NIVELLES
Les cômmerçans de cette ville sont , aussi bien que ceux de Bruxelles, signalés par les chroniques du Brabant comme remarquables au XlVe sièda Nivelles obtint en 1416 des piérogatives pour l'établissement d'une foire franche et d'une halle aux draps; on apprend par là qu'avant ce temps, les tisseranderies de laine y étaient en pleine vigueur.
Les premières fabriques de toiles fines, connues depuis sous la dénomination de linons et batistes, furent établies à Nivelles dès le commencement du XIIF siècle ; elles passaient pour les meilleures de l'Europe et entretenaient une activité prodigieuse dans la population de cette ville f ) .
^) Cett aux foins du laborieux archiriste , H. de Rantere , que ron doit la découTerte téccnit decttte pièce importante.
i*) Une émeute qui t'était élevée parmi les ourrien au XVII* aiéele Ait aëtérement
UfiRIlE
figurait dés le eomineDoeiii6nt.duXIUr$ièd6 (parmi iâs villes du Brabanr, et fat peu de temps après favorisée de JLa franchise d'un marché aux bestiaux qui se tenait entiéremeiit.i Wispelaei'.
La manufacture de hiine s'y était établie depuis longtemps. Ce sont les progrés de celle-ci qui déterminèrent le duc de Brabant, en 1338, à lui accorder de tenir les jeudis de chaque semaine un marché aux draps et d'y établir une halle aux draps. A la fin du XIV<^ siècle on comptait encore en cette ville plus de 300 métiers à tisser la laine. Les tisserands de Lierre avaient, au commencement du XV^sîécle,bftti une halle aux draps à Anvers et en avaient également une à Francfort, dite la Halle de Lierre.
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a été agrandie à plusieurs reprises; Thistorien Gramage raconte qu'en 1290, les tisserands de laine supportaient en grande partie les frais de fortification et des murs dont on entourait la ville. Le corps de métier des tisserands montait à 400, et la population tout entière à 40,000 âmes