‹ Essai sur la construction navale des peuples extra-européensChapitre 51 sur 126 · CASCO · texte numérisé non relu

CASCO

Ce bateau de charge, qui navigue sur le lac et sur la rivière de Passit, ne vient en rade que pendant les jours calmes de la mousson de nord-est : sa forme est rectangulaire (pi. J^,fig- 1, a, 3 et 4); l'avant seul est un peu relevé, et l'arrière, qui porte un long gouvernail, est plat; le corps est fait de grosses planches irrégulièrement cousues par de petits amarrages plats couverts d'un mastic blanc; les extrémités et les angles du fond, fortifiés par des courbes , sont taillés dans le bois plein , et le haut de l'arrière est quelquefois une planche clouée.

Les Cascos sont traversés par de forts baux saillants b b\ sous lesquels sont attachés de très-gros bambous a a' et a a servant aux mêmes usages que ceux des caboteurs de la Lagune. On couvre les marchandises embarquées avec des nattes de rotin formant des portions de toits courbes (pi. 72) qui, lorsqu'elles ne servent pas, sont'posées les unes sur les autres au-dessus d'un pont de peu d'étendue, où. se tiennent les gens de l'équipage. Les voiles qu'on emploie sur la Lagune (pi. 73) sont semblables à celles des caboteurs, si l'on y 'ajoute un transfilage allant d'une latte à l'autre en embrassant le mât. Ces bateaux, dont la seule qualité est de porter des charges considérables, marchent mal et dérivent beaucoup; ils durent très-longtemps lorsqu'on a soin de les enduire d'une matière huileuse qui les préserve des vers, et on les rencontre en grand nombre à Manille, où ils servent au chargement des navires.

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