‹ Essai sur l'importance du commerce, de la navigation et de l'industrie, dans les provinces formant le royaume des Pays-Bas, depuis les temps les plus reculés jusqu'en 1830Chapitre 62 sur 126 · VILLAGES · texte numérisé non relu

VILLAGES

OVlfAlflirACTURES.

iFabriquas de soieries.

Eekercn.

(Tauuerie.

(Distilleries de genièvre.

Oorderen.

Fabrique de garanc^.

Arrondissement de Tumhout.

^Fabriques de ooutils.

1 — de toile blanche.

Turnhoiit

< — ds siamoise.

1 — de dentelles.

i — d'eau-de-TÎe de genièvre.

/ — de flanelle*

Moll

ï — de draps. .

IfJLvIl*

1 — dedenteUes. \

\ — d'eau^Ie-tie dei genièvre.

Meir.

— d'eau-de-vie àà genièvre.

Poppel.

Idem. i

Arendonk.

ildem. ' ..

(Fabriques de bas au métier.

Minderhoat.

— d'eau-de-vie de genièvre.

LiUe.

Idem.

Zoerleparw(J8.

Idem.

Wcsterloo.

Idem.

Hoogstraeten.

Idem.

RykeYorseL

Idem.

Meerhout.

Idem.

Herentals.

(Fabriques de dentelles.

1 if i *i *i

/ — d ean-de-vie de içenievre

Gheel.

( — de dentelles.

1 — d'eau-de-vie de genièvre.

( — de draps.

Casterlé.

< — de chapeaux.

( — d'eau-de-vie de genièvre.

Torgerloo

Idem.

Heifielt.

Idem.

s DES VaLES OU DÉSIGHATION DES FABRIQITES VILLAGES. OU MAMUFACTURES.

l>bendonk.

elaer.

ihout.

ihout Ide.

— le-duc-

HOMBRE

Fabrique d'eau-de^vie de genièvre. 1.

Idem.

Idem.

Idem.

Idem.

Fabriques de toile blanche.

— de draps.

— de dentelles.

Arrondissement de Malines.

Mali

es.

liem.

t-Amand.

ïïa t. 'S.^nhaesdonlu 'Wîllebroek.

It^^y^broek.

/Fabriques de chapeaux. 14.

I — de couvertures de lits , en laine. 18.

/ — en étoffes. 10.

i — de dentelles. 9.

^Tanneries. 8.

/Fabrique de sel. 1.

\ — d^huile de colza. 12.

i — de genièvre. 11.

(imprimer, de coton on indiennes. 3.

Fabrique de poterie. 1 .

— d^huile de colza. 1.

— d'eau-de*vie de genièvre. 5,

— de vinaigre de bière. 3.

( — de sel. 1.

\ — de vinaigre de bière. 8.

— d*huile de colza. 1.

— Idem. 1.

— d'eau-de-vie de genièvre. 2.

— Idem. 1.

— Idem. 6.

) Ce village éUit enclavé dans le territoire batave; la crainte que le* habitant ne fittasaent delà faculté qu*on leur accorderait de plomber leurs drapt aar le métier, en introduire d'étrangers, la leur a fait retirer. Il en résulta Textinctioii dea riques dans la partie française du village de Baer-le-Duc.

MpMS DES VILLES OIT DESIGN ATIOK DES FABRIQtES VILLAGES. Oir MANUFACTURES.

NOMBRE

Hombeck.

Dafiel.

Heffen. Fabriques d'hriile de colza. f.

Idem. 2.

Fabrique d'eau-de-vje de geoièvre. 1,

Distilleries de genièvre. 2.

Fabriques de vinaigre de bière. .6.

Wavre N. D. Distilleries de genièvre. 1.

Putte. Idem. 3.

Rymenam. Fabriques de vinaigre de bière. 4.

«r |, (Distillerie de genièvre. 1.

w aeinem* {i^ «. a • • jl*^ i

/Fabrique de vmaigre de biere. 1.

1, . 1 « (Fabriques d'eau-de-vie de cenièvre* 3. Heyst-op-den-Berg < j * . - i u • ^ " /-

* ' "^ " ) — de vmaigre de biere. 4.

Iteghem. Distilleries de genièvre. 2.

y> Il serait difficile de détailler le produit de ces fabriques, et combien elles employaient d'ouvriers, parce qu'elles ont tontes langui pendant la guerre, soit par la difficulté de se procurer les matières premières, soit par le défaut de débouchés, soit enfin par le défaut de bras; mais tout donne lieu d'espérer que la paix va leur rendre leur activité; on croira même facilement qu'elles prendront une extension considérable, si l'on considère qu'une partie de ces fabriques et manufactures sont établies depuis la réunion de la Belgique à la France; car si le bienfait de la réunion s'est fait sentir au commerce pendant les malheurs de la guerre la plus vive dont l'histoire nous ait laissé le souvenir, quelle influence ne doit - il pas avoir lorsque la paix, ranimant toutes les branches de l'industrie, procurera aux fabricans un plus grand nombre de consommateurs, et des matières premières en abondance?

