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LES SERVICES D'ORDRE ET D'ÉCLAIRAGE

Quoique le public se fût, avec le temps, peu à peu calmé et que les parterres ne fussent plus au xviii" siècle un champ de bataille où l'on se tuait comme au temps de Molière et de Racine, il y avait toujours à chaque représentation, comme cela a lieu de nos jours, un service de police que fournissaient les gardes françaises.

Jusqu'en 1750, il n'y avait point de corps de garde pour eux à l'Opéra. A cette date seulement le machiniste Arnoux fut chargé d'en élever un afin de les mettre à l'abri du vent et de la neige, et désormais, dans les nouveaux théâtres, on ne manqua pas de réserver une salle spécialement destinée à cet usage1.

Jusqu'en 1781, également, les théâtres ne possédaient aucun matériel contre l'incendie : pompes, tuyaux, seaux2, instruments de sauvetage, étaient la propriété de la Ville. Aussi, en 1763 et en 1781, lors des incendies de l'Opéra, nul effort ne fut capable d'éteindre le feu, et l'on ne put que le circonscrire aux bâtiments mêmes où il s'était déclaré, quoique les réservoirs, placés sur les toits et dans les caves, continssent de l'eau en quantité suffisante pour alimenter les pompes du poste. En 1781, on n'a pas même pu essayer de combattre le feu, et dans les deux circonstances tout a été embrasé avant que les pompes eussent commencé à fonctionner.

Des deux sinistres qui avaient éclaté coup sur coup, le second fut de beaucoup le plus terrible, à cause des morts nombreuses qu'il occa-

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