‹ Essai sur la construction navale des peuples extra-européensChapitre 67 sur 126 · BATEAU DE PÊCHE D'ANGERS · texte numérisé non relu

BATEAU DE PÊCHE D'ANGERS

Les canots dont il vient d'être question ont le maître-bau placé au milieu de leur longueur; mais cette règle n'est pas toujours suivie par les Malais, et nous avons vu, au petit village d'Angers (prononcer Anières), sur la côte de Java, dans le détroit de la Sonde, de grands bateaux de pêche dont le maximum de largeur est trèsrapproché de l'avant {fig. 9 et 10, /;/. 83). Leurs membres sont espacés, mais forts, leurs bordages épais, et le pont est formé de planches volantes ou de lattes de bambous posées sur des hiloires mobiles et sur les serre-bauquières ; la voile a la forme d'un trapèze aussi long que le bateau, mais bas, car le mât n'a que les deux tiers de sa longueur; la vergue supérieure est en bambous réunis par des attaches, et celle d'en bas n'est qu'une tige traversée par une poignée {fig. 4) pour rouler la voile faite de nattes très-lines.

Les tolets employés par la plupart des embarcations de Java forment une espèce de crampe en bois t {fig. 9, 10 et 12) enfoncée dans deux trous pratiqués dans le plat-bord; ils sout aussi faits d'un morceau de bambou taillé en fourche près d'un nœud tel que t, qui embrasse le plat-bord par ses deux branches et est percé d'une petite pièce courbe qui s'y enfonce; l'aviron, attaché à ces tolets, est en deux morceaux comme en Chine. Les pirogues du détroit de la Sonde ont des dispositions semblables, mais les petites emploient plutôt la pagaie, dont les formes sont très-variées {fig. i5et 17).

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