» La ville d'Anvers doit faire époque dans Fhistoire du commerce. Sa splendeur et sa décadence sont également célèbres; et par une singularité remarquable, le retour de

SI iiro8[)éril(^ se rallariie au Irailù qui vient dormitiTemeol du (loimor la paix à l'Europe, comme sa ruine proveoiiit d'un autre traité, dans lequel toutes les [inissaiices europt-ennes étaleot intéiessées.

» Il est assez drflScile de détcrmiDer quelle était l'êlendue du commerce d'Anvers pendant le temps de ^a splendeur; des bruits populaires, auxquels il est imjKisiide d'ajouter foi, en donnent une idée gi{;antesque. Les vaisseaux ûtaieul, dit-on, pressés sur l'Escaut, depuis l'eitrémilé de la ville jusqu'au dcjù de la bruyère de Uoboken . oc qui comprend un espace d'une lieue et demie. On dit encore, en flamand, par Ibrme d'injure; Je vottdrais te voir à la bruyère lie Uoboken, par allusion aux vaisseaux qui y attendaient quelfjuelois pendant six mois leur tour d'airivci' 4n quai.

»Sans faire attention à res fables, qui ne méiiteut pas d'être disculées, il est certain qu'Anveis a fait uu commerce considérable dans le temps que c'était presque la Seide place commerçante du Nord. Le chancelier de l'Hôpital, dans sa harangue an parlement de Paris, en 1500. en parle cnmmc de la ville la plus ricfao de l'Liuoite- L'autnrilé d'un tel {garant est irrécusable, et rcpendaut l'esprit reste encore en suspens, lorsqu'on considère combien il reste peu de vestiges de cette ancienne' opulence. Lu Bourse et la Maison des Osterlings sont les seuls édifices qui puissent faire croire que jadis il se soit fait'quelqne commerce k Anvers. Les maisons, dont la construction semble remonter î\ celte même époque, éloi{;nent toute idée et riehesso et de négoce, et si l'on s'en rapporlait in ces apparences, on rejetterait absolument ce qu'on a pu dire «ur Timqiennlé d'un commerce qui paraitrait û peu eoustnlùe.

1 n En évitant de tomber dans les deux extrêmes opposi-s, on Tome II. U

peut croire qae les habitai» d'Amrers, dans le temps de la prospérité de lei]r^ille> étaient;' plutôt manafaotariers qa*armateors, plutôt banquiers et commissionnaires que négocians. Les républiques d'Italie , qui faisaient le commerce de rinde par l'Egypte et la Mer-Rouge, avant que Vascode Gaœa eàt doublé le Cap de B6nae*£spéranoe , transportaient sans doute à Anvers les productions de rAsve. Elles y avaient formé des consignations, -ou bien les fisctaott des^ villes anséatiques établis dans la Maison des Ostediiigs» qui leur servait de comptoir, échangeaient ces tnarchandt- ^ses contre celles que le Nord fournit en abondamce. Les Flamands y joignaient des toiles, des tapisseries et des draps, qu'ils fabriquaient exdu$ivement' avant qu'Elisabeth -d'Angleterre, profitant avec habileté des troubles des Paya- Bas, eût attiré dans son pays ces hommes industrieux. An- "vers devint ainsi l'entrepôt du Nord et du Midi , et tontes leB ressources du commerce et de Findustrie qui s'y étaient accumulées, -devaient y faire refluer de grandes ^richesses.

» On peut croire aussi, qu'après la découverte du Cap 'de Bonne-Espérance , les Portugais , .qui a'itiûent emparés du commerce exclusif de l'Inde, en apportèreiit égsalement ^les produits à Anvers. C'est du moins ce qu^on peut in- >férer d'un comptoir qu'ils y avaient établi et qui porte 'encore le 'nom de Maison de^ PortugaL

')»Les Anglais paraissent ervoir fait de même nncomnaoree considérable avec les Anversoisr; en peut eH jnger paur la dénomination de l'un des quais de la ville, qui se nommé escorele Quai des AnglaiSy et par celle de Bourse anglaiâerCOit' itervée à l'emplacement oàles nègocians de cette nation faisaient probablement leurs édianges:U est à présumer que Fépoqne db ce commerce remonte encore à celle de la prospérité d'Animés. Les Anglais ne faisaient point alors d'ei^ditions loin-

taines ; lenr marine était faible , et sans doute ils se rendaient à Anvers ponr échanger les productions de l'Asie contre celles de leur pays.

j> Cette opinion» qui, tout en rendant compte de l'ancienne opulence d* Anvers > éloigne le merveilleoi d'un commerce immense dont il ne reste plus aucune trace, parait la plus vraisemblable : elle explique aussi pourquoi les Anversois étaient si peu versés dans la marine , que lors du siège de leur ville par le duc de Parme, en 1584, ils ne surent point conduire un brûlot jusqu'au pont que ce prince avait fait jeter sur FEscant , et pourquoi ils prirent un ingénieur italien pour constraire les vaisseaux destinés à détruire cet ouvrage.

