‹ Essai sur l'hellénisme égyptien et ses rapports avec l'hellénisme classiqueChapitre 70 sur 83 · Voir de Morgan {Les fouilles de Dashour · texte numérisé non relu

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12. Des deux vallées minières qui longent la péninsule de Sinaï, une seule, le Wadi-eUMagarahj portait dans l'antiquité le nom de Snefrou. Celle de Sarbût-el-Chddem appartenait au contraire à ÏHomme inconnu, un chef asiate qui, très probablement, ne reconnaissait pas l'autorité du Pharaon.

13. Le culte de Snefrou se perpétua de siècle en siècle. Il traversa, après la chute de l'Empire memphite, ses périodes d'intermittence, pendant lesquelles il cessa d'être célébré ou ne le fut qu'irrégulièrement. Il reparut une dernière fois sous les Ptolémées, avant de s'éteindre à tout jamais (Maspero).

14. Meià 8è toutov pa<jiX£u<javTà açeeov Xéo:ca eç 7ca<jav xaxoTTjTa èXàaai . xaxaxXTjfaavxa ydcp [xtv TZOiyxa xà ipà TUpûTa [xév açsaç OuaUwv àjiépÇai, [lexà 8ê èp-fàÇeaSai èwuTtô xeXeusiv ;:avTaç AipTcxiouç. ToT<ji [xèv 8r) àizo^c^éyBai ex T(ôv XiOoTOfiiéojv T<Sv ev Tw 'Apa6{(o oupei, Ix toutwv eXxeiv Xiôouç [Jté*/pi xoCf NsiXou • BtaTcepaiwOévxaç 8ê tÔv 7COTa{xov t:Xoioi<ji toÙ; XiOouç éiépOKii etaÇs ix- SéxeaOai xat Tupôç xo Atôuxôv xaXeiSfxevov oupoç, Tupôç touto eXxêiv. IpvâÇovTO 8è xarà 6éxa {xupiàSaç àvÔptoTctov aîsi ttjv ipijxTjvov éxûcjttjv, etc. (Hérod., II, 124.)

15. La fermeture des temples d'Héliopolis par Khéops, à laquelle Mariette n'a jamais voulu croire, est attestée par un des plus anciens texte du musée de Berlin, le papyrus de Westcar. Voir Erman (Die Maerchender papyrus Westcar). Les contes populaires de l'Egypte, que M. Maspero a su mettre à la portée de tous, représentent Khéops, de même que son successeur Dadefrou, comme les plus cruels des Pharaons qui aient jamais régné en Egypte; et la condamnation à

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l'oubli étemel prononcée par Je peuple égyptien contre ce roi délestaliieest confirmée par Tinscription funéraire de la princesse Mer-litef-». Voir de Rougé [Les Monum, des six prem. dynast.) et plus loin (uot. 20) : Hérodote est par conséquent encore one des meilleures sources pour l'étude de Thistoirc de l'Ancien Empire.

16. Voir Maspero {Hist. des peuples d'Orient, classe I, p. 364).

17. Voir de Rougé [Recherches sur les Monum. des six premiîrcs dynasties, p. 4).

18. En effet, les monuments qui parlent en faveur de ces rois nf: font que relever leurs largesses envers les prêtres et les sanctuaires, et datent tous de Tépoque où les prêtres avaient concentré le pouvoir entre leurs mains et pouvaient se donner les titres qui leur convenaient. Telle est, par exemple, la slèle de Khéops sur laquelle M. Brugsch appuie son accusation contre Hérodote (voir son llist. d'Egypte, p. 1)7-58); (elle est aussi cette autre stèle du musée de Munich, signalée par M. Laulb, et sur laquelle figure le nom d'un prêtre du temps des Psamméliques, qui, entre autres titres, se donnait aussi celui du propriété de Khéops! Mais, tandis que les prêtres comblaient ces rois d'honneurs divins, le peuple détruisait leurs statues et leurs monuments, anathématisaient leur noms ; et, ce qui est plus fort pour cette époque, il les rayait du livre des vivants, en jurant de ne plus prononcer leur nom. Voir aussi la note 20.

19. Très probablement Manitou était le nom égyptien des Satii de l'Arabie et exprimait, comme celui-ci, les peuples montagnards. Voir Cliabag [Étude sur l'Antiquité égyptienne).

20. Celle confusion parait avoir été Teffet de la condamnation à Toubli éternel, que le peuple égyptien avait prononcée contre le suciUiHmmr do, Khéops, le roi Dadefrou. « Pour se venger des vexations (♦t doH torluros qu'il avait endurées sous le règne de ce roi, le peuple, <lil Hérodote, jura de ne plus prononcer son nom )>, et il fît respecter %itu arrêt môme par la princesse Mer-ti-tef-s, qui a été sa principale /îpouHO, Ku faisant l'énumération des quatre époux royaux, que la loi /•^yptiurine lui a permis de prendre, cette princesse passe sous niU*tuui le troisitime, qui était le roi anathématisé. Hérodote en l/iit autant, mais son omission n'est qu'apparente. Elle est bien roMivnî do Mon «'opiste égyptien qui, pour se conformer aux prén'\i\vn do hi*h nïoux,' substitua dans le § 128 xionoL par Xe^p^va, td m/ppi'lnia II) dornier dans le § 120. Mais grâce à la rédaction de w p/Hfif^riiplio, la fraude commise saute aux yeux. H suffirait de hM< MMM HtMilu fnJH avoc attention ce passage d'Hérodote pour compM'/idlo (pio 1<*H phras(>s : ^(S^ pciv xdi «coQ 3caxp6ç Sp^a àicafierv, x6v Si xd '^i tp't «Ivodliiii otc, so rapportent à deux individus différents, dont un K/ it\ mltn'lh'tnoHl owl oili^ dans la période ; tandis que l'autre, le sujet /^. ïn pliiM^o poiic'M^ au datif, manque. Or, si l'un de ces individus

l'eMPIEE des SHA'SU et des IIA-NEB-U (NOTES). 219

est le roi Mykérinus, Taulre doit être nécessairement son prédécesseur, le roi Kafra. Le passage en question d'Hérodote serait alors à lire : Mexà 8ê toutov paaiXeuaai Aî^uî^tou eXe-^ov XEçpTJva xat MuxEpïvov XéoTzoç raiÔE, TU) [XEV ta Toîî TcaTpô; Ipya àraBsiv, tov 8ê ta tpà àvoïÇai, etc.

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