‹ Essai, sur la constitution géognostique des PyrénéesChapitre 35 sur 36 · PROSPECTUS · texte numérisé non relu

PROSPECTUS

Il est facile de bâtir des systèmes dont tous les foudemeos se trouvent dans la télé de l'inventeur; mais il est difficile" d'établir une doctrine qui a pour base une immense quantité de faits tirés de l'observation comparative des divers animaux, des hommes entre eux, dans leurs divers âges, leurs divers états de santé et de maladies. C'est là le carac- ' tère distinctif de l'ouvrage de ^I. GalL Comme tout y est

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observation , et rieo raison Dcment , il n^eslpas possible d*en rendre un compte détaillé dans un simple prospectus. Même une table des matières ne sufiSrait pas pour faire entrevoir au lecteur la nouveauté , Timportancc et la portée des objets qui y sont développés avec une profondeur et une force admirables.

C'est à H. Gall qu'est due la nouvelle direction donnée à rétude du système neveux en général et du cerveau en partioulier. La vérité de ses découvertes anatomiques 9 exposées d*abord dans des planches magnifiques de son grand ouvrage, a été mise au plus grand jour par la lutte qui s'était établie parmi ses adversaires; de manière qu'aujour* d'hui personne ne lui conteste plus le mérite de ses découvertes anatomiques.

11 n'en est pas encore aussi généralement ainsi de ses découvertes sur les fonctions du cerveau et de ses diverses parties. Les uns les jugent superficiellement^ ou d'après des oui-dire^ ou d'après leurs croyances routinières; les autres, frappés par 1^ hardiesse et la singularité de ses propositions, n'y ont voulu voir que du charlatanisme et un dangereux esprit d'innovation. Cependant II est certain que ses découvertes des penchans et des talens des hommes et des animaux, et l'exposition des organes de ces penchans et de ces talens doivent avoir des résultats beaucoup plus importans que les découvertes anatomiques. Le premier volume est voué à la partie morale de sa doctrine. M. Gall, après avoir familiarisé ses lecteurs avec la marche de ses recherches, les instruit de quelles qualités et de quelles facultés il sera qucstpn ; il passe en revue les systèmes de pbilos<4>hie de Platon, de Bacon, de Hobbcs, de Locko« de Descartes , de Condillac, de Laromiguière, de Tracy, etc. , etc. Il prouve par des raisons palpables que leurs facultés de l'âme ne sont que des abstractloi>s qui ne font cof|nakre aucun instinct ni aucune faculté déterminés. En effets comment

rentendement, la raison, la volonté, la mémoire, le ingénient ^ rimagînation 9 la liberté, la comparaison, Tattention, etc.yexpIiqucraient-ilsrinstÎQctdela propagation, Tin stinot de l*amour de la progéniture, celui de rattachement, du mariage, de la propre défense, de Tinstinct carnassier, etc. ? comment expliqueraient - ils les talens de la musique , de la peinture, du calcul, dd la poésie ? et comment explique* raient-ils le sentiment de Tamour, de Tapprobation , celui de la fierté, celui du sens moral ou du juste et de Tinjuste, le sentiment religieux, etc. , etc. , etc.? L^exposition détaillée des véritables forces fondamentales de Tàmo , de tous les penchans, senlimens et talens déterminés, exposition ap* puyée partout sur Tanatomie et la psychologie comparées de rhomme et des animaux, fait disparaître le vague qui existait iusqu^à présent dans la connaissance de Thomme, et fixe , de fragmen en fragmen , nos idées sur la nature et le perfectionnement gradue) des êtres yivans, depuis le polype jusqu'à rhomme.

M. Gall pose comme premier principe que les aptitudes industrielles, les penchans, les sentimens, les talens, sont innés. II expose et réfute les opinions contraires à Porigine de nos facultés, sans nier la grande influence que Téducalion et d'autres circonstances exercent sur la modération , rénergie et la direction de nos penchans et de nos talens.

M. Gall établit en second principe que la manifestation des penchans et des talens dépend des conditions maté* rielles. Cette proposition , prouvée par des faits incontestables, afAëne naturellement des discussions très lumineuses sur le fatalisme , le matérialisme , et sur la liberté morale , et une application très féconde à l'homme , comme objet d'éducation , de correction et de punition. Ici M. Gall fait les observations les plus judicieuses sur la nature des délits et des crimes commis, dans les diverses altérations des penchans et des facultés intellectuelles.