»Qnoi qu'il en soit, l'heureuse position d'Anvers était constamment un objet de jalousie pour les Hollandais. Les habitans d'Amsterdam surtout devaient désirer sa ruine, s'il •est vrai , comme le rapporte le comte d'£stradeS| que le prince d'Orange , Frédéric^Henri , les avait menacés , s'il pouvait prendre Anvers , de les abaisser de façon qu'ils ne s'en relèveraient jamais. Le traité signé à Munster le 30 janvier 1648, par les plénipotentiaires espagnols et hollandais, témoigna hautement de cette vive inquiétude- Par les stipulations de ce traité il fut déclaré que l'Escaut serait fermé , et sans doute il ne fallait pas moins que l'ascendant de la France , et du premier magistrat qui la gouvernait , pour briser des chaînes aussi odieuses.

j^ La défense de naviguer sur lenr fleuve prononçait la ruine des Anversois; ils cessaient d'être les facteurs du cornmeroe ; leur ville ne devait plus être l'entrepôt du monde et les Hollandais, qui d'une main fermaient l'Escaut, et de ^antre s'ouvraient un passage jusqu'aux extrémités de laterre«, devaient profiter de ses dépouilles. Amsterdam , Rotterdam, Dordrechtet Middelbourig s'élevèrent sur les débris de

leur rivale, elfircDt i-cflticr dans leurs murs les richesses, na- | f>oêre l'objet de leur envie.

»Les fabriques de draps et dv tnpisserics, qui faisaient l'otijet d'un débit considérable, ccsùrenl il peu prés dons le même ' temps; de sorte que cette ville infurluoée était menacée d'au anéantissement complet. Ileureusemeut pour les Anversois, jtsavaient le goût et l'habitude de l'économie, j>ràce à cutle vertu ils conservèrent, et même accrureut leurs fortunes particalièrcs; mais ce moyen, le plus suret le meilleur pour les . individus, est iorl nuisible à la prospérité générale, parce j qu'il enlève et ne rend pointu la circulation, qui seul fait la ' richesse des Ktats.

» Cependant l'usage constant des marchandises de l'Inde en avait fuit contracter le besoin, et comme on ne |ion- ■vait plus les transporter sur l'Escaut, quelques Anvcrsois I foi-mérent le projet d'organiser, dans les pays étrangers, j une Compagnie destinée à faire direcicment le commerce d'Asie. C'est aui efforts de ces négocians qu'on doit les tentatives faites parEmbdea, et les Compagnies asiatiques de Copenhague, de Gothembourg, d'Ostende et deTriesie.

» Enfin les conquêtes de la France, et les traités par lesquels elle s'est assuré la possession des pays que ses armées avaient soumis, font de nouveau reparaitre Anvers sur la scène du monde commerçant ; mais comme si la destinée de celte ville était d'être toujours l'objet de la jalousie, sa résnrrectioD , si l'on peut s'eiprimer ainsi, c«t entourée des mêmes signes dont sa décadence fut environnée. Ce ne sont plus aujourd'hui les Hollandais, qui, fortifiés par l'appui de la France et de la Suéde, imposent des lots k Philippe IV; ce sont les nouveaux compatriotes des Aqversoîs, ce sont des commerçans français qui , [loussés parde vaines terreurs, voudraieat restreindre ou même prohiber

la facalté de faire des expéditions maritimes, que les An^ versois ont acquise par l'ouverture de TEscaut

y> Il n'est pas à craindre que le gouvernement accueille* j amaisces demandes peu généreuses; mais il est permis de s'étonner de ce qu'on ose les lui présenter. Devenus Français par la réunion, les habitans d'Anvers doivent jouir de tous les avantages que leur procure leur agrégation à cette nation brillante ; on ne peut leur opposer d'autres bornes que celles de leur industrie et de leurs facultés.

» Quel est d'ailleurs le fondement de ces vues prohibitives? la crainte qu'Anvers ne partage, avec les autres ports, le commerce des Antilles? Certes, cette crainte pourrait être naturelle; on pourrait entreprendre de la calmer, si la France, sans augmenter le nombre de ses consommateurs, eût simplement acquis un port de plus; mais telle n'est point sa position. Sa population s'est accrue en mcme temps que son territoire; et comme les anciens ports n'avaient point l'habitude de fournir aux Français de nouveaux départemens, ils ne doivent et ne peuvent trouver mauvais que les moyens d'introduction augmentent dans les mêmes proportions que le nombre des consommateurs.

y> Mais il y a plus, le commerce d* Anvers, s'il jouit d'une liberté indéfinie, ne doit en rien préjudicier ù celui des autres placéis. Ona vu ci-dessus que le sentiment inné des habitans les portait vers le commerce de l'Inde : si l'on favorise ce désir, et de plus on leur donne les moyens de transporter leurs propres denrées, et celles que produisent les départemens voisins, ils seront vraisemblablement assez occupés pour ne pas entrer d'une manière redoutable dans la concurrence du commerce d'Amérique.

