PAR
M A. DUVALGOli0EIL(MMiu.T).
(2 voL in-8», 12 fr.—'Le 2* $e vend êéparément 6 fr.)
Le Correspondant appréciait ainsi cet ouvrage , le 10 mai 1847 :
(( Il y a aujourd'hui, soit dans le clergé, soit dans le monde , une foule de personnes qui ne peuvent , ni ne doivent se livrer à Tétude habituelle des romans nouveaux, et qui néanmoins éprouvent sans cesse le besoin d'en parler pertinemment , ne fût-ce que pour se justifier de ne pas les lire. A ces personnes , il fallait une sorte de manuel, qui leur donnât des notions exactes sur les romans contemporains les plus vantés, sur leur plan et leiu*s scènes les plus importantes , sur leurs daogers, sur leurs doctrines les plus insidieuses , et sur les principes de solution que l'on doit opposer à leurs sophismes. Ce manuel, il existe maintenant; nous le devons à M. du Valconseil.
a Homme de dévouenaeviit et dâ ^la, l'auteur de la Rf^ue anaL§ttqu€ et critiqua des Roman» canteimffn'aùu s'est proposé avant tout d'être utile au clergé. Signaler aux confesseurs des dangers qu'ils ne connaissent pas suflteamment; leur fournir le moyen de ffissiper des illusions funestes et chaque Jour plus comnranes , telle a été sa première pensée. Mais ce n'est point là le seul btH qu'il se soit proposé. Homme du monde , autant qu*mi chrétien peut l'être, il a voulu écrire aussi pour les personnes du monde ; il s'est donc placé habituellement devant les lecteurs auxquels s'adreissent nos romanciers, et son livre ressemble bten plutôt à une brillante causerie de salon qu'à un recueil de dissertations théologiques. Évitant toujours de se poser en cafiuiste , il a mis sous les yeux de ses lecteurs les pièces nécessaires pour qu'ils pussent juger par eux-mêmes les œuvres capitales de chaque romancier. Grâce aux analyses et aux citations qui précèdent ses critiques , on peut donc contrôler presque toutes ses décisions , discuter et ooh^ter leur exactitude , ou même les réformer au besoin. Enfin, comme ime analyse ainsi accompagnée de citations pourrait présenter d'assez graves dangers, M. du Valconseil a remédié , autant que possible , à cet inconvénient , en op^sant aux erreura qu'il résume des xéflexioDs courtes, mois Bobstantielles et ^uveat pleines jt'élo^esce.
« Le premier volume de cette Revue parut en 1845 ; il contient l'analyse et la critique de 36 romans, avec une préface générale et des introductioiis particulières destinées à caractériser les tendances de MM. V. Hugo, G. Sand, E. Sue et F. Soulié, dont les œuvres sont tour à tour étudiées , suivant la mesure de leur importance. D'illustres prélats donnèrent à l'auteur les encour^ments les plusj)récieux. Soutenu par cette haute approbation , il continua donc rapidement une œuvre dont la nécessité devenait chaque jour plus pressante et plus générale.
(( Un second volume a paru en I8/16 : vingt-s^t romans ou recueils de nouoeUet , portant les udkns de Balzac , J. /anin , Sainte-Beuve , Gti. de Bernard et E. Sue y scmt encore résumés et critiqués. Le nombre total des ouvrages appréciés dans les deux volumes que nous avons sous les yeux s'élève donc à soixante-trois.