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Dans lGêec(ynd volutne^ M. Gall prouve, par une multitude de faits irrécusables, que le cerveau seul, à rexchision de toutes 4es autres parties du corps , est la condition matérielle y Torgane des facultés morales et intellectuelles.

Après avoir réfuté les objections 9 M. Gall examine les hydrocéphales, les diverses lésions du cerveau , les cerveaux prétendus ossifiés , les moyens de trouver la mesure de rintelligence, et Tinfluence d'une grande et d*une petite fête sur les qualités morales et les facultés intellectuelles.

Dans la seconde section de ce volume , M. Gall prouve qu'il y a autant d'organes dans le cerveau qu'il existe de pcnchans, de talens essentiellement différens. Il doit cette importante découverte, non pas au raisonnement, mais entièrement â^ Tobservation des faits, qui se présentent en multitude dans Thomme sain et dans l'homme malade, et finalement à Tanatomie et à la physiologie comparées de rhomme et des animaux, étude incomparablement plus utile et plus attrayante que tout ce qu'on a fait jusqu'ici dans l'étude de la physiologie. Ce volume est terminé par une explication très piquante de la veille, du sommeil, des rêves, et du somnambulisme.

Dans le troisième volume , M. Gall s'attache à déterminer Tinfluence du cerveau sur la forme du crâne dans toutes les conditions des âges , des sexes et d'états de maladie. Le tout dans l'intention de faire apprécier le mérite ou Tinsuffisance de l'art, de connaître la présence ou l'absence, la faiblesse ou l'énergie des qualités morales et des facultés intellectuelles, ou des instincts, des penchanset des talen^ déterminés. Le reste de ce volume , et le quatrième et le cinquièms traitent de vingt-sept jusqu'à trente qualités et facultés fondamentales , reconnues par lui comme telles jusqu'à présent. Sachant très bien que cette partie de sa doctrine rencontrerait le plus de difficultés et d'opposition, il l'a traitée avec un soin particulier. Il prouve d'abord, à

l*expo9itioii de chaque penchant et de chaque talent, que' le penchant et le talent doivent être considérés comme une qualité ou une faculté fondamentale, essentiellement différente des autres qualités ou facultés. Pour mettre le lecteur lui-même sur la voie de la découverte du siège de Torgane du penchant ou du talent en question, M. Gall ne manque jamais de nous donner l'historique de sa découverte, ce qui imprime un caractère irrésistible de vérité à ce qu'il avance. A chaque page il passe en revue les diverses espèces d'animaux, leur anatomie et leur physiologie comparées, l'homme dans ses divers sexes, ses divers âges et divers états de santé et de maladie, en renvoyant toujours aux gravures de son grand ouvrage. Il nous promène dans le sein de nos familles , dans les écoles , dans les maisons de correction , dans les prisons» dans les hospices des aliénés, dans les académies^ parmi tous les genres d'hommes marquans , etc. A calculer le temps que M. Gall a eu la patience et le bonheur de pouvoir employer à ses recherches, il n'est plus étonnant qu'il ait pu accumuler une immense quantité de faits à l'ap* pui de chaque découverte. Mais la même remarque fait sentir combien il faut de circonspection et de réserve de la part de ceux qui s'arrogent le droit de juger la valeur de cette doctrine. Cependant, pour peu qu'on veuille renoncer à ses préventions, les épreuves ne sont pas ^à beaucoup près si difficiles à faire qUe cela parait au premier abord. Dans toutes les observations il n'y a rien d'extraordinaire : tout se passe journellement sous nos yeux; chaque animal , chaque oiseau , chaque chien , chaque cheval , chaque enfant, chaque condisciple, chaque femme^ chaque homme , comparés les uns aux autres , sont les sujets de votre observation. De là déjà le grand nombre de partisans de cette doctrine dans tous les pays, et de là les confirmations multipliées dans les recherches d'anatomie pathologique (t)* (0 Voyez, entre autres, Archives f^éncrates do mfdfcinc. Arri! i8a5.

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DaiM le sixième voiume, M. Gall m jugé nécessaire de répondre aux ob|ectioo8 anatomico^physiologiques qui lai ont été faites par MU. Jourdan, Tiedemann^Rudolphi, Flourens, Serres; et il détruit d*aiie manière Tictorîeuse les espérances des expérimentateurs par mutilation.