)»Si donc le gouvernement autorise hi liberté indéfinie des

expéditions de l'Inde , et s'il ordonne ou seconde ronvei-lure d'an canal pour joidre l'Escaut à la Meuse, et la Meuse aa Rhin, les Anversois pourront approvisionner les Allemands et les Suisses de toutes les productions de l'Asie , et leur transporter également nos vins. Ils tireront de Liège et de Gharleroi , pour fournir aux Français des charbons de terre , des fers en barre fondés et façonnés; ils transporteront en France leurs grains, leurs eaux-de-vie de genièvre, et donneront un débouché aux chanvres de la ci-devant Alsace : Us entreprendront la navigation de la Baltique , si peu fréquentée par nos vaisseaux ; ils en rapporteront les productions da Nord, qui, j nsqu'à présent , nous ont presque ^[clusivement été transportées par les étrangers; ils pourront pêcher la morue en Islande et an Doggersbank; ils se porteront jusqu'au Groenland pour y pêcher la baleine.

3» Tel est l'aperçu rapide des avantages que le port d'Anvers peut procurer à la France, même en n'y comprenant point le commerce d'Amérique , et ces avantages sont presque tous des acquisitions nouvelles ; mais comme l'industrie ne peut prospérer lorsqu'elle est bornée , il ne faut point partir de cet exposé pour interdire aux Anversois , ainsi que le désirent quelques négocians, la faculté défaire des expéditions pour les Antilles. Si leur demande pouvait être admise, la parité du droit permettrait aux Anversois de solliciter également qu'il fut interdit aux antres ports d'entrer en concurrence avec eux ; ainsi le commerce, au lieu d'être le lien des nations , ne serait qu'un moyen d'isoler les enfans de la même famille. 7>

Napoléon se rendit à Anvers en 1803 , accompagné des ministres de la marine et de l'intérieur ; il fut arrêté qu'Anvers deviendrait un port maritime, et la chose ainsi décidée

toas les trairaiix de construction furent faits avec une rapidité étonnante *).

*) (fapoléoii M rendait à Antert, acoompftgné dt« comité ChtpUt, maAiflredarintérieur, et Décret ministre de la marine en traverfant r£toaut 1) il demande à* un dea marins qui le passaient quelle est la profondeur du fleuve ? Sire , 22 pieds. St le grand bâtiment , en fiioe, sur la droite? C'est un ancien couvent, qui a été. ■ehetë par M. H.... S négociant d'Anvers.

L'empereur est à peine débarqué qu'il demande au ministre de la marine , si 22 . pieds d'eau offrent une profondeur suffisante pour des vaisseaux de 74. Oui, sire,., on tant que ces vaisseaux ne soient pa« pourvus de leur artillerie. A l'instant le ministre de l'intérieur est chargé de traiter avec M. S.... , du prix de son couvent*

L'achat eut lieu de suite pour la somme asseï forte de quatre cent mille francs» Cela lait, le ministre de la marine reçoit ordre ii son tour d'aller visiter les rives de 'JEseaut , et de s'Assurer à tout prix , du terrain convenable pour établir les cales de TÎBgt vaisseaux de ligne.

n ne suffisait pas d'avoir remplacement de l'arsenal et des chantiers, il fallaiti des matériaux à mettre en œuvre. On s'informe, et on apprend qu'un négociant hollandaise, tout près d'Anvers, une quantité considérable de bois de construction.. Le ministre de la marine fait faire des proposition; le Hollandais demande trois francs cinquante centimes du pied cube , le ministre en offre trois francs ; c'était d^à un haut prix , le Hollandais le refuse; le comte Decrés veut mettre oes bois en réquisition; Napoléon s'y oppose , et l'achat en .est fait de gré à gfé. 2)

Aussitôt des ordres sont donnés à Brest pour que 500 forçats du bagpe soient mis . en route sans délai pour Anvers , où ils seront logés dans le courert qui vient d'être acheté , et employés aux premiers travaux.

Ainsi, en quelques heures, l'empereur fut maître, du. gré des vendeurs, de tout, le terrain nécessaire pour la construction de l'arsenal et des chantiers , et d'un approvisionnement considérable de bois de construction. Le reste fut fiiit à la baguette, et comme par enchantement. Napoléon avait un système particulier sur la marine; il voulait que les ports destinés à de grandes constructions navales, frissent situés, dans l'intérieur des terres , aux embouchures des granda-fleuves.