« Il était impossible que , parmi un si grand nombre d'appréciations, aucune ne fût contestée , et M. du Valconseil ne pouvait s'attendre à voir tous les critiques ratifier en masse ses arrêts. Qu'il ait montré dans l'appréciation d'un ou deux romans une indulgence un peu trop
grande , c'est ce que' je n'oserais cditester ; mais . pour ma part , je nepuis sur aucun point le trouver tri)p sévère. Avant de ftétnr en ouvrage (|e quelque importance , il a soin de mettre , pour ainsi dire , le corps du délit sous les yeux du lecteur, aidant du moios que la pudeur le permet, et il motive ses jujçements de telle manière que, pour être ea mesttre de les justifier, il siifiit presque toujours de les relire avec attention. Cette méthode a un grand avantage : elle fournit le moyen de discuter les doctrines de nos romanciers les plus célèbres, et de combattre leur influence sans avoir lu leurs innombrables volumes. M. du Valconseil devait donc Tadopter, pour que son œuvre devint un matmel à Tusage de quiconque peut et doit combattre , dans une sphère plus ou moins étendue , Tinfluence corruptrice de la littérature romanesque. Mais un ouvrage composé suivant cette méthode ne saurait être lu sans danger par des jeunes filles , si ce n'est par celles qui ont déjà lu les romans dont il contient la critique. Ce serait même , je crois , une grave imprudence de les conseiller indistinctement à tous les jeunes gens et à toutes les jeunes femmes. Les crimes littéraires que notre auteur a cités devant son tribunal ressemblent trop souvent à ces attentats que nos cours d'assises ne jugent qu'à huis-clos ; les enquêtes et les débats dont ils sont l'objet doivent rester, autant que possible , inconnue à la foule. Cependant le nombre des personnes auxquelles le livre de M. du Valconseil nous semble utile, même en dehors du clergé, est encore considérable. Les crimes dont il s'agit ont eu tant de publicité , les témoins et les victimes qui en connaissent déjà les circonstances sont si nombreux , que , pour une grande partie de la société, le mystère est devenu impossible. »
Un livre qui peut servir au salut des âmes est toujours une bonne œuvre ; mais l'ouvrage que nous annonçons mérite ce nom à plusieurs titres ; car l'auteur a voulu consacrer les bénéfices de son travail à l'achèvement d*ùne maison religieuse.
La Revue des Romans de M. du Valconseil ne fait pas concurrence à l'ouvrage si connu de M. Nettement sur le roman-feuilleton. Les deux écrivains n'ont pas fait la critique du roman au même point de vue ; d'ailleurs M. Nettement n'étudie que quatre romans ; M. du Valconseil en fait connaître soixante-trois.
Googk
Cbe> J. LE ROmC et JOVBY :
mSTITUTIONES
PHILOSOPHICiE,
IN SEMINAEIO BAJOGENGI HABITJI ,
AUCTORB
A. NOGET-LACOLDRE.
cttDOBÎeo ad honoroa eod. calh. ^ijoc.» teaioarii SonaerviMeai Mperiorc , ibidemqoe cartes philosophie najorit proCeaaore.
(Sf«Lii-Sl)
Voici comment Monseigneur de Luca» conseiller de la Propagande, etc., et ex-directeur des AnnaU deUe Sclenze reUgiose, à Rome , juge le fond et la forme de cette nouvelle philosoplue :
« Bien que les notions essentielles de toute philosopliie orthodoxe n'admettent pas de progrès, il peut cependant y avoir progrès dans la manière de les exposer et de les exprimer. C'est ainsi que l'auteur dont nous parlons , en renversant les erreurs et les objections du siècle actuel, a apporté quelques modifications d^s les anciennes définitions et notions qui lui en ont foiu*ni l'occasion. Il réfute les faux systèmes par des arguments nouveaux et pleins de force. Mais, la vraie gloire de l'auteur, c'est son impartialité. 11 accueille la vérité là où il la trouve , de quelque auteur et de quelque temps qu'elle vienne. Dans la logique et dans les différentes parties de la métaphysique , il a une manière de procéder à lui. En faisant précéder de l'analyse de chaque faculté l'examen de son acte , il a donné à la vérité plus de jour , et plus de nerf à son style. L'ouvrage , écrit en latin , réunit la facilité et la clarté , qualités essentielles de tout ouvrage didactique. Non-seulement ceux qui se destinent à l'état ecclésiastique , mais tout homme , en lisant ce livre , pourra nourrir son intelligence de vérités solides, sans qu'il y ait danger de perversion pour son cœur et de corruption pour ses mœurs. »
(Annali (telle Scienze reUgiose , voh 17, fasc. 51).
^ BIBLIOTEcir