Quatre trimètres iambiques
La Huppe commence par se diriger vers le taillis qui est au fond de l'orchestra. Là elle appelle le rossignol. Peut-être même grimpet-elle sur le rocher etprononce-t-elle le système anapestique en montant. En tout cas, le son d'une flûte lui répond2. Court dialogue à voix basse entre les deux Athéniens émerveillés. Pendant ce temps la Huppe a disparu derrière le rocher, elle est dans le taillis3: invisible, elle entonne sa monodie. Et, quand elle a fini, sa monodie, comme tout à l'heure son appel au rossignol, est suivie d'un bref dialogue d'Evelpide et de Pisétaire se parlant à voix basse.
Ainsi ce prologue se trouve composé, dans ses grandes lignes, d'un court tableau comique, d'un récit-prologue, d'une scène engageant l'action. C'est la forme la plus fréquente du prologue, celle que nous avons rencontrée déjà dans la plupart des comédies d'Aristophane. Mais elle est ici suivie d'un groupe lyrique destiné à préparer les spectateurs à la parodos, de forme assez particulière, qui va commencer.
Quant à la monodie elle-même, elle peut se décomposer en six périodes :
1. Il est absurde d'appeler ce serviteur 700/iXo; comme le fait Bergk. La plaisanterie du vers 79 ne se comprend que si l'oiseau auquel Evelpide donne le nom de Tpoyt'Ào; d'après ses fonctions de coureur, a un aspect extérieur qui jure avec le sens ordinaire du mot: roitelet.