‹ Essai sur la conservation de la vieChapitre 129 sur 146 · FORMULES ANTI*CATARRHALES · texte numérisé non relu

FORMULES ANTI*CATARRHALES

veut que Taction de ce spécifique soit prompte et énergique, on fera bien de prescrire en outre tous les jours^ deux de nos pilules cérébriques dans lesquelles on aura remplacé l'extrait de noix vomique par quelques centigrammes de poudre de cloportes. Les anciens avaient une grande confiance dans la poudre de cloportes ; nos contemporains ont abandonné ce médica* ment^ sous prétexte qu'il n'agissait que par le nitrate de potasse. C'est une erreur : les cloportes renferment une huile essentielle active], et leur action n'est pas seulement diurétique, mais légèrement diapborétique et vitale.

FORMULES ANTI-€ATARRHALBS.

Nous comprendrons^ sous cette dénomination un peu vague, des traitements, ou pour mieux dire, des idées de traitements applicables à plusieurs natures d'affections. Commençons par le traitement du catarrhe bronchique, aigu ou chronique.

POUDRE ANTI-GATARRHALE.

Pr. Biphosphate calcique, phosphate sodique. | —

Phosphate ammonique J ** ' ^^'

Benzoate de potasse

— de magnésie ,

Baume de Tolu. -

Thériaque de Venise (vieille)

Angélique, coriandre, rhubarbe

Racine de columbo « #

Lichen d'Islande 6,00

Racine de violettes i,00

Racine d'ipécacuanha 0,50

Lactine | '

Gonmie arabique 60,00

Porphyrisez sans résidu.

On voit^ par les proportions des diverses substances associées pour composer ce médicament^ que l'efTet spécial d'aucun des composants ne peut dominer les autres; cependant^ à haute dose, c'est-à-dire une cuillerée administrée en une fois à un homme en état de santé, elles produisent quelques nausées,

un peu de moiteur et une ou deux selles; voilà tout ce que Ton peut dire de l'action physiologique.

Quant aux effets thérapeutiques^ Texpérience clinique seule peut les constater ; et les faits nombreux dont nous avons été témoin depuis plus de douze ans y nous ont inspiré une telle confiance dans ce spécifique de presque toutes les affections des voies respiratoires^ que nous craindrions^ en exprimant toute notre pensée, de tomber dans des exagérations trop communes chez tous les inventeurs. Nous nous bornerons donc à indiquer les modes d'application de ces poudres.

On peut les administrer^ dans les bronchites et catarrhes aigus à la dose d'une pincée dans un liquide approprié (infusion de violettes ou de sureau, tisane des quatre fleurs, etc., etc.). Si la fièvre oblige le malade à s'aliter, la poudre ainsi administrée de deux en deux heures facilite la diaphorèse critique qui s'établit plus complètement et plus vite qu'avec aucune autre préparation de la matière médicale. Il est bien entendu que si les poudres administrées dans l'infusion de violettes ou la tisane des quatre fleurs finissaient par occasionner quelques nausées, on ne les suspendrait pas, pour cela; mais on changerait le véhicule, qui serait remplacé par une tasse de thé.

Mais s'il n'y a pas de fièvre et si les malades sont obligés de vaquer à leurs occupations malgré la toux, ou si la bronchite tend à devenir chronique, on devra préférer aux poudres et aux tisanes, les bonbons dont suit la formule.

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