I. Archives nationales, Ol 3oi
CREPIN1, excellent paysagiste. — Il a du talent pour l'ornement et les fleurs; il peint aussi la (igure.
I. Mémoires et correspondance littéraire de Favart, 1808, t. II, p. 146.
DECHANEL-DESESSARTS, pensionnaire du roi, l'un de ses comédiens ordinaires, demeurant rue de Vaugirard. — Il a fait pour Brunetti des esquisses et dessins relatifs aux décorations du Théâtre-Français'.
I. Nouvelles Archives tle V art français , 1 S S .> , p. l5"}.
DELOBEL (Nicolas1), élève de Boulogne, membre de l'Académie en 1734, peintre d'histoire, 1693- 1763. — Il a travaillé sous les ordres de Slodtz, principalement à des décorations de pompes funèbres.
I. Archives nationales, O* 2983, !• 34 1 - Abccedarin de Mariette, t. II, p. 85. Nagler, Nettes allgemcincs Kunstler Lcxicon, t. III, p. 32g. Bellicr de la Chavigncrie, Dictionnaire généial des artistes de l'École française, 1882-8;. Duplessis, Description dit tableau allégorique de la réunion de la Lorraine à la France, peint par ÏNicolas Delobel. Paris, i853.
DOYEN (Gabriel-François1), élève de Cari Van Loo. — Un tableau célèbre, la Mort de Virginie, lui valut en 17^9 son admission à l'Académie. Parti en Russie en 1 791, il y mourut en i8of>, après avoir fait le plafond de la chambre de Paul Ier, décoré la bibliothèque de l'Ermitage et exécuté le plafond d'une galerie du palais de Pawlosk.
Il a travaillé, en 1763, sous la direction de Slodtz, à la décoration des théâtres des châteaux royaux.
I. Archives nationales, Ol 3908. Bcllier de la Chavignerie, Dictionnaire général des artistes français, 1882-87. Nagler, Neues allgemeines Kunstlei Lexicon, t. III, p. 470.
DUBOIS, peintre décorateur. — Il fait la décoration de la salle et du rideau de la scène du théâtre d'Angers. Le seul détail que nous possédions sur cette dernière œuvre est la mention de la devise qui y était inscrite :
Onien felicitatis publicœ Censura facilior artc1.
I . Bordier Langlois, Angers sous le régime municipal, t. II, p. 76.
DUCLOS1, machiniste et décorateur de la Comédie-Italienne en 1760. — 11 avait été le décorateur du théâtre de Favart à l'armée du maréchal de Saxe et directeur des menus plaisirs du même maréchal. Il était en même temps fabricant d'accessoires de théâtre, tels qu'armes, masques en carton, en or, tant en fin qu'en faux. Il était l'inventeur d'un serpent qui resta fameux dans les annales du théâtre anglais. Mû par un simple ressort en spirale, revêtu de toile, ce serpent faisait des choses merveilleuses. Après avoir rampé sur le théâtre, il montait et s'entortillait à un arbre avec des mouvements qui imitaient parfaitement la nature. Des paysans armés de fléaux paraissant l'attaquer, il s'élançait de côté et d'autre pour se défendre. Enfin on l'assommait; il tombait alors, il haletait, palpitait, rendait le dernier soupir avec une vérité qui faisait croire aux spectateurs que c'était un objet réel.
I. Nouvelles Archives de l'art français, 3e série, t. III, 18S7, p. 123 et 127. Article de M. Guiffrey.
DUSAULX1, peintre d'architecture. — Il a travaillé sous les ordres de Slodtz, en 1763, à la décoration des théâtres royaux.