MM
fl. 74,000-0-0.
De cinq cent quarante mille florins que coûte l'équipe* ment, il en reste donc dans le pays envir<m quatre ceiat soixante-six mille.
Les cent quatre-vingt mille florins, que l'on avance à l'équipage restent entièrement dans le pays, et sont emr ployés pour une petite partie en tabac et eau-de-vie, mais principalement en vétemens et en couvertures. On porte à un quart ce que l'on donne aux Jutlandais et autres gens du Nord , pour la paie de retour, mais en revanche ils en laissent ici la plus grande partie, pour laquelle ils aehè-
tent surtout de vieux meubles et des vétemens , de sorte que l'on calcule qu'ils n'emportent chez eux qu'une somme
d'environ fl. 20,000-0-0.
Les autres frais de retour qu'il faut payer à différons travailleurs , restent entièrement dans le pays , en dépenses de chauflBeige , de loyer de maison , en viande ,
beurre et antres articles de consonimar lion. Quant au fret de» vaisseaux, oa compte qu^il en va au dehoc» pour chanvre et goudron . . . fl.
Pour mâture et autres, bois de construction ^ etc. y>
Ce qui fait en tout la somme de 44,000 florins ou de 800 florins pour chaque vaisseau ; Ton compte encore cpie Ton paie en assurances 800 florins , et que les autres 1400 florins qui restent , sont au profit du propriétaire du navire ; à cela il faut ajouter la somme ci-dessus men^ tionnée de. ........ •. . »
74,ooo.o.a
fl. 138,000-0-0.
£t on verra d'^après ce calcul, que sur un équipement qui monte à dix-huit tonnes^ d'or , il n'en va pas tout-à-foit ane tonne et demie à l'étranger ; l'on prétend même qu'il reste dans Amsterdam seule environ sept tonnes d'or, du profil que la pêche de la baleine rapporte tous les ans à l'état
On remarque- encore qu'un é<)uipement ordinaire pour cette pêche, rend quarante-quatre mille quartauts de lard et douze cent mille livres de fanons , outre les dents de narval et les peaux de chiens-marins que l'on évalue à la somme de fl. 2,100,000-0-0.
Dont il faut déduire pour ce que l'on envoie au dehors pour l'équipement ,. la somme de ^ . y^ 150,000-0-0.
fl. 1,950,000-0-0.
Il se consomme en Hollande une partie de rhoile et des fanons, objet pour lequel , supposé que les Hoflandats n'équipassent pas de vaisseaux pour la pêche de le baleine , ils seraient obligés de payer à rétranger 11. 600,0000^0,
Tandis que pour | de Thuite et ^ des £anons qu'ils envoient an dehors on leur en rapporte^ . ^ . . . . » 1,360,000-0-0.
fl. 1,950,000.00.
Suivant ce calcul la pêche produirait aux entreprenears dans une année de pêche ordinaire, trois tonnes d'ôr.
]>er personnes qui. s'entendent parfaitement à ce commerce et à la navigation du Groenland, en font cependant un calcul différent , que vx>ici :
Le ft^t d'un navire de cent dbuze pieds par exemple , baissé ou hausse en proportion du pins ou du moms d'empressement qlie Ton remarque cher les pêcheurs. Pour le détroit de Davis, le fret est d^ordinaireplns élevé que pour le Git>£Chland.
Dans nne année commune lie fret d'un vaisseau ponr le Groenland peut monter à fl, 3,500-0-0.
Tontrattirailnécessaire pour cette pêche coûte, neuf, environ fl. 5,500-0-0; si l'on s'en est déjà servi , il va àfl- 3,200-0-0 , otr à fl. 3,500-0-0, presque tout usé on peut l'adieter quelquefois pour » 2,000-0-0.
Pour monter et mettre en ordre toutes les diifférentes pièces, environ » 1,000-0-0*
Les autres frais de Téquipement peoTent aller à fl. 4,600.00.
Les frais pour retour quand lenaTÎre revient à vide (sdioon) , c'est-à-dire , sans avoir rien pris ...» 3,600*0-0,
fl. 14,600-0-0.
