CHAPITRE
GÉ?JÉRAUTÉS.
ARTICLE I. — Rappel de quelques principes d'acousttqna.
2. Le son est pi-odiiit par la vibration des corps élastiques. Si par un léger choc on communique un mouvement oscillatoire à un corps élaslique lel qu'un timbre d'appel, ce corps sonnfi; il est facile de constater au toucher le mouvement vibratoire dont il est animé. Si l'on éteint ce mouvement, le son cesse aussitôt.
8. Suivant que l'on a fait subir au timbre un choc plus ou moins énergique, les vibrations qu'on a déterminées dans le métal sont plus ou moins grandes et le son est plus ou moins fort. L'intensité du son varie donc dans le môme sens que l'amplitude des oscillations du corps élastique.
4. La hauteur du son dépend de la fréquence des vibrations ( ' ).
.Ainsi, dans un piano de sept octaves, le la qui forme le bas du clavier fait environ 27 vibralions par seconde; à partir