‹ Essai sur l'importance du commerce, de la navigation et de l'industrie, dans les provinces formant le royaume des Pays-Bas, depuis les temps les plus reculés jusqu'en 1830Chapitre 117 sur 126 · HOLLANDE · texte numérisé non relu

HOLLANDE

En 1827, les importations se sont bien soutenues à Rotterdam, et les exportations avaient beaucoup pros|>érc; les recettes du l^r juin 1826 au 31 mai 1827 et du 1er juin ig27 au 31 mai 1828, présentaient sur les droits d'entrée et de sortie une augmentation de plus de 800,000 11. et sur les accises de plus de 84,000 11.

L'établissement du grand entrepôt à Amsterdam fondé & cette époque, donnait déjà les plus belles espérances par l'application des avantages qui s'y rattachent relativement la libre entrée et sortie vers la mer.

La filature de coton établie à Harlem au moyen d'une machine à vapeur s'étaient développées en 1829, et formait une importante fonderie de fer, de cuivre et de mécaniques ; il en fut de même de la fabrique de draps à Leiden avec deux machines à vapeur, ainsi que du moulins à vapeur pour moudre le grain, à Amsterdam; ce moulin mu de la même manière pour le blanc de plomb en cette ville, et une machine à va* peur pour le vert de gris à la Haye, étaient tous des établissemens signalés comme nouvellement fondés.

La taille des diamans pour laquelle on a construit des bâtimens remarquables à Amsterdam, y est devenue déplus en plus un objet important d'industrie qui parait naturalisée dans cette ville.

En 1828, 1829 et 1830, le chantier de construction de

bois de charpente et celui du grain étaient très-animés.

La grande pêche se trouvait avoir obtenu des résultats trèsfavorables: 133 bâtimens de pêcheurs étaient sortis de Vlaardingue, Maassluis et Amstei^dam ; pour la pêche du

poisson frais 45 bâti mens ctpoar la pèche aux filets àhaoïe*- ^ons (dite hoekwandinsschery) il était sorti depuis la fin de 1827 jusqu'au commencement de 1828, 157 bâtimens; en 1829 Tétat de la pèche a été également florissant.

Le commerce des grains allait encore croissant en Hollande pendant Tannée 1829.

Le commerce sur lô^Rhin restait jusqu'en 1830 très-actif, surtout les sucres rafinés qui s'expédiaient en abondance. Le commerce maritime augmentait plutôt que de diminuer jusqu'en 1830; surtout pour les bois de construction du Nord, et les cargaisons et frets pour la Société de Commerce des Pays-Bas.*)

BRABAMT SEPTENTRIONAL.

Les états-députés du Brabant-Septentrional firent rapport à rassemblée générale des états-provinciaux en juillet 1828, qu'ils avaient autorisé pendant l'année qui venait de s'écouler , l'établissement de deux briqueteries , une distillerie de genièvre, deux brasseries , une saunerie et detix savonneries , un moulin à vent à scierie bois, et plusieurs moulins à huile, a tan et à moudre le grain , mus par des chevaux ; ils avaient également autorisé une fabrique de blanc de plomb à établir à Bois-le-Duc au moyen d'une machine à vapeur.

*) Une preave que le coraraeroe avec le Rhin a reçu tncceuÎTement un accroistement remarquable c'est que les coulis de marchandises, non compris les çraiiu, eipédiés d'Amsterdam en amont du Rhin s'élevaient :

En 1829 à 243,784 quintaux.

Accroissement très-considérablc et qui s'est fait sentir éjfalenient à Rotterdam.

Le nombre des machines à vapeur en activité dans la Flan- Hlre orientale s'élève à la fin de 1830 à 78 , dont 66 à Gand, 2 À Alost , 1 à Everghem , 1 à Hamme , 3 à Ledeberg , 1 à Ledeberg , 1 à S t. -Nicolas , 1 à Tamise , 2 à Termonde et 1 à Tronchiennes. De ce nombre qaatre étaient à deux chaudières $t les autres 74 , à nne ; 50 de ces chaudières sont en fer battu , 11 en fer coulé, 2 en cuivre et 15 en matière non* indiquée. Le nombre de 78 machines se divise en 22 de haute pression , 3 de moyenne , 46 de basse et 7 de force nonindiqué. La force des machines est dans la proportion suivante : 1 de deux chevaux , 2 de quatre , 5 de six , 8 de huit, 20 dé tlix , 4 de douze , 1 de treize , 4 de quartorze , 9 de seize , 4 de vingt, 10 de vingt-quatre et au-delà, et vingt dont la force n'est pas indiquée. Ces machines ont été établies, savoir: deux en 1805, une par année en 1807 , 1808 et 1809. Cet honorable exemple demeura stérile jusqu'en 1819, où il en fut établi une, mais à cette époque quelques industriels firent venir d'Angleterre des machines de haute pression ; depuis il en fut établi : en 1820 quatre , en 1821 deux , en 1823 trois , en 1824 cinq , en 1825 trois, en 1826 quatre , en 1827 huit, en 1828 douze, en 1829 dix, en 1830 trois, et seize dont l'année n'est pas connue. Ces machines sont destinées : à la filature du coton 44, filature et teinture 4, filature de lin 1 , diverses tisseranderies 7 , blanchisserie une , rafineries de sucre 4 , huilerie et moulin à grain 4 , imprimerie de coton 1, fabrique et manufacture de fer 1, distillerie et moulina grain 1, garancerle 1 ; les autres sont indéterminées. Presque toutes les machines qu'on plaçait en 1829, sortaient de Seraing, Verviers et Liège, elles attestaient des progrès de supériorité sur d'autres points du royaume, progrès d'autant plus importans qu'ils nous affranchissaient d'un tribut considérable que nous étions forcés de payer à l'Angleterre *).

*) II suffit, pour être convaincu des avantages iramenseB que procurait à rhomme ks machines ù Ta(>cur,dc considérer que celle en usaf^ en Angleterre (1825) représen<

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