Il ne destinait le pori de Brest surtout , et celui de Toulon , qu'à servir de granda ports de refuge et de radoubs. C'est pas suite de ce système qu'il fit commencer des^ travaux qui devaient être considérables, à Buno, petit port situé à l'embouchure du« Rhône. Son projet était de creuser un immense canal jusqu'à Arles , dans lequel , au moyen d'écluses, il eut encaissé une partie des eaux du Rhône jusqu'à la mer, c'est encore par suite de ce système qu'il fit reconnaître , mais infructueusement , tout

I ) La largear de riacaut devant Anverf, •»! de 702 autres (980 tM»e»).

S) Lca hw acheté» i Brcat aust la rerolntioa , ponr let cosatractiMM aatrale* , rcTMMÎaat eaTλr«u de 14 h. le pied cuke^

Par arrêté du 21 jaillet 1803, le {[ouverœment ordonna la construction de Taisenal et du chantier maritime. En trente

le terrain et le littoral dé la rÎTièfe de Nantes à la mer pour atoir un giand p^ à l'embouchure de la Loire.

On peut dèt-Iort prefientir Timporiance que Napoléon attachait au port qnHI voulait faire à AuTers. Lei négociant de cette ville euayèrent de le détourner d«ee projet , en lui expoMnt le tort qu'un grand port militaire ferait à leur commerce- Il les raMura, et leur promit que le port militaire aérait entiéiiement tëpartf do port marchand. Plein de tes idées , Napoléon avait nommé une commission composée d* marins, d'ingénieurs de la marine et de terre, pour discuter selon son usage, la matière à fond. An jour fixé, la commission est introduite aux Tuileries. A aaléte est le comte Decrés , tenant en main une longue perche en guise de bannière , à laquelle était attaché le plan de l'Escaut déroulé.

Le ministre redoutant les dépenses excessives qu'il Ikudrait &ire à Anvers, atiit pris toutes ses précautions pour en détourner l'empereur. Il tenait pour Flessingne» où tout était dit , ou pour Temeuse , où tout serait beaucoup plus facile à fiûre. Desexpériences préalables, laites par ses ordres sur les lieux, lui donnaient la certitude qu'à cette hauteur plus rctrécie du fleuve les batteries des deux rives pourraient aisément se croiser.

Le plan de l'Escaut , indiquant les divers fonds , les bancs de sable , avait été tiré sur une si vaste échelle , qu'il devenait impossible de le placer sur une table, il fut déroulé sur le parquet, et aussitôt l'empereur et le ministre de te coucher à plat ventre pour suivre avec plus de facilité le cours tracé du fleuve.

Le ministre indique d'abord Flessingue, et entre autres motifs, se prévaut de l'opinion de lord Chattam sur ce port. 3)

Napoléon objecte l'insalubrité de l'air; il ne veut pas inoculer les fièvres à son armée ; ce port ne ferme qu'un des deux bras de l'Escaut , il est situé en pleine mer ; un simple cutter, envoyé à la d(3couverte , peut instruire l'ennemi de ce qui s'y passe , enfin Flessingue ne peut contenir que 25 vaisseaux , ce qui ne saurait lui suffire.

Le comte Decrés avait prévu l'objection , et aussitôt il déroula le plan d'un très-beau port et d'une grande ville, tels qu'on pourrait aisément les construire à Temeuse; là le fond est vaseux, nul obstacle, et une économie immense pour le creusement , on peut y faire une bonne rade , un grand port. Oui , dit aussitô- Napoléon, mais il iaut bâtir cette ville, et ensuite y attirer des négocians rit ches, tandis qu'à Anvers le port sera joint à une grande et belle cité , où se trouvent déjà réunies d'immenses ressources. Mais , Sire , objecte à son tour le

s) Lord Chatum pensait que la puÏMaoce qae aurait la poMÏhilitif d'cBlrctenir conalanunent qnîaae ▼aùseaux de ligne, hien équipes dans Fleasinguc , pourrait faire le plu» grand tort à rAagleterrc par une raison bien facile i apprécier, c*e!it que les Tenta favorables i une descente ne pernetteat paa »ui Taisscauc anglais de sortir.

mbistoat le terrain destîaé àFarsenal militaire fut jolos de mwn et aplani ; des cales pouk* la consiruotion de vaisseaux de ligne et de frégates forent creusées; des magasips, d^ casernes , des ateliers furent construits.

. Le 16 août 1804 , on posa la première pierre dn chantier central de la marine^ et on fit Tinauguration de Tarsenal.

■■ ■ I ' * En 1805 on lança de& chantiers les corvettes lePh^toni,

leVoUigeur, le Favori, et la frégate la Caroline,. 4fi^i canons. Pea de temps avant la ville d'Anvers ;était encorp dans le plus complet dénuement , tout était à*oréer : ûhaplier^, navires , pilotes , matelots , ports , bassins , etc. , et déjà en 1806^ 627 bâtimens, gréés en bricks, sloops et smacks , faisaient le cabotage avec les différentes villes du département et celles de laDyle et de TEscaut; sur ces 627 batimej»»,

ministre , tuivei le cours du fleure , impossible d'y frire monter des nûsseauz de 74: ToiU un banc de stble qui ne laisse que 18 pieds d'eau.

