LINIMENT BALSAMIQUE
Pr. Baume de copahu, I5,00gr.
Baume de Judée blanc 25,00
Térébenthine de Ghio 30,00
Essence de térébenthine iO,00
Alcoolat balsamique (ut supra) . 60,00 Gérât sans eau. . • 100,00
Incorporez à froid en un Uniment homogène.
Pour frictions soir et matin sur Tépigastre et le thorax.
Cette préparation d'une odeur caractéristique, mais qui n'a rien de désagréable, rendra des services essentiels toutes les fois qu'il s'agira de régulariser les fonctions des voies respiratoires : on pourra aussi l'employer, en frictions sur le périnée, dans plusieurs affections des voies urînaires ; elle pourra enfin
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être utilisée dans le traitem^it des rétrécissements par la dilatation : une friction locale^ immédîatemeot après avoir retiré le cathéter, calme très-bien Tirritation interne.
C'est ici le lieu d'exposer rapidement quelques idées sur le traitement des maladies des voies respiratoires : l'application de nos formules y trouvera place.
Quand l'irritation est purement locale, compliquée tout au plus d'un coryza, quand les autres fonctions sont intactes, quand le mouvement fébrile, s'il en existe, est évidemment la conséquence de l'inflammation des bronches; en un mot, quand le médecin sera appelé au début de cette maladie si commune, désignée aujourd'hui sous le nom de bronchite, il pourra par l'emploi intelligent des poudres anti-catarrhales, du Uniment balsamique, et, le soir, de I ou S pilules anti-catarrhales, obtenir une guérison complète en vingt-quatre heures : quelquefois, une journée de quinze heures nous a suffi.
Si le désordre bronchique est plus ancien, si Ton est en face de ces toux fatigantes que les gens du monde appellent un rhume négligé, 8 ou iO de nos tablettes pectorales dans la journée, i ou 2 tasses d'infusion de lierre terrestre , avec une pincée des poudres le matin et quelques frictions avec le Hniment, débarrasseront complètement le malade dans l'espace de trois à quatre jours.
Il nous semble tout à fait impossible de produire des effets aussi prompts, avec aucun des moyens thérapeutiques employés aujourd'hui.
Mais s'il s'agit d'une véritable fièvre catarrhale, telle que l'auraient définie Sauvage, Bordeu ou même Pinel, maladie bien connue de tous les praticiens, et qui n'est pas la bronchite, quoi qu'en prétendent certaines doctes dissertations; en face, disonsHious, d'une fièvre catarrbale, notre traitement obtiendrait-il une guérison aussi prompte ?
Nous ne le pensons pas ; et il nous semble même qu'il y aurait témérité à l'essayer. La loi pathologique, qui assigne à certaines maladies un cours régulier, ne saurait être violée impunément ; là où la science médicale vous apprend avec certitude qu'une maladie se juge en un ou deux septénaires, essayer de la juguler, est une faute, presque un crime.
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Mais, dans ces fièvres^ quelques pincées des poudres anti-catarchales^ dans une tisane appropriée^ faciliteront la réaction curatrice.