‹ Essai sur l'urémie déliranteChapitre 12 sur 51 · OBSERVATION V · texte numérisé non relu

OBSERVATION V

Héloïse Renault, 50 ans, malade depuis 2 ans, dyssenterie, hémorrhoïdes, mélanodermique. Maux de reins, albuminurie. Vue faible, insomnie, symptômes éclamptiques et épileptiformes ; la

(1) Picard, thèse de Strasbourg 1866.

(2) Barré, th. de Paris 1878.

FE. ee

malade est bizarre,, surtout {a nuit, au dire de ses compagnes. Rien au cœur, tremblements dans le bras gauche et la langue, réflexes augmentés, difficulté de la marche, sautillements, phénomènes intellectuels bizarres,

Est-ce uïe tumeur cérébrale ? une paralysie générale progressive ?

de la paralysie agitante ? de la sclérose en plaques ? des symptômes urémiques ? M. Brouardel hésitait surtout entre ces deux dernières maladies !

: Bourdonnements d'oreilles, démangeaisons, abondance d’albumine dans l’urine, palpitations. Etat athéromateux des artères temporales superficielles, ce qui, d’après M. Brouardel, serait fréquent dans la néphrite. Alternatives de diarrhée et de constipation. La malade demande sa sortie.

Nous avons résumé cette observation à cause de son originalité. On voit, en effet, que si les symptômes observés ordinairement dans le cours de l’urémie étaient souvent aussi complexes, le diagnostic de la folie urénique offrirait des difficultés insurmontables.

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