Eh bien, on le creusera; mais, Sire, que faire de ces sables, dit aussitôt l'in- .^ënienr-en-chef , l*£soaut eat immenae, let sables refoal^s aur un pcunt se por .teront rers d'autres. C'est l'affaire de l'art. Vous y pourvoirez Jl faut que l'Es caut soit navigable pour des vaisseaux de 74.

Le miniêlre arguait des dépenses que cela entraînerait , des obstacle» qui poivraient survenir.

lUen n'ébranlait Napoléon, il en revenait toujours à Anvers Enfin après avoir épuisé toutes les objections, le comte Decrés hasarda une dernière réflexion : si par un événement possible , quoique peu probable,la Belgique était un jour détachée de la Ffance , combien ne serait il pas fâcheux d'avoir fait des dépenses aussi considérables pout la construction d'un port ennemi.

A cet mots, Napoléon prend le plan des deux maiiis,et en fonanten coiffe le ministre. — Eh bien, quand cela serait nul regret pour les dépenses, désormais la Belgique ne peut plus appartenir qu'à un ennemi des Anglais.

C'est à celte occasion aussi qu'on mit dans la bouche de Napoléon le mot, que par la possession d'Anvers, il tenait un pistolet constamment dirigé sur la poitrine de l'Angleterre.

115, dont 16 de 50 à 100 tonneauiet «a-dessus, appartenaient déjà au oommeroe d'AnTersy 163 an département des Deox^Néthes, 282 à celui de l'Escaut oa à ses rives, et^.

Deux ^ands et magnifiques bassins construits ^i pierres de taille et pouvant contenir, Tun 12 et l'autre 40 vaisseaiuc de ligne étaient déjà terminés en 1805. Les droits de bassin et de colis établis par la loi du 24 ventôse an XII , sur ceux des navires marchands qui entraient dans les bassins, à Tentrotien desquels ces droits étaient affectés , avaient donné lieu à une liecette de plus de 186,700 francs.

Les nouveaux bassins , clauses près de TEscaot , pouvaient être mis à sec au moyen d'écluses ; le moins grand; était destiné à édhouer les vaisseaux pour les calfeutrer , l'autcè étsit un bassin de retenue pour abriter l'escadre contre les fortes débâcles ou autres avaries qui auraient pu être occasionnées par les glaces , que l'Escaut charrie souvent en grandes masses. Deux petits bassins adjacens étaient projetés poor le doublage des vaisseaux en cuivre. L'ancien et vaste édifice des OosterUngs, dont nous avons parlé plus haut , était an centre de ces établissemens. Pour la communication des bassins aux chantiers situés à l'autre extrémité de la ville , on avait démoli les maisons qui se trouvaient sur la rive de l'Escaut, où fut construit le vaste quai. Ce quai forme un des plus beaux et plus utiles omemens du port. Les chantiers et les bassins avaient la double communication des canaux intérieurs et de l'Escaut.

Le 1 janvier 1807 , dix vaisseaux de ligne étaient en construction à Anvers. Ces vaisseaux étaient le Commerce de Lyon , VAnversoiSf le Charlemetgne , le Dugaesclin , l'iiudacieux , le César ^ Vlllustre^ le Thésée ^ le Dalmate et VAlbanien.

En 1813 il avait déjà été lancé une trentaine de vaisseaux de ligne , dont un à trois ponts de 120 , deux de 80 , les au* très de 74 pièces de canon et 3 frégates* Les deux bassins qui forment la partie la plus sure et la plus abritée du port étaient terminés ainsi que la belle corderie *). Les matériaux de construction» on les munitions navales renfermées dans Anvers» formaient en 1814, une valeur de plus de 300 millions.

Revenons maintenant au mouvement du port, relativement au commerce , afin d'en observer la progression , bien que la France , qui avait perdu sa marine » fàt alors en guerre avec r Angleterre , Fan X seul excepté.

Le nombre de bâtimens entrés au port d* Anvers en Tan X , 900S onze pavillons différens » était de 969 , jaugeant ensemble 38,817 tonneaux.

£n Tan XI (1803) première année de la nouvelle guerre maritime, ce nombre se réduisit à 671 bâtimens sous 12 pavillons différens de 37,949 tonneaux. On vit arriver cette année un petit bâtiment russe, le premier de cette nation qui ait paru à Anvers.

En Tan Xn (1804) le nombre des arrivages s'accrut considérablement, et fut de 2,016 du tonnage de 94,534, et en Xin(1805)il s'élevaà 2,7 18 du tonnageensemble de 153,353.

Les perceptions des douanes furent en Tan X pour Anvers seul de 3,164,333 francs.

