‹ Essai sur l'hellénisme égyptien et ses rapports avec l'hellénisme classiqueChapitre 73 sur 83 · Voir Pétrie [HisL ofEgypt, p · texte numérisé non relu

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29. Si l'on prend en considération que la princesse Mer-ti-tef-s a renié son troisième mari, le roi Dadefrou, et qu'elle était jusqu'à sa mort dans de très bons termes avec l'usurpateur de son trône, le roi Kafra, on pourrait admettre que cette princesse n'était pas tout à fait étrangère au mouvement qui a amené la chute de Dadefrou et son remplacement par Kafra.

30. La conversion de Kafra à l'héliolàtrie ne parait pas cependant avoir été la conséquence de son avènement sur le trône d*Égypte. Ayant été longtemps en rapport avec les Égéens, occupant alors le littoral de la Syrie et de TAsie Mineure, Kafra doit avoir apprécié de bonne heure la supériorité du culte du dieu de la lumière sur celui du dieu de la montagne, et il est très probable que sa conversion était antérieure à son avènement. Quoi qu'il en soit, ce fut Kafra qui, après les rois de la 111® dynastie, a remis en honneur les noms royaux composés de Rà. Voir Bragsch et Bonrianl {Le Livre des Rois).

31. Parlant de la pyramide de Kafra, de Rougé {Recherches sur les Monum, des six premières dynasties, p. 56) dit : «Tout semble engager à la considérer ainsi, puisqu'elle est placée entre celles de Khéops et de Mykérinus. >- Mais la preuve manque jusqu'ici, parce qu'aucune trace de ces marques précieuses, qui ont fourni la véritable attribution de la grande pyramide, n*a pu être observée dans le voisinage. Après vingt ans de recherches minutieuses, Pétrie en est arrivé à cette même conclusion. « Les seules preuves monumentales, dit-il, sont les fragments d'un bol el une tête de massue portant son nom, trouvés dans le temple de cette pyramide. Mais l'ordre de la position de la première et troisième pyramide rend cette attribution impossible. » Diodore avait donc raison de dire : « TsXeuTrJaavToç 8è -ou PaîiXéw; TOUTOU BuBéÇaTO tiîv «py/jV ô à8£Xç6ç KeçpTjv xai TJpÇev Itt) é'Ç izpoç Toîç ;:ÊVTr[xovTa ' Ivtoi 8ê çaaiv oùx àBeXsov, àXX' uiôv rapaXaCeîv ttjv k^yr^^, ovo(xa3^o[x£vov Xa6pu7jv (Dadefrou?). SMi&fftAveîxa» $i nap& «aotv ôxt Çv^X«^oaç ù fitaficÇ&i&evoç xi^v xoû npoSaoïXeuoavxoç npoaépcoiv xaxsoxcuxoc xi^v ficuxipav «ciipai&lfia. (Diod., I, 64, 2.) L'opinion qui au temps de Diodore dominait encore en Egypte était donc que cette pyramide n'était pas l'œuvre de Kafra.

32. Hérodote (II, 129) attribue cette précieuse réforme plus parliculiôrenient à Mykérinus. Mais si notre correction du passage respectif de cet historien est juste (voir note 15) on est forcé de considérer Kafra comme le promoteur de la réforme judiciaire en Egypte, et Mykérinus comme celui qui Ta développée à un très haut degré. KîiTà TOUTO «jlSv vuv tÔ Ip^ov «T^avTtov, Odoi ^87} pa<TiXés; eysvovTO AÎyujttûov, aivéouTi |jt4X»wx* 'ïo^xov (tÔv Muxspivov).

33. Kaii tÔv X«tov TSTpujisvov s; t6 la/aTOv xxxou àvsivat ;:pôç sp^a te xai Ouiiiç llérod..II, 129).

3t. Cos cylindres sont taillés dans de la sléatile yerdàtre avec uue variante du nom (Ra-en-Kaf) qui veut dire « l'aimé de Rà ».

3;i, Voir Poirie [Uht. of Egypt,, p. 55).

3ti. Voir oi-devanl p. ISO, note 3.

37. C'est ainsi qu'un pourrait s'expliquer comment ces deux moaumeuta, déilién h KalVn, dilTèrent essentiellement de ceux qui lut apparlieunenl do l'ait.

l'empire des SHASU et DBS HA-NEB-U (NOTES). 221

38. L*adoption de deux pyramides indique déjà que Mykérinus avait embrassé de bonne heure les idées religieuses des Kemito- Coiishites; mais la preuve la plus évidente de ce lait est qu'il s'occupa assidûment de la magie et des études théologiques, et que ses travaux sont cités élogicusement dans le Livre des Morts. Voir Wiedemann [Aegypt, Gesch,, p. 190-191).

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