L. Coba, Ministre des Finances
Eshref Frasheri, Ministre des Travaux Publics.
En outre, la composition de la délégation de Paris fut remaniée et-devint dès lors la suivante :
Mehmed Bey Konitza, Ministre des Affaires Etrangères
(sans modification).
Midhat Bey Frasheri, Ministre des Travaux Publics
(sans modification).
Pandeli Evangheli, Ministre de la Colonie albanaise de Roumanie. |
M. C. Telford Erickson, Citoyen américain.
(3) « L'Assemblée Nationale, réunie à Lushnja, proteste contre la décision qui condamne un état neutre et connu, ét une des plus anciennes nations de l’Europe, en faisant ainsi rempir les buts impérialistes des Gouvernements voisins.
« L'Assemblée Nationale fait appel au monde civilisé de la déconsidération des principes proclamés par le Pré-
Tout cela marquait un esprit d'indépendante initiative politique fort contraire aux vœux de l'Italie qui patronait le Gouvernement de Durazzo. Aussi, pour mettre un frein à cette activité, l'autorité italienne leva-t-elle dans la région d’Argyrocastro deux bataillons albanais de milice destinés à rétablir l’autorité de Turkhan Pacha. Ces auxiliaires n'ayant pris les armes que pour rendre les honneurs aux députés retour de Lushnja, les Italiens durent opérer eux-mêmes une démonstration militaire qui consista en quelques salves d'artillerie tirées aux alentours de Tirana où devait siéger le gouvernement de Suleiman Bey Delvino.
En dépit de cette pression, Turkhan Pacha dut, après avoir, durant une semaine, tenté de se maintenir, abandonner le pouvoir devant la pression unanime de lopinion que l’action étrangère en sa faveur avait davantage encore élevée contre lui.
Le 11 Février, le nouveau Gouvernement commençait à fonctionner à Tirana, lé 20, Durazzo était
sident des Etats-Unis et par les représentants des Gouvernements de l’Entente après une guerre qui a délivré nombre de nations du joug étranger.
« L'Assemblée Nationale demande une complète indépendance avec les frontières ethnographiques et naturelles, en:réparant les injustices faites par le Congrès de Berlin et la Conférence des Ambassadeurs de 1913.
« L'Assemblée Nationale décide de n'’accepter aucun mändat ou protectorat étranger.
« L’Albanie n'a d’autre prétention que d’occuper une place dans la Péninsule Balkanique en mettant fin aux misères pour jouir d’une vie pacifique et en harmonie avec les Etats voisins.
« Les Albanais sont prêts à faire toute espèce de sacrifice, même jusqu'à la dernière goutte de leur sang, contre toute décision qui pourrait mettre en danger leur indépendance et leur unité nationale. »