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Archives de POpera, mémoires des fournisseurs

PIÈCES JUSTIFICATIF ES

TREMBLIN ou TRAMBLIN1. — Charles André Tremblin, lils d'André Tremblin, professeur de l'Académie de Saint-Luc, portait le tilre de peintre et directeur pour le roi des ouvrages de la Chine à la manufacture des Gobelins, en 17ÏU. II a été, de 17Ï0 à 17J2, peintre et décorateur de l'Opéra, et directeur des travaux des Gobelins pour les peintures et dorures des équipages. 11 a fait les ornements du théâtre de l'escalier des Ambassadeurs à Versailles. On lui doit aussi l'ornementation et la décoration du théâtre des Petits-Cabinets, à Versailles, et surtout de celui plus célèbre de Mme de Pbmpadour au château de Bellevue. La ville de Paris lui confia souvent l'exécution des dessins et des projets de fêtes publiques. « Il a, dit Favart, l'imagination vive et beaucoup de goût. Il travaille dans tous les genres, dessine la ligure et très bien

l'ornement Il irait volontiers à Vienne, dans l'espoir qu'il serait employé pour les

peintures et dorures des voilures de la cour. Il a déjà fait pour Leurs Majestés Impériales plusieurs carrosses ainsi que pour monsieur le comte de Konitz. Il n'y a que lui et les Martins qui possèdent ces beaux vernis supérieurs à ceux de la Chine. » Tremblin partit à Vienne et n'y réussit pas. Il se rendit alors en Russie, où, poursuivi parle malheur et les chagrins, il se suicida. II était le cousin de la célèbre Adrienne Lecouvreur.

Il avait exécuté avec Labbé, sous la direction de Blonde! . la décoration du théâtre pour une représentation donnée par les jésuites en 1 ^ r, 8 , au collège Louis-le-Grand, ainsi que le plafond de l'Opéra en 17JO.

1. Voir Nouvelles Archives de l'art franc. i>'s. Y série, t. III, 1887, p. 1 19-129. Article île M. Guiflrey, Nouvelles Areliives de l'art fiançais, 2° série, t. V, ]>. 17-27 et 140. Favart, Lettre au comte de Durazzo. publiée par M. Guiffrey, dans l'article ci— dessus. Archives de l'Opéra, mémoires des fournisseurs, carton n° (i. Campardon, / \ Icadémie royale île Musique au xvue siècle, 1 884, t II, p. S5. Ernest B03 sse, le Théâtre des jésuites. Paris, 1880, p. (iti. Voir aussi dans le Mercure, de France d'avril I7'(8, p. ifi'J, la description du nouveau théâtre du collège Louis-le-Grand pour la tragédie qui précède chaque année la distribution des prix fondés par le roi. Mémoires et Correspondance littéraire de Favart, 1 808, t. II, p. 60, 71, 169 et 272. E Campardon, les Comédiens du Roi de la troupe française. Paris, 1 879, p. 2o3, Scellés et inventaires des artistes français, par Guiffrey, t. II, p. 17-

VEIOîANZAL1, peintre d'histoire, fils d'un peintre déjà connu au siècle précédent, élève de son père, membre de l'Académie en 1771. — Il a travaillé sous la direction de Slodtz, principalement aux décorations des pompes funèbres, et a été employé aux Gobelins en 177'J.

I. Archives nationales, O1 298.Ï, f° 34 1 . Bulletin de la Langue, de l'Histoire et des Arts en France, t. Il, l855, p. 266. Havard et Vachoni, les Manufactures nationales. Paris, 1889.

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