On perd donc en tout quartorze miOe six cents florins , lorsqu'un navire que Ton a frété , revient à vide- Si le vaisseau appartient en propre au pêcheur , la perte revient à-peuprès an même ; le déchet d'une navire se monte poor on voyage à fl. 1000-0-0. On porte encore à fl. lOOO-ÔO les frais à faire pour le mettre en état de faire un second voyage , de sorte qu'il reste un surplus de fl. 1500-0-0 sur le fret , sur laquelle somme le fréteur est obligé de payer la prime d'assurance et l'intérêt de son argent.
Si la pcche est bonne^ les frais montent plus haut , mais ils sont aussi plus faciles à supporter^ les principaux employés à cette pêche jouissent , outre leur paie, d'un certain bénéfice (qu'ils appellent op part varen) et qui consiste en quelques sous qui leur reviennent de chaque quartaut d'huile , provenu du lard de l'animal qu'ils ont pris- Cette portion monte pour chaque quartaut d'huile environ à fl* 6-0-0-
La chaudière à l'huile (ou celui qui en a le soin) a pour la
cuisson fl. 0- 5-0,
Travail du tonnelier , environ ...» 0-15-0.
Futailles et autres frais. » 2-10-0.
G; que l'on peut porter an moins à . fl. 10- 0-0^
On peut compter que deux ou trois baleines donnent 100 tonneaux de lard , d'où Ton tire environ { de plas de quartaufs
d'huile, car chaque tonneau dans lequel s'entasse le lard, contient 18 ou 20. demi*ancres (steekannen) au lieu qa*un quartaut, n'est que de 12 demi-ancres, ou d'un muid et demi. D'ailleurs les pêcheurs en rendant compte du nombre des tonneaux de lard , sont dans l'usage de ne point mettre et ligne de compte , les barils ou les tonneaux d'une mesure plus petite que les tonneaux entiers. Cent tonneaux de lard donnent donc d'après ce calcul 130quartauts d*huilequi font à fl. 35-0-0 le quartaut, la somme de AL 4,550-0-0.
Par chaque 100 quartauts d'huile , Ton compte environ 3000 livres de fanons ainsi 130 quartauts d'huile à 3,900 livres de fanons qu i à il. 150-0*^0 les cent livres , font y> 5,850-0-0.
A ce calcul , opposez lès frais du départ
et du retour . comme nous les avons déjà
marqués plus haut fl. 14,600-0-0.
Et fl. 10-0-0 de plus du quartaut d'huilé
ou, sur les 130 quartauts » 1,300-0-0.
De laquelle somme si Ton déduit le montant de l'huile et des fanons fl. 10,400-0-0.
Reste fl. 5,500-0-0.
Il est évident que sur deux ou trois baleines et cent tonneaux de lard , l'on fait encore une perte de cinq mille cinq cents fl. Celui qui prend trois ou quatre baleines , qui lui donnent cent trente-cinq tonneaux de lard , peut être considéré suivant ce calcul comme n'ayant ni perdu ni gagné , car 135 tonneaux de lard donnent 180 quartauts d'huile à fl. 35-0-0
le niiartaut ■ ■ ... 11. 6.300-0-0.
J'our 180 qiurlaiils d'huile l'on compte 5,400 livres de Canons à tl. 150-0-0 les 100 livres » 8,100-0-0.
Frais du départ et da retour ■...,»
10 n. par quartaut d'huile, fait peiir les
ISOqnartauls .-■■■...»
fl.