*) La corderie de Tonlou , que les Anglais incendièrent daot lei première* années de la Réfointion, était bien moins vaste et surtout bien moina commode que cellq d'Anrers, qui avait 1200 pieds de long sur 23 de large, et cet dimensions considérables étaient triplées par le nombre d^étagcs.

En Tan XI, elles 8'élèvèrent à . . . . 6,088,770 francs.

Enl'anXH, à. , 8,237,078 7>

Eiea Van XHI, à. . 16,062,403 »*).

Ce fut vers cette même époque, de 1806 à 1810, que le goa- \ememeiit accorda les licences^ afin d'aller chercher en Angleterre des deDrées des colonies; ces denrées, dont les prix avaient haussé aussi subitement que prodigieusement , furent cause que plusieurs négocians d'Anvers, de Gand et de Bruxelles , recoéilfirent des capitaux énormes ; mais une baisse spontanée les 'empêcha de jouir longtemps de leur fortune , et entraîna même plusieurs à one raine complète.

Le système continental qui avait ruiné le commerce maritime, favorisa le commerce intérieur en Belgique, etrimmense empire français présentant un champ étendu au débit des productions agricoles et de fabrication , le commerce des toiles surtout se soutint avec succès. En l'année 1807 il fut an plus haut degré de prospérité -j-).

Pendant la réunion de la Belgique à la France , les pédies flamandes ont prospéré aussi sauvent que le permit l'état des affaires politiques , et cela au point, qu'Ostende, Bruges et Nieuport, dont les armemens avaient considérablement souffert pendant la guerre de la Révolution , possédaient , lors de la rupture de la paix d'Amiens (1802) plus de soixante dogres et corvettes , presque toutes de récente construction.

*) Le décret du 5 Teatôte An XH créa les droits réunis , et ce sont ces nouveaux droit* qui donnèrent lieu à l'accroissement de recettes à partir de cette épocfue.

*j-) En 1807, en effet, il se vendit an seul marché de Gand, qui est le plut important pour les toiles, au-delà de 93 mille pièces, ce qui ne s*était jamais vu; depuis il déclina légèrement au point que de 1807 à 1814 il n'a été vendu, année cooiinune que 67 à 68 mille. Depuis, ce chiffre n'a plus été atteint.

Cette prospérité était due au grand débouché que la morue et le hareng de pèche flamande tronraient en France.

Une ei position de produits nationaux fut ordonnée par le gonternemeni français en 1797; elle devait avoir lien à Paris ; la Belgique réunie nouvellement à la France n'y envoya presque aucun de ses produits, parce que le désir de faire collDcider cette exposition avec une grande solennité » fit qu'on lui assigna une époque trop rapprochée. Deux autres expositions y eurent lieu en 1800 et en 1801 ; on y vit des produits de Findustrie belge et quelques-uns des fabricans belges y obtinrent des distinctions honorables. L'exposition de l'an 1806 fut encore plus brillante : elle d<mna l'espérance «de voir nn jour l'industrie nationale rivaliser avec celle de l'étranger. On y admira une quantité d'objets d'une periection qui surpassait l'attente.

Voici les renseignemens que le gouvernement français avait recueillis, au commencement du XIX^ siècle, pour tous lesdépartemens formant les provinces méridionales du royau^ me 4e& Pays-Bas , sur l'industrie et le commerce de chaciui de ces départemens respectifs.

Le Département de la Lys *) (Flandre Occidentale) possède des manufactures de toiles les plus belles qui se fabriquent en Europe, et quelques-unes des manufactures de laine

*) Les dëpartemens français iic rcprétenlérent point iniégraUment les provinces, mais cotte différence n*c8l point importante pour le snjrt que nous traitons.

et de coton. Il y a aassi des fabriques de basins» de toiles bleues à carreauiqaî jouissent d'ane grande renommée. Le principal commerce consiste dans les productions du sol : telles que les grains, le tabac» le houblon, les bestiaux, le beurre i et les objets que fournissent les fabriques qui y sont établies. La pêdie du hareng et de la morue que Ton prépare à la manière hollandaise » forme aussi une branche très-importante de commerce. Hais la position de ce département et ses pçMrts sur la mer du Nord ^) ) doivent le rendre un des plus oom* merçans de la République. Tout y appelle l'industrie, elle gouTeraement doit Ty encourager*

Il y a beaucoup de fabriques dans le Déparlement de V EscoiêU (BlBBdre Orientale) et principalement de blanchis^ séries de sel , des fabriques de cobalt, servant à rémail de la falfence et de la porœlaioei des fabriques de toiles et de cire» des fabriques de bleu de Prusse, de rubans, de cartes «des filatures de lin, de chanvre et de coton; des manufactures de toutes sortes de draps ; des raffineries de sucre , de papeteries, des verreries, der faïenceries, des salines , etc.

