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L'Artiste, t. VI, p. 22S

LEMAIRE, peintre décorateur du Théâtre-Français (de la République) et du théâtre Feydeau en l'an VI1. — Il travaillait, d'après les dessins d'Isabey, pour les théâtres de la cour. En 1810, il fait pour le théâtre des Tuileries un décor de la Vierge du soleil et une place publique pour les Horaces. Chacun de ces décors lui est payé i5oo francs2. La même année, il exécute pour le théâtre de Cornpiègne les décors d'un petit salon ou chambre de Molière peint en boiseries avec tentures d'étoffes brochées et deux portes3.

En 181 3, il fait pour le théâtre des Tuileries le palais égyptien de Ninus II'.

— I. Archives nationales, 0~ 33. — 2. Ibidem, O3 . — 3. Ibidem, O2 33.

LE MEUNIER, élève de Chéret. — Il a exécuté, en 1892, les décors de la Revue des Variétés. Il a aussi travaillé à l'Opéra en collaboration avec Chéret.

LEPAULLE, peintre, né en 1804, élève de Regnault, d'Horace Vernet, de Rertin. — Il a produit un grand nombre de tableaux d'histoire ou de genre, et des portraits, principalement d'acteurs et d'actrices, dans leurs meilleurs rôles. Une de ses toiles, représentant un intérieur d'une chambre du temps de Louis XIV, ornait le château de Neuilly

Pour son œuvre théâtral, voir notre texte.

2. Mémoires d'un bourgeois de Paris, par L. Véron, t. V, |>. 3i<).

LORIAL. Voir Arthus.

LORMIER (Philippf.-Georges-Paul), né à Paris le n mai 1 8 1 3 . — Son père était employé à l'Opéra, où il resta de 18 17 à i8r>, en qualité de physicien. Admis dans l'atelier d'Hippolyte Lecointe en 1828, Duponchel, qui dirigeait l'Opéra depuis 1827, l'y remarqua et le fit entrer chez Ingres en 183',. Déjà, en i832, il avait dessiné les costumes pour l'opéra de Gustave de Suède et pour le ballet de la Révolte au sérail. Du jour où il entra chez Ingres, il s'adonna complètement à ce genre de travail, cl en 1837 Duponchel le nomma dessinateur des costumes de l'Opéra. (Voir à la liste des décorations de l'Opéra la série des costumes dont il est l'auteur.) Le ier mars 18 îî. il est nommé chef de l'habillement et dessinateur, et s'adjoint, en qualité d'aidedessinateur, Alfred Albert.

MARCELIN, le spirituel dessinateur de la Fie parisienne, a mis une seule fois son talent au service du théâtre pour les dessins de costumes de la Biche au bois, à la Porte-Saint-Martin.

MARTIN, peintre décorateur. — Il a travaillé en 1846 aux décorations du Cheval du diable, pour le Cirque-Olympique, en collaboration avec Thierry, Wagner et Guerchy1.

1, Th. Gauthier, Histoire de V Art dramatique en France. Paris, i8.)i), t. IV, p. 211.

MATHIS et DESROCHES, peintres décorateurs de la cour et de l'Opéra. — Mathis était élève de Brunetli au moment de la mort de ce dernier.

Parmi les principales décorations qu'ils lirent pour la cour, on cite : en 1810,

PIÈCES JUSTIFICATIVES

pour le théâtre des Tuileries1, la décoration de V Atelier de Pygmalion'. celle du ballet de Verlumne et Pomone, consistant en un bosquet avec une grotte, des statues, des vases, des jets d'eau dans les bosquets ; celle des Horaces, consistant dans la représentation du Forum, de portiques, de temples, de fontaines, de palais d'ordre corinthien, ionique et dorique, de groupes de chevaux, de chars, etc.8. En 1811. ils retouchent le salon de Molière pour le théâtre portatif des Tuileries3.

À l'Opéra, on signale le décor d'Ëléonora, ou l'amour conjugal, consistant en un intérieur de cour de prison, une grille en fer, une rampe d'escalier de tour, des

pierres entassées ; le décor de Cle'opdtre, consistant en une tour de palais avec

ligures supportant une barrière, dans le fond un grand escalier à ligures symboliques, le vestibule de l'appartement de la Reine et le temple d'Isis'*.

[. Guiffrey, Scelles et Inventaires d'artistes français. Paris, iSSS. Nouvelles Archives de l'art français l83-. — a. Archives Nationales, O2 3f). — 3. Ibidem, O2 3; et O* 5i. — 4. Ibidem, O2 33.

MÉL1NGUE. Voir sur son œuvre théâtral notre texte.

MENAGEOT (François-Guillaume), né à Londres en 1714, mort à Paris en 1816. — Il a été directeur de l'Ecole française de Rome en 1787. Il est l'auteur de la Mort de Léonard de Vinci , exécutée en tapisserie aux Gobelins.

Sous l'Empire et au commencement de la Restauration, il a exécuté des dessins de costumes pour l'Opéra, entre autres ceux des Amazones, en 181 1.

Voir les dictionnaires et biographies d'usage courant.

MOENCH, peintre décorateur, 178.1-1867. — Il a travaillé pour tous les théâtres, mais particulièrement pour les Italiens, Fevdeau et le théâtre de la Montansier'.