Outre l'huile et les fanons , les tranches du lard , dont on a tiré l'htiile par la cuisson . donnent encore ce que les Holliindais appellent p?-ul et lil , c'est une matière glutinea^e, espèce de gelée : mais le profit qui peut en revenir est balancé par les frais qu'eiigent le transport des dilTérens effets du navire , par ce qui se paie à ceux (pii nettoient les fanons , et par d'autres menues dépenses , que l'on n'a point portées sur le compte précédent. Les années 1697. 1698, 1701 , 1705 et 1714 ont été très-avantageuses atix pêcheurs; les vaisseaux rapportèrent alors l'un portant l'autre, chacun 10 ou 111 baleines. Dans les années 1710 et 1730 la pèche n'a pas été de plus d'une baleine pour chaque vaisseau; quelquefois même elle n'a pas été jusque là. En 1736, il se rendit lOO navires au Groenland et 91 au détroit de Davis. En 1737 il en partit 106 pour le Groenland et 88 pour le de'roit , et en 1738, 122 pour le Groenland et 74 pour le détroit. Ces derniers vaisseaux rapportèrent du Groenland 362^ baleines et 14,614 tonneaux de lard. Ceux qui revenaient du détroit de Davis avaient 109^ baleines et 5860 looneaui de lard. Les entrepreneurs de cette pêche ont pour la plus grande partie leur demeurée Amsterdam et dans quelques villes et villages do la Hollande-Septentrionale. Ou
équipait aussi quelques navires pour cette pêche à Rotterdam et à Deiftshaven.
Indépendamment des baleines, Ton péchait aussi vers le pôle arctique le chien-marin et le narwal. C'étaient les Hambonrgeois qui faisaient la principale pèche du chien*marin. Cet animal se prenait surtout pour sa peau , quoique quinze ou seize chiens-marins donnent environ un tonneau de lard. On les tuait en leur appliquant un coup de bâton sur le museau. Le narwal a deux dents, dont on fait plus de cas que des dents d*éléphant. L'on tire de chaque narwal an quartaut d'huile. De la peau du chien-marin l'on fabrique des gaines de couteaux , et des dents de narwal l'on fait des manches de couteau et autres petits ouvrages. Outre cela il se fait encore une sorte de négoce avec les habitant des cotes du détroit de Davis , avec lesquels on échange des planches, des chaudrons de cuivre, des haches, des cou^ teaux et autres bagatelles, contre des peaux de chiens-marins^ de renard^ et d'ours, et contre des fanons et du lard de baleine*
BANÇITE d' AMSTERDAM.
La banque d'Amsterdam, objet de l'admiration de toutes les nations, doit son institution à la nécessité de faire les paiemens en monnaies du pays et à la gêne que le commerce en éprouvait. C'est cette gêne que le magistrat d'Amsterdam se proposa de lever par l'établissement de la banque qui a ensuite létendn ses opérations bien an'delà du but qu'on s'en était proposé. Elle a été instituée en 1609. Le règlement qoi l'établit commence par exprimer que c'est pour éloigner toole hausse et confusion des monnaies et afin d'opérer quelques avances de foUjds aux négocians, que les magistrats, à ce dament autorisés par Leurs Nobles et Puissans Etats-Généraux et par l'avis des trente-six oonseilipr» de la ville, ont
jug(;n0ces8iiire (ju'il lui mis ordre aux changes et aux touséqueoces qiiî en dérivent, par L'iostilution d'une baii(|ue de cbiioge.
Le réglemeot permetlait de poiUr à la banque toutes sortes de monnaies, barres, grenailles el billons, et d'en recevoir la valeur ou autres espèces , pourvu que le porteur o'en présentât paB inoius de 300 florins à la fois ni en espèce» au-dessous de six sous.
Il n'était pas nécessaire, suivant l'institution de la banque, qae celui qui y apportait des fonds, eq retirât tout de suite les valeurs; il lui était permis de les laisser et d'en disposer loi-squ'il le jugerait  propos et à sa convenance, et. afin de garantir aux capitalistes les fonds apportés par eus à la banque. la ville se déclara responsable de tout ce qui y était déposé: voilà le fondement du grand crédit de la banque d'Amsterdam. Par une autre disposition, il était défendu de disposer d'une plus forte somme que celle qu'on y possédait en léalité , sous peine d'une amende de 3 pour cent.
II fut statué plus tard que ceux qui voudraient faire quelques échanges à la banque et se pourvoir d'une espèce de monnaie quelconque .en auraient la facilité, moyennant un «applément aussi minime qu'il serait possible ; d'où il résulte que la banque ne donnait pas uniquement la facilité de pouvoir disposer en argent du pays pour la valeur des fonds qu'on y Avait, mais encore de so pourvoir , an moyen d'une légère rétribution de toutes les monnaies étrangéi'es , dont les valeurs relatives à celle du pays furent réglées par la ville d'Amsterdam.
