NT
tionnaire de Tunisie avait été constitué au début par des régiments venant des garnisons du midi de la France ". Les conséquences de ces données qui ont été mises en évidence par les travaux de Collin ? Arnould, Galliot, Daga devaient être connues de l’administration de la guerre. Si l’on a passé outre à la certitude que les régiments désignés emporteraient avec eux des hommes en puissance de fièvre typhoïde, c’est que, d’une part, des nécessités de défenses éventuelles de la frontière Est, exigeaient impérieusement qu’on ne détachât aucune compagnie de ces garnisons, et que d’un autre côté on pouvait supposer qu’une fois en campagne, en plein air, les premiers cas produits ne se renouvelleraient pas. Nous avons vu que cette dernière supposition s’est vérifiée pour la colonne de gauche, toujours en mouvement, depuis le commencement jusqu’à la fin de la première partie de l’expé-
dition. Il en eût été de même pour la colonne de droite | si les médecins avaient eu voix plus prépondérante dans les conseils du général en chef. Il parut évident, en effet, à tout médecin militaire, dès le début de la campagne, que la fièvre typhoïde continuerait ses ravagés si les troupes restaient longtemps dans le même casernement. Si le commandement avait désiré connaître les raisons de cette assertion, nos confrères