‹ Essai sur l'hellénisme égyptien et ses rapports avec l'hellénisme classiqueChapitre 49 sur 83 · Voir Mûller {Fi^agm, Hist gr,, t. II, p · texte numérisé non relu

Voir Mûller {Fi^agm, Hist gr,, t. II, p

21. Voir Maspero [Architecture égyptienne, p. 63). Perrot-Chipiez ( Hist. de Vart dam Vantiq. , t! V, p. ).

22. Voir Amelineau {Nouvelles fouilles d'Abydos),àe Morgan [Le tombeau royal de Nagadeh) dans ses Nouvelles recherches, p. 147. Gustave Jéqnier {Monuments contemporains du tombeau royal de Nagadeh) dans l'ouvrage précité de M. de Morgan, p. 225 et suiv.

23. Pour la description de ce monument, voir Maspero {Architectwe égyptienne, p. 64). Consultez aussi Perrot-Chipiez (Hist. de Cart dans Pantiq., 1. 1, p. ). Rien n'indique cependant que cet édifice représente un temple. Il a plutôt la forme et la disposition d'une tombe souterraine. C'est aussi l'opinion de MM. Perrot-Chipiez et de plusieurs autres.

24. Le temple construit par Amenophis III, à Éléphantine, existait encore à la fin du siècle dernier. Les membres de la Commission française put pu le dessiner à leur aise et, grâce à leur description, nous connaissons aujourd'hui, et ses proportions, et son aspect. (Voir Description de l'Egypte. Antiquités, t. 1,'pl. 34-38). Mais en 1822, le gouverneur turc d'Assouan, qui aimait à bâtir, l'a fait détruire et s'est gervi du matériel pour la construction d'une caserne. Voir Perrot- Chipiez {Hist. de Vavt, t. I, p. 702). Ce temple d'Éléphanline rappelle assez exactement U temple périptêre des Grecs.

' 25. Cette belle statue, découverte par Mariette à Saqqarah, représente uu individu d'un certain âge. Il eât debout; les bras collés au corps, la canne à la main, il avance dans l'attitude d'un surveillant de travaux. Rien n'est plus frappant que cette image, en quelque sorte vivante, d'un individu m^rt il y a six mille ans. La tête surtout est saisissante de vérité ; de son côté, le corps tout entier a été traité avec un sentiment parfait de la nature. Son extrême ressemblance avec le Scheikh-el-Beled (le maire du village) de Saqqarah lui a valu le nom sous lequel cette statue est connue dans la science. Voir Mariette [Notice des principaux monuments, p. 154).

144 l'hellénisme égyptien.

Maspero {Architecture égyptienne, p. 205, de même que son Histoire des peuples d'Orient, t. I, p. 408).

26. Ces deux statues représentent un couple princier qui vivait sous le roi Snefrou, dernier roi de la IIP dynastie. Elles sont donc antérieures à la construction des grandes Pyramides de Gizeh. A aucune époque, dit Mariette, l'Egypte n'a produit de portraits plus parlants, et quoiqu'elle n'atteigne pas tout à fait la largeur du style qui caractérise la statue en bois de Scheikh-el-Beled, la statue de Noferit peut, sans trop de désavantage, être placée à côté de cet admirable spécimen de Tart sous les trois premières dynasties {Notice des principaux monuments, p. 313).

27. Les quatre panneaux de bois qui couvraient le fond des quatre fausses portes dans le tombeau d'Hossi, sont couverts de bas-reliefs et d'inscriptions d'une extrême finesse. Le profil accentué du personnage désigné, la disposition inusitée des ustensiles qu'il tient en mains, les parures rares de ses hiéroglyphes frappent l'attention. On n'a pas trouvé dans le tombeau d'Hossi de preuves qui permettent d'en préciser l'époque. Les panneaux que nous avons devant nous ne peuvent cependant pas être postérieurs au règne de Ghéops, ils lui sont plutôt antérieurs. Voir Mariette (Notice des pnndpaux monuments, p. 314-315).

28. L'artiste égyptien, dit M. Maspero {Histoire des peupla d^Orient,^ t. 1, p. 405), ne songeait pas à réaliser l'idéal de la beauté masculine ou féminine ; ses statues étaient l'enveloppe qu'on fabriquait pour perpétuer l'existence du modèle. On voulait que le double pût s'adapter uniquement à son image, et il fallait pour cela que l'bomme de pierre imitât, au moins sommairement, les proportions ou les singularités de l'homme de chair, auquel on le dédiait.

29. Nous verrons plus loin, lorsque nous parlerons de l'époque Saïte, que l'art connu sous ce même nom a été importé, comme celui de l'Ancien-Empire, tout fait de l'étranger.

30. Sur les tombes primitive^ de la Chaldée et sur leur ressemblance avec les tombes archaïques de la vallée du Nil, voir Maspero {Hist. des peuples d'Onent, t. I, p. 685). La plupart des cadavres tirés des tombes archaïques portent lès traces de la solution saline à laquelle ils paraissent avoir été soumis avant l'ensevelissement.

