a5. 38 tétramètres trochaïques
Il y a donc là évidemment une symétrie voulue, toute pareille à celle que nous avons pu remarquer dans une scène de combat analogue, celle des Acharniens (280 sqq.). Les péons, ici comme dans les Acharniens, correspondent évidemment à des danses enveloppantes du chœur. Mais ici, le comique est accru d'un jeu de scène nouveau. Les vieilles guêpes d'Athènes en effet ne portent pas leur dard par devant, mais par derrière2. Elles chargent, par conséquent, non pas tête baissée, mais dos en avant. C'est ce qui explique l'exclamation de Xanthias au moment où le chœur esquisse son premier mouvement d'attaque (420). Alors seulement il aperçoit l'arme des héliastes et pousse un cri effrayé. La première partie de la scène (4i5- 462) mène les vieillards d'un côté de l'orchestra jusqu'à la porte de la maison. Mais sous les coups de triques des esclaves de Bdélycléon, ils sont forcés de reculer. Et c'est alors qu'ils chantent la strophe (463- 470) qui sert de mésode à toute cette scène3. A ce moment, Bdély-
1. Lisez avec Bentley, au vers 4i8 : ai jïo'Xi; xal ©êaipoo Osoiar/Opta.
2. Le mot loùppo^ûyiov (1075) ne peut laisser de doute à ce sujet.