‹ Essai sur la conservation de la vieChapitre 133 sur 146 · TRAITEMENT DE LA PHTHISIE · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DE LA PHTHISIE

Nous avons déjà consacré quelques pages à exposer, le plus succinctement possible^ nos idées sur la nature de cette redoutable affection ; et tous ceux qui auront bien voulu prendre la peine de nous lire avec attention, auront dû arriver à des inductions qui nous semblent strictement logiques.

l"" Le traitement de la phthisie doit être modifié suivant les périodes ou degrés de la maladie, états caractérisés par des symptômes très- différents.

S*" A chaque période, les ravages de la maladie amènent des troubles fonctionnels et des désordres organiques, diversifiés suivant les climats, les saisons, les âges, les positions sociales et les idiosyncrasies individuelles ; par conséquent encore, nécessité pour le médecin de varier les agents thérapeutiques.

3"" Les complications inhérentes à la phthisie imposent la nécessité d'une médication complexe ; le médecin ne doit pas craindre, dans ces cas extrêmes, de trop droguer; c'est peut-être^ de toutes les maladies, celle où les médicaments sont le mieux tolérés.

4** Il ne serait donc pas rationnel de chercher un spécifique de la phthisie , dans aucune substance isolée ; mais, de tous les principes énergiques , celui qui semble le plus approprié aux phthisiques, c'est le phosphore combiné de manière à être facilement assimilé ; enfin, la nature des préparations phosphorées doit varier suivant les périodes de la maladie.

Au premier degré, ainsi que nous l'avons dit ailleurs, il suffira souvent pour obtenir une amélioration très-marquée, des poudres anti-catarrhales . données en pilules avec l'extrait de lierre terrestre à la dose de 30 k 40 centigrammes par jour, soit 3 à

Page 1