Ce Tolume est terminé par l'exposition succincte àt la nouvelle philosophie de l'homme ; cette philosophie , quoiqu'elle contraste a?ec toutes les philosophies adoptées jusqu'à présent 9 est uu résultat immédiat et irrésistible de tous les faits précédens.

Nous ne donnons que des idées très imparfaites des travaux physiologiques de Al. GaiL A chaque traité se rattachent des considérations aussi importantes que nouvelles sur une foule d'objets, par exemple, sur le suicide, sur l'in&nticide, sur une loi "générale des évacuations périodiques, non seulement chez la femme , mais aussi chez rhomme et chez diverses espèces d'animaux , sur la manière de juger les têtes des diverses nations, sur la physiognomonique et la pathognomon ique , sur la loi de la mimique. Partout des faits intéressans , des aperçus ingénieux , des questions de la plus haute philosophie sur les motifs de nos actions, sur l'origine des arts et des sciences, sur la perfectibilité de l'espèce humaine, sur l'étendue du monde de chaque être vivant , etc. En vain chercherait-on dans un autre ouvrage l'histoire naturelle des aptitudes industrielles, des instincts , des penchans , des passions , des qualités morales et des facultés intellectuelles de l'homme et des animaux. L'on a appris beaucoup lorsqu'on a lu M. Gall ; on le relit, on le consulte toujours avec fruit, lorsqu'on médite le sujet qu'il traite : c'est un ouvrage vraiment clas* sique et unique dans son genre ; il y règoe un ordre éminem-* ment philosophique dans la dbtribution des matières* Comme M. Gall voulait le rendre aussi utile aux philosophes, aux moralislcs, aux jurisconsultes, aux peintres» aax

sculpteurs 9 etc., qu'à se» confrères les médecins, il a dépouillé son ouvrage des termes techniques; son style est partout clair, facile, et il a parfaitement réussi à mettre les sujets même les plus importans à la portée de toutes les classes de lecteurs.

Les personnes qui n'ont pas encore retiré les derniers volumes sont priées de les faire prendre dans le plus court délai possible au prix de 7 francs chaque.

MANUEL D'ANATOMIE OÉNÉRALE, DESCRIPTIVE ET PATHO- LOGIQUE, par F. Mkckbl^ professeur d'anatomie k Tuniversité de Halle, traduit de railemand, et augmenté des faits nooTcauz dont la science s'est enrichie ja^qu'A ce four, par G. Bbsschet, profc88«»ur agrégé en exercice, et chef des travaux anatomiques de la faculté de médecine de Paris , chirurgien ordinaîre de THôtcl-Dicu , membre de l'académie royale de médecine, etc., etc., etc.; et A. J. L. JouBDAn , D. M. P. , membre des académies royales de médecine de Paris, des sciences de Turin, chevalier de la Légion d'honneur, etc. Paris i 1825, 3 vol • in-S» de 800 pages chacan, en caractère /7c//<romain. Prix, iStr.

ANATOMIE PATHOLOGIQUE, DERNIER COURS DE XAVIEK BLGBAT, d'après un manuscrit autographe de P. A. BicLAAO, avec une police sur la vie, les travaux et la doctrine de Bichat; par F. G. B01S8BAU, D. M. P. , membre des académies royales de médecine de Paris, et de Madrid , de la société médicale d'émulation , etc. , etc. Paris , i8a5 , in-S». Prix , 5 fr.

EXPOSÉ DES DIVERS PROCÉDÉS EMPLOYÉS JUSQU'A CE JOUR POUR GUÉRIR DE LA PIERRE SANS AVOIR RECOURS A L'OPÉRATION DE LA TAILLE; par James Lbboy d'Étiolbs, docteur en chirurgie de la faculté de Paris. Paris, iSaS, în-8», èvrc cinq planches. Prix , 4 ^r.

liA SOLITUDE ; par J. G. ZimiBBMAnN, nouvelle traduction de l'allemand^ par A. J. L. Jolboan. Paris, iSaS , un fort in-8*. Prix, broché, 7 fr. Le même, papier vélin, cartonné, - i4 fr»

Personne n'a mieux écrit sur les avantages et les inconvéniens de la solitude que le célèbre Zimmermann ; tout son livre est empreint des pensées les plus généreuses ; un livre aussi fortement pensé ne peut manquer d'être recherché avec avidité et d'autant qu'il e^t écrit avec ce charme particulier qui caractérise les productions de tous les penseont mélancoliques.

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