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I. Archives nationales, ()l 3oo

GUILLET, MOULINS, DE LEUZE1. — Ils ont travaillé en société comme décorateurs «le l'Opéra en 1753 et ino^. De Leuze était surtout peintre d'architecture, Guillet et

Moulins paysagistes; ils ont besoin, dit Favart, de travailler ensemble pour réussir

Leurs paysages sont charmants et de la plus grande fraîcheur, leur architecture un peu mesquine, leur ornementation bonne; ils ne font pas de figures. Guillet et Moulins avaient travaillé pour le théâtre de la salle des machines sous la direction de Servandoni; ils avaient principalement réussi la décoration du Mogol. Moulins était membre de l'Académie de Saint-Luc. A ce titre, il y exposa, en 1 ^5 1 , une Matinée et une Soire'e, et en 17 Î3 un Paysage avec rocher et chute d'eau. En 1704, ils ont fait les décors des Fêtes chinoises de Noverre d'après les maquettes de Boucher. Ils ont aussi été associés avec un nommé Dumesnil et furent chargés sucessivement de la décoration de la salle construite par Soufflot dans le théâtre des Machines aux Tuileries et de celle du nouvel Opéra de Moreau au Palais-Royal. Moulins a exposé ses théories relatives à la décoration dans un poème intitulé : Essai sur fart de décorer les théâtres, Paris, 1760.

I. Nouvelles Archives île l'art français, 3° série, t. III, 1887, p. 122. Article de M. Guill'rcv. Archives de

l'Oi'ii'a, mémoires des fournisseurs.

BIBLIOGRAPHIE DES PEINTRES DÉCORATEURS. 4g3

JOLY (André), décorateur du théâtre de Nancy en 1757.

LABBE1 (Joseph). Peintre de l'Académie de Saint-Luc, mort en 1767 ; il était peintre attitré du comte d'Eu.

Il a travaillé avec Tremblin sous la direction de Blondel à la décoration d'un théâtre pour une représentation donnée par les jésuites, en 1748, au collège Louisle-Grand.

I. Ernest Boysse, le Théâtre des jésuites. Paris, 1880, p, 06. GuilTrcy, Scellés et inventaires d'artistes français. Paris, 1 885, II, 411.

LAGRENEE1 (Louis- Jean-François), peintre, 1 724-1805. — Il a fait, en 1779, le plafond du théâtre de Trianon construit par Mique ; le sujet représente Apollon dans les nuages, accompagné des Grâces et des Muses. Elève de Cari Van Loo. Il alla, en 1760, à Saint-Pétersbourg, où il a laissé un tableau allégorique représentant la princesse Elisabeth, protectrice des arts.

I. Gustave Desjardins, le Petit Trianon. Versailles, [ 885, p. 112. Nagler, Neues allgemeines Kunstler Lexicon, t. V, p. 36o.

LALLEMAND1 (Jean-Baptiste), peintre de paysages, de marines et d'allégories mythologicmes, probablement élève de Vernet, 1 710-1805. — 11 a fait d'après les maquettes de Boucher la décoration de l'Olympe du cinquième acte de Castor et Pollux pour l'inauguration de l'Opéra en 1764.

I. Mercure de France, février 1764. Bellier de la Chavignerie, Dictionnaire général des artistes de l'École française, 1882-87. Nagler, Neues allgemeines Kunstler Lexicon, t. VII, p. 248.

LEFÈVRE1, peintre d'ornements. — Il a travaillé sous les ordres de Slodtz, en 1763, à la décoration des théâtres des châteaux royaux.

t. Archives nationales , O1 3oo8.

LEMAIRE1, peintre d'architecture. — Il exécute le décor pour la i-eprésentation donnée par les jésuites au collège Louis-le-Grand en 1748.

Un artiste du même nom, à moins que ce ne soit le même, fut chargé de peindre pour le Grand-Théâtre de Bordeaux trois décorations : un temple, une prison et la chambre de Molière.

Il a aussi travaillé sous les ordres de Slodtz, en 1763, à la décoration des théâtres des châteaux royaux.

I. Ernest Boysse, te Théâtre des jésuites. Paris, 1880, p. 66. Arnaud d'Etcheverry, Histoire des théâtres de Bordeaux. Bordeaux, 1860, p. 92. Archives nationales, O1 3oo8.

LESUEUR1, décorateur de Nîmes. — Le théâtre de cette ville possédait encore il n'y a pas longtemps un palais exécuté au xvme siècle par ce décorateur. Il a dû travailler à la Comédie-Française en 1786.