31. Sous le nom de dolmen, on entend une chambre funéraire de l'époque néolithique dont les murs se composent de grosses pierres placées de champ, qui occupent toute la hauteur, depuis la base jusqu'au faîte. A l'intérieur, les pierres sont planes, mais au dehors, elles présentent une surface rugueuse. Le sol est généralement formé de sable ou de gravier, le toit est habituellement un énorme bloc de pierre. La chambre a quatre ou cinq côtés, ou bien elle affecte une forme circulaire.

Les aliées couvertes^ vulgairement appelées salles des géants, sont construites comme les dolmens, mais elles sont plus grandes et se distinguent piar un long passage, souvent couvert, qui s'ouvre vers TEst ou vers le Sud. Ces tombes sont entourées d'un tumulus surbaissé, sur le sommet duquel on apercevait, à l'origine, les pierres de toiture de la cbambre funéraire et du passage. On rencontre ce genre de tombes sur les côtes d'Europe, depuis l'Allemagne du Nord jusqu'en France et en Portugal, ainsi que dans l'Afrique du Nord, la Palestine, la Crimée et le Caucase. Voir Qscar Montelius [Les temps préhistoriques en Suède, trad. franc., p. 33).

32. Voir Amelineau [Nouvelles fouilles d'Abydos). Wiedemann [Dans la nécropole de Na^adeh, dans les Nouvelles recherches sur les Origines égyptiennes, p. 220, de M. de Morgan).

33. On appelle en arabe Mastabas la banquette ou l'estrade construite en pierre, qu'on voit dans les rues des villes d'Egypte, en avant de chaque boutique, et sur laquelle marchands et acheteurs, assis, traitent à leur aise leurs affaires. Or, il existe dans la nécropole de Saqqarah un monument qui a, dans ses proportions gigantesques, la forme d'un Mastabas, et que les habitants du voisinage nomment Mastabasel'Pharaouni, le siège des Pharaons, croyant qu'autrefois un Pharaon s'y asseyait pour rendre la justice. Aussi, les tombes memphitiques de l'Ancien-Empire qui couvrent, en si grand nombre, le plateau de Saqqarah, étant toutes construites, dans des proportions plus ou moins réduites, sous le type du Mastabas-el-Pharaouni, ont-elles pris le nom de Mastabas, Maspero [Hist. des peuples d'Orient, 1. 1, p. 248).

34. Sur la construction intérieure des Mastabas, voir Mariette [Les tombes de V Ancien-Empire), et Maspero [Architecture égyptienne, p. 109).

35. Les tombes royales, dit M. Maspero [Architecture égyptienne, p. 125), ont la forme d'une pyramide à base rectangulaire et sont l'équivalent, en pierre ou en brique, des tumulus en terre meuble qu'on amoncelait sur le corps des chefs de guerre, aux époqaes antéhistoriques.

36. C'est à M. Kôrte, ingénieur en chef de la Société des chemins de fer d'Anatolie, que revient le mérite d'avoir établi que les tumulus de la Phrygie, de l'Asie Mineure et de l'est de l'Europe ont été élevés par des Phrygiens. Ayant eu occasion d'en ouvrir un grand nombre, il a pu retirer de tous des fragments d'une poterie tout à fait semblable, à celle que Schliemann a retirée de l'avant-dernière ville de Hissarlik, jusqu'aux vases au bec d'oiseau, jusqu'au fameux AlTcaç à[x<pixu7usXXov, le verre immortalisé par le chantre d'Achille. Voir Kôrte [Verhandlungen der Anthropologischen Berliner, Gesellechaft, 7 décembre 1895). Hoerms [Ungeschiehte des Menschen, p. 484) a pu ramasser, dans un tumulus de la Bosnie, des fragments de poterie, portant des décorations rappelant celles de la poterie de l'ancienne Troade.

146 L^HBLIiÉNISME ÉGYPTIEN.

37. 'lo'jai tk Ix, Meyàpwv eç KopivSov aXXoi xi eîoi xàçot.... xai KapôçTotf

yprîaavToç exojjjLTfÔT] XtOto xoYyÎTT) (Pawsan., I, 44, 6).

38. Merà toûto ot [xèv IleXorovvTÎfjiot Iç KviBov xaxàpavTsç xat Çu(x[iiY£wwv Tûv SX TT)ç Kauvou kizTOL xai slxoai v£(3v auTOÎç Çu{i:ràaai; TiXsuaavTs; xal tpoffoiiov èv XTi £<»[Jiifi oxi?i<javxeç eç KvîSov xaOwpfxîaavTo {Thucyd, VIII, 42).

39. Voir Hoss (fîeisen aie^ den Griechischen Inseln^ t. III, p. 145), et avec plan et vue dans les Arckaeolog, AufsUtZy t. Il, p. 383-384, pi. lll)- Le monument est bien mieux rendu dans Fouvrage de M. Perrot« Chipiez, t. VI, p. 471.

40. Sur la construction intérieure des Pyramides, voir Maspero (Architecture égyptienne, p. 129 et suiv.) et Perrot-Chipiez (Uist. de Vart dans VAntiq., t. l,p. 195). Voir plus loin, not. 43.

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