En 1810, il était décorateur de la cour aux Tuileries2. Il a exécuté particulièrement un décor d'architecture péruvienne pour le premier acte de la Vierge du soleil", un salon pour Roméo et Juliette''' d'après les dessins d'Isabey. C'est un salon d'ordre corinthien à colonnes de marbre blanc, les fonds de brèche verte, les moulures rehaussées d'or, la frise violette, avec des ornements de grisaille; à l'entablement un attique à fond citron avec des médaillons à fond bleu est maintenu par des rubans au-dessus de festons d'enfilades de perles.

Pour l'Opéra, il avait fait, en l'an IX, le décor de Sémiramis sur les dessins de Percier et Thibault"'.

On lui doit .aussi le plafond du Waux-Hall représentant le bain de Vénus. Elle est entourée des Grâces et, dans le fond, la Nuit semble se retirer pour laisser la place à l'Aurore0.

1. Le Tribunal volatile, ou nouveau jugement porte sur les acteurs, auteurs, etc. Paris, an XI, p. l3û. — 2. Archives nationales, O2 37. — 3. Ibidem, O- 33. — .', . Ibidem, O2 34 et 3<). — 5. Archives de V Opéra, Mémoires des fournisseurs. — (5. Le Provincial à Paris, t. [, |>. 1 56.

MOYNET (Jean-Pierre), peintre décorateur, né à Paris en 1819, élève de Coignet.

C'est, avec Bouton, le peintre de panoramas, et Gué, le décorateur de l'Opéra,

qu'il apprit la peinture des décors de théâtre. Il (il ses débuts dans cet art au théâtre de Versailles, en 1849. Bientôt après, présenté par Mme Allan, du Théâtre- Français, à Alexandre Dumas père, il travailla pour le Théâtre-Historique. Quand le Théâtre-Lyrique succéda au Théâtre-Historique, il resta attaché à cette scène, pour laquelle il lit une partie des décors de Si j'étais roi, des Dragons de Villars, etc., elc. En même temps il travaillait pour les théâtres du boulevard du Temple, entre autres pour les Funambules, pour l'Ambigu, où il peignil une partie des décors du Paris de

Paul Meurice et de \'0 rcstie de Dumas père, et pour le Cirque-Olympique. Vers 1 8 58 , après un voyage infructueux fait avec Dumas en Russie, Moynet entre à l'Opéra- Comique, dont il demeure le peintre attitré pendant sept ou huit ans. Dans cette période, il travailla aux décors de toutes les pièces représentées. Parmi ceux qui laissèrent un souvenir plus précis, on peut citer le premier acte de la Circassienne, représentant un intérieur de poste cosaque, le deuxième acte de Lalla-RoucA, représentant un grand décor d'achitecture. Vers 18G8, Moynet abandonna la décoration théâtrale, qui ne l'avait pas enrichi, et se consacra entièrement à la décoration des intérieurs et à l'illustration des livres. Il est mort à Paris en juin 1876, laissant la réputation d'un peintre d'architecture très habile, très consciencieux, dont aucune des œuvres n'a manqué de l'estimable appréciation qu'elle méritait.

NADE, costumier. — « Il a de la réputation pour les dominos et les habillements de bal1. »

l. Le Tribunal volatile, ou nouveau jugement porté sur les acteurs, ailleurs, etc. Paris, an XI, p. I JO.

NANTEUIL (Célestin), peintre et lithographe, né en 1 8 1 3 , mort en 1873. — Élève de Langlois, puis d'Ingres, il s'est surtout distingué par l'exécution de vignettes et d'illustrations pour les principales œuvres de l'époque romantique. Il fut fait chevalier de la Légion d'honneur en 1868.

Nous avons mentionné son œuvre théâtral dans notre texte.

NEUVILLE (Alphonse de). — Nous n'avons pas besoin de faire connaître ici le talent de ce peintre remarquable. Nous nous bornerons à rappeler qu'il fit pour l'Opéra le décor de la chasse infernale du Freisehutz, dont la maquette est conservée aux archives de l'Opéra.

NEZEL, auteur des décors de Michel Strogoff, 1873.

NOLA.U, peintre décorateur et archéologue, né à Paris en 1808. — Devenu le gendre de Ciceri, il s'adonna aux mêmes travaux que son beau-père et travailla avec lui à des décors d'opéra. Deux toiles de fond qu'il exécuta seul avec grand succès le firent nommer en i85o décorateur en chef de l'Opéra-Comique. On peut citer de lui à ce théâtre particulièrement les décors de Joseph, de la Fée aux roses et de Psyché'.

ORCIIERVILLERS (d ). — Tout ce que nous savons sur son œuvre théâtral a été inséré dans le texte.

PERCIER. — Voir Fontaine.

PHILASTPvE, peintre décorateur, né à Bordeaux en l'an III. — Nous ajouterons à ce que nous avons dit de lui dans notre texte et dans la liste des décorations de l'Opéra, qu'il fut chargé de la restauration du théâtre de Brest, et qu'il a exécuté des décors pour les théâtres de Lille, Douai, Lyon et Dijon.

POISSON, un des principaux peintres décorateurs de ce siècle. — II a travaillé pour l'Opéra et pour les théâtres du boulevard Entre autres œuvres de lui, on signale le décor du premier acte et du deuxième tableau du cinquième acte de Patrie, le deuxième et le troisième tableau du second acte de la Dame de Monsoreau et le troisième acte de Roméo et Juliette.

POLDEK, décorateur du Théâtre-Français1.

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