nom de Dieux Cabires, mot dérivé de l'hébreu Cabir , qui signifie grand, puissant. Ils étaient aussi appelés Dioscures, fils de Jupiter, Jovis Jilii. Le culte des Cabires s'introduisit d’altovd de la Phénicie dans l'îlc de Samothracc, d'où il passa en Macédoine après les conquêtes tl’ Alexandre. Ces dieux étaient en grande vénération à Thcssalonique. fis y avaient un temple dont les ruines subsistent encore et que nous avons vues. l)e toutes les villes grecques, c’est la seule dont les médailles fassent mention des jeux cabiréens, kaBF.ipia. Denis d'Halicarnasse et Macrobe, qui ont écrit sur les Cabires, pensent que les dieux pénates, transportés à Rome par Enée, étaient ces mêmes dieux puissants nommés ensuite Cabires. Cette opinion a été longuement discutée et réfutée par le vénitien Altori.
que les navigateurs e'taient persuadés que l'apparition des astres qui portaient ces noms , leur était propice.
N° 4 - Tête diadémée de Démétrius I er , à droite.
H. BA2IAED2. AHMHTPIOÏ. 2ÜTHP02. Du roi Démétrius Sauveur (i). Cérès assise, tenant une corne d’abondance et des pavots; à l’exergue, ASP, (année 161). AR. 8.
C'est par allusion au nom de Démétrius, que le revers de cette médaille représente Cérès, nommée en grec Déméter , divinité qui, présidant à l’agriculture, est l’emblème de la civilisation perfectionnée. La corne d’abondance quelle tient d’une main, et les deux tètes de pavots sur leur tige, de l’autre, sont deux symboles qui expriment à-la-fois l’abondance et la fécondité. Il est d’autant plus difficile de se refuser à voir dans le choix de ce type, l’intention de faire allusion au nom du prince, que, de tous les rois ses prédécesseurs ou ses successeurs, il n’y eut que lui et Démétrius II (2) qui employèrent sur leurs monnaies ce type de Cérès.
N° 5 . Tète diadémée, à droite, d’Alexandre-Bala.