Le4X>mmercedece département consiste dans les productions territoriales et dans les divers produits des manufaclo*^ res et fabriques qui y sont établies. La situation topographi 4]ne, les moyens faciles de communication et surtout la té de TEscaut , font espérer qu'il parviendra dans peu an pi haut degré de splendeur et de prospérité f ).

he commerce du Départ emenl desdeus JVèthes (Aitrers)

*} Une partie de la Flandre^Zëlandaise était incorporée dans ce département ce q étendait set côtes le long de la mer.

-{') Les cotonnades et la bonnetei'ie d^V^gletcrre avaient autrefois une aupcriorîlr' ^

et rartOQt sa capitale , dont Amsterdam avait enlevé une grande partie du commerce depuis le traité de Munster» ne

imrqiitfe tar oeRet des aatret payt; cette supériorité tenait principalement à l'art d» filer le eoton «Tec des oiéoaniqiietqa'alort on ne connaiMait point aiUeura.

Cependant avant lee troubles sorYenos en France , et même dnrant la première période de la RévoIntM» , le goavemement avait cfaercbé à y introduire cette branche dHodostrie perfectionnée; mais peut-être à cause delà Révolution, même, ces premiers efforts furent alors abandonnés. Le projet en fut cependant repris dans les années 1798 et 1799; des sommes constdérablef forent employée» à le fiûre réussir, et dae snccès permanens ont amplement compensé quelques sacrifice^ temporaires.

Les filatures au moyen des premières mécaniques anglaises qu*onatt viiet en France, sont celles des deux frères Liven et François Bauvrens , les fondateurs de fabriques à Gand. La première fut établie k Passy , Tantre k Gand , niène ; ils étaient parvenus k se procurer les mécaniques les phis parfaites, et des ouvriers trèa-exparts dans Part de construire de pareilles machines et d'en obtenir lea lésaltais les pins avantageux. Cea succès excitèrent rémulatiou d'autres fàbricans et ceux qui se sont appliqué, depuis, à cette branche d'industie, ont trouvé dans les filatures de Gand etde Passy de bon* Bodèles à suivre et des ouvriers tout fermés.

Telle est, enabrifçé, l'origine des filatures de coton , d'après les procédés anglais, dans les provinces méridionales du royaume.

Le gouvernement français qui se flattait de réduire l'Angleterre en excluant du continent les produits de son industrie , accorda à ces établissemens une protection sans bornes et les plus grands eacouragcnens. Ils prospérèrent en effet , peut-être même au-delà des espérances des propriétaires; mais le grand nombre de nouveaux concurrens, et d'autres motifs nés des circonstances, ont influé*d'une manière désavantageuse sur ce premier état de prospérité.

Il n'est point fait mention dans les statistiques de la France des filatures et des tissusde coton en Flandre; néanmoins ces (abriques y furent en pleine vogue dès lea premières an nées du dix -neuvième siècle , et lorsque Ilapoiéen vint à Gand comme premier consul, en 1803, il y eut à^riiôtel-de-ville une exposition des produits des manu, factures et autres produits da territoire et des industriel»; on y remarqua des basins, des piqués et autres étoffes d*imitation anglaise. Monsieur Liven Bauwens qu dons avons cité plus haut est donc le premier qui , en important ces procédés de l'Augleterre, en ait dota sa ville natale. Oc citoyen recommanda hle avait eu aussi le premier l'idée d'introduire la filature de coton dans la maison de force. C'est peutêtre i ce premier fondateur et à sa famille que la capitale de la Flandre doit la supériorité qu'elle a conservée dans la fabrication des cotons. Le nombre de ces établissemens s'est prodigieusement accru plus tard ; un quartier de la ville eu est presqu'entièrement occupé; une grande place carrée est entourée de hauts bètimen» destinés à des filatures; elle porte le nom de Place des Fabriques. La reconnaissance publique avait déjà en 1890 conçu l'idée heureuse de placer au milieu de cette place un monument à l'honneur de M. Liven Bauwens.

eonsiste plus guère ^à'en <ifaïipèaiix , en bières , en tapis et dentelles , ces dernières qui sont très-^renominées , sont coa* nues sous le nom de dentelles de Malines. Cependant , tout porte à croire que, par suite de la libre navigation de TEscaut, il reprendra son ancienne importance, et que la ville d* Anvers redeviendia une des plus riches et des plus célèbres du monde par Tétendue de ses relations commerciales *) et la grande facilité de ses communications, qui ouvriront des débouchés avantageux aux produits de l'industrie de ses nombreux habitans f ).

*) Les brillantes dettinéet que rauieurprén^ ici pour AnTeri, se sont en effet lisëeset ce que nous en dirons aui derniers temps ayant la Révolution de 1830 , le prouvera suffisamment. Mais quel vaste champ de rëfleiions ces détails n'offrailils pas à l'observateur , qui considère ce qui s*est passé dans cette riche cité depuis le mois d*août 1890.

-f) Voici quelques détailssurPindustrie d'Anvers, publiés en 1806 :

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