‹ Essai sur la Coloration des Pièces Anatomiques FraîchesChapitre 25 sur 26 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° A l'emploi de pièces anatomiques sèches, toujours plus ou moins modifiées par une dessiccation longue et délicate, il est avantageux de substituer des pièces colorées, fraiches, sans avoir subi aucune préparation spéciale.

2° On peut employer commodément, dans ce but, des couleurs solubles tirées du règne minéral (aniline et dérivés) ou végétal (matières tinctoriales naturelles). La conservation est limitée jusqu’à un certain point par l'altération des teintes qui se produit à la longue, défaut racheté d’ailleurs par la commodité et la rapidité d'exécution. On a donc là un procédé de choix pour les démonstrations anatomiques extemporanées.

3° Les pièces pour lesquelles on vise à la conservation doivent être colorées avec des teintes solides, comme celles employées d'ordinaire en peinture à l'huile.

4° Quelle que soit la matière colorante, il est indispensable de la fixer sur les pièces au moyen d'un véhicule, albumine ou gélatine, que l’on rend ensuite insoluble par des procédés physiques (vaporisage) ou chimiques (formolisation).

5° Les pièces ainsi traitées ont l'avantage de conserver leurs détails, leur forme et leur souplesse. L'adhérence de la peinture permet de les mobiliser, ce qui est utile pour la coloration des articulations, par exemple.

6° Le procédé est particulièrement nécessaire pour les pièces délicates, organes splanchniques, coupes de cerveau, pièces d'anatomie pathologique ou d'anomalies, que l’on peut rendre facilement plus démonstrative et plus schématiques, sans les altérer, les déformer ou-diminuer leur valeur scientifique.

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70 Les préparations peuvent être manipulées sans risques, soit pour l'examen direct, soit pour la projection au moyen de l’épiascope, par exemple.

8o Les pièces sèches ordinaires sont faites avec des connaissances insuffisantes de la résistance des peintures et des vernis, dont l’emploi judicieux et méthodique a cependant une importance capitale pour la conservation ultérieure de la pièce.

90 Au lieu de s’en tenir à la peinture à l'huile, on peut tirer une grande diversité d'effets de l'emploi de vernis ou de colorants jusqu'ici non employés à cet usage et de méthodes peu courantes, mais intéressantes cependant (métallisation et galvanoplastie).

Vu, bon à imprimer : Vu : Le Doyen, Le Président de ia Thèse. A. PITRES.

F. JOLYET.

Vu. et permis d'imprimer :

Bordeaux, le 28 décembre 1910.

Le Recteur de l'Académie, R. THAMIN.

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