I. Emile Campardon, les Comédiens du roi de la troupe française. Paris, 1879, p. 66.

LUPINO, BLUCRMORE et ROBERTSON1, décorateurs anglais qui paraissent avoir été associés et ont fait des décors du genre des dioramas pour des pièces données à Londres ayant comme sujet la Révolution française. On y voyait la prise de la Bastille.

r. Supplément aux « Révolutions de Paris ». dédié à la nation, n"du 22 au 29 août 1789, p. 63.

PIÈCES JUSTIFICATIVES

MACHY1 (Pierre-Antoine de), 1723-1807, élève de Servandoni; membre de l'Académie en i ^ 58. — Il a surtout fait des tableaux représentant des ruines d'architecture. En 1761, il exécuta l'intérieur de la nouvelle église de Sainte-Geneviève d'après les projets de Soufflot; en 1763, l'intérieur de l'église de la Madeleine; il se chargea de la pose de la statue de Louis XV sur son piédestal. On possède de lui un grand nombre de peintures, de gouaches ou d'aquarelles représentant des rues de la capitale.

En 1776, il a fait à l'Opéra, pour Y Orphée de Gluck, des décorations qui furent très remarquées.

1. Bachaumont, Mémoires secrets, i.\ avril 176G. Bellier de la Chavignerie, Dictionnaire gênerai îles artistes de l'École française, 1882-87. Nagler, Nettes allgemcines Kutf-tlet Lexicon, t. VIII, p. 164.

MARTIN1, décorateur. — Il travaillait sous les ordres de Slodtz, en 1763, à la décoration des théâtres des châteaux royaux. Il a travaillé aux Gobelins en \ rj\~j.

I. Archives nationales, O1 3oo8. Havard et Vachon, les Manufactures nationales. Paris, 1 88g.

MASSON (Jacques'), peintre. — Il a travaillé aux décorations théâtrales sous les ordres de Servandoni.

I. Arclu'ces nationales, Y 947. — Revue de l'art français, t. V, 1888, p. 2G6.

MAZIÈRES1, peintre. — Il a travaillé à la décoration des théâtres de Versailles et de Choisy. Il a fait entre autres le décor de Zémire et Azor et un palais d'ordre corinthien pour Mérope d'après les maquettes de Bocquet. Le décor de la Partie de chasse de Henri IF, jouée sur le petit théâtre de Versailles, est aussi de lui.

En 1783, à Trianon, pour l'opéra-comique des Sabots, il peignit un grand tertre de gazon orné de fleurs, un cerisier, un autre arbre, et en 1784 les décors de Dardanus, drame lyrique.

Il fait aussi pour le théâtre de la cour à Versailles, en 1774» une boutique de menuisier, une salle d'audience de l'Empereur, genre gothique (dont les colonnes sont coupées au tiers et les bases à nervures tournantes), des paysages, des places publiques, en un mot toutes les décorations les plus variées. Pour le Barbier de Sevil/c, il peint un portique en marbre avec des moulures rehaussées d'or, une porte ouvrant au milieu et des croisées. En 1778, pour le même théâtre de la cour à Versailles, il fait un décor de salon avec un plafond de marbre blanc et des panneaux sculptés et travaille à la décoration du théâtre posé à Marly dans le parc : au Bosquet de Bacchus, et à Choisy pour la décoration de diamants à'Erosinei.

1. Archives nationales, O* 3o/t4. Gustave Desjardins, le Petit Trianon. Versailles, 1 885, p. 241 et 266. — 2. Archives nationales, O1 3o5/t.

MOREAU (Louis-Gabriel1), élève de de Machy. — Il s'est surtout distingué dans les gouaches; il était peintre de paysages et d'architecture et a travaillé à des décorations de théâtre avec Bocquet. Il est mort en 180G. On a vendu récemment une curieuse collection de gouaches de lui, qui appartenait au peintre Lagournerie.

I. Naglcr, Neues allgemcines Kunstler Lexicon, t. IX, p. 4.Ï3.

NOCART (Nicolas1), décorateur gagiste de la Comédie-Française. — Il demeurait rue Guisarde; il était âgé de quarante ans le 2 juin 1713.

I. E. Campardon, les Comédiens du roi de la troupe française . Paris, 1S79, i>. 23S.

PAINE1, peintre d'ornemenls. — Il travaillait sous les ordres de Slodlz, en 1763, pour la décoration des théâtres des châteaux royaux.

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