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FORMULES CORROBORANTES ET TONIQUES

il fallait un nom à ce composé qui a une action incontestable sur Feticéphale : celui de cérébrale convenait tout autant ^ju'un néok)gistne grec.

Maison insistera; on nous reprochera de ne pas donner les formules chimiques de cps combinaisons auriques. • Notre excuse est dans Texcessive difficulté .d'arriver à une formule exacte; ces combinaisons sont diflioilesà obtenir à Tétat neutre et tout à fait instables : on ne réussit à les conserver pour Tusage, qu'avec excès d'acide. Le but de nos travaux n'était point de faire des découvertes en chimie; nous laissons cette gloire à d'autres; nous nous sommes seulement efforcé d'enrichir la pharmacopée d'un certain nombre de médicaments de nature S fcombler les lacunes de la thérapeutique.

Quelques conseils seulement à ceux qui seraient tentés de compléter nos recherches sur les combinaisons d'or, travaux difficiles et fort dispendieux.

On croit assez généralement^ sur la foi de certains traités de chimie, que l'or n'est soluWe que dans l'eau régale : c'est une erreur. L'or peut entrer en combinaison avec plusieurs acides, même <3rganiques^ pourvu que^ suivant les préceptes des alchimistes, on emploie toujours deux acides. Par exemple^ on peutobtfinir une combinaison d'or et d'acide paratartrique, en' ajoutant dei'acide acétique; mais, par une singulière anomalie^ le métal résiste à toutes les tentatives, si l'on substitue l'acide tartrique ad paratartrique. L'or, on le sait, n'est atlaqtié ni par l'acide sulfuriqae, ni par l'acide acétique ; mais si Ton chauffe de la poudre d'or avee un mélange des deux acides, l'acétique en grand excès, l'or se dissout et le liquide prend une belle couleur jaune; cette combinaison est tout à fait instable : si l'on parvenait à la fixer, elle pourrait être utilisée dans les arts.

La science ne reconnaît qu'un seul iodure d'or, poudre vertolive insoluble ; on pourra quand on le voudra, préparer un iodate soluble en triturant le métal avec l'acide iodique, versant sur le mélange un excès d'acide azotique, et chauffant. Enfin, nous avons obtenu, par des procédés de même nature, un benzoate d'or, très-instable et auquel nous n'avons pu reconnaitre qu'une seule propriété, celle de teindre le papier en une belle couleur rose assez çolide. '

Nous ne pousserons pas plus loin cette digression. En ajou* tant les composés auriques, dont nous avons expérimenté les effets, à ceux que déjà possédait la matière médicale, le chlorure^ riodure et le cyanure, il nous semble qu'il y aura de quoi satisfaire à tous les besoins de la thérapeutique.

Revenons donc à notre cérébrate. Il peut être administré en dissolution, ou sous forme solide.

ÉLIXIR GÉRÉBRIQUE.

aa 40 gouttes.

Pr. Essence de cajeput

— de mélisse

— de camomille

Alcool 3/6 60 gr.

Eau '40

Distillez, pour retirer lOO gr. d'hydro-alcoolat, dans lequel vous dissoudrez :

Cérébrale d'or 5

Cet élixir peut être donné à la dose de 5 à iO gouttes, le matin à jeun, soit sur un morceau de sucre, soit dans une infusion aromatique. Son action est céphalique et tonique. Comme tous les excitants, ce médicament active la circulation sanguine, par conséquent, il est contre-indiqué, dans les cas de prédispositions aux congestions cérébrales ; il réussira toutes les fois qu'il y aura à combattre un état d'atonie et de langueur dans les mouvements vitaux ; mais il agit lentement et ses effets ne seront bien caractérisés qu'après quelques semaines d'usage quotidien. Quand le médecin voudra des effets plus prompts, ou quand il aura à lutter contre des paralysies des membres ou des intestins, il devra préférer les

PILULES GÉRÉRRIQUBS.

Pr. Poudres stomachico-céphaliques 3,50 gr.

Cérébrate d'or 0,30

Extrait de pissenlit

— de camomille

— de gentiane

Extrait aqueux de noix vomique 0,03

Fait«8 S. A. 30 pilules que dorerez.

A prendre, ante cibum, de 1 à 2 pilules au plus par jour.

aa 0,50

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