Ces dépôts d'argent, que la banque s'obligeait de faire refondre en monnaie, formèrent d'abord tout son capital, e'est-à-dire, la valeur entière di* ce qui était repi-ésenté p.ir
lamoimaie de banque. On croit aujourd'hui qu'ils B^en f»H toieni qu'une très^petite partie. Pour faciliter le cemmeroe eo lingots y la banque avait depuis adopté l'usage de dcmner crédit dans ses livres, sur des dépôts de lingots d'or et d'argent. Ce crédit était en gtoéral d'environ cinq pour cent au* dessous du prix des lingots à la oaonnaie.
Elle accorda en même temps un récépissé qui autorisait la personne qui avait fait le dépôt ou le porteur du réoépiaséyà
retirer les lingots, quand il voulait, dans l'espace de six moia, en remettant à la banque une quantité de monnaie de banque , égale à celle pour laquelle le crédit avait été accordé lora du dépôt, et en payant pour la garde, quatre pour cent, si le dépôt était en argent , et un demi pour cent par mois, s^il était en or ; mais la banque déclara en même temps , par le réoé* pissé , qu'à défaut de ce paiement , et à l'expiration des six mois, le dépôt appartiendrait à la banque au prix pour lequel elle avait reçu ce dépôt et donné crédit dans ses livres; oe qu'on payait pour la garde do dépôt peutêtre considéré oonune une espèce de rente, qu'il fallait payer pour les frais de mâga* sin, et si cette rente fut beaucoup plus forte pour l'or que pour l'argent, on a trouvé diverses raisons de justifier cette inégalité. Il est plus difficile, a-t-on dit, de constater la pureté de l'or que celle de l'argent, il est plus aisé d'introduire la fraude dans le métal le plus prédeux , et il nait de ces fraudes une plus grande perte ; d'ailleurs, comme l'argent est le métal dont la valeur règle celle de tous les autres , l'état , ajoutaitt-on , veut donner un encouragement aux dépôts en . argmt plutôt qu'aux dépôts en or.
C'est ordinairement quand le prix des lingots baisse un peu » qu'on les dépose, comme on les retire quand il vient à hausser.
Le prix marchand des lingotsen Hollande était en généra^au* dessous du prix qu'ils avaient à la monnaie, et il en était ainsi
en Angleterre, avant la dernière réforme de la monnaie d'or ; on dit que la différence est communément de six à seize sons par marc ou par huit onces d'argent , ii onze parties de fin sur une d'alliage. Le prix de la banque, c'est-à-dire , le crédit qu'elle donnait pour les dépôts de cet argent, quand on les faisait en monnaie étrangèredont la pureté était constatée, telle que celle des dollars, ce prix, dis-je, était de vingt-deux florins le marc. La Monnaie en donnait environ vingt-trois, et le commerce courant, depuis vingt-trois florins et six sous de Hollande, jusqu a vingt-trois florins seize sous» c'est-à-dire, deux ou trois pour cent au-dessus de ce qu'on accordait à la Monnaie.
La banque d'Amsterdam recevait au nK>is de septembre 1778 les lingots et les monnaies de différentes espèces aux prix snivans :
Argent-
Dollars du Mexique Flor%H$,
Ecus de France ..... 22 par marc
Monnaie d'ai-gent anglaise. \
Dollars du Mexique nouvellement monnayés 21 10
Ducatons 3 »
Hixdalers 2 8
Lingots d'argent contenant 1 1 douzièmes
d'argent fin 21 florins par marc, et ainsi de
suite dans cette proportion , jusqu'à 1 quart
de fin, pour lequel la Banque donnait 5 florins Barres d'argent fin 25 florins par marc
Or,
Monnaie d'or de Portugal ....... i Fiotins,
Guinées ... '-^10 par marc.
Louis d'or neuls t
Louis d'or vieux ^CK) »
Nouveaux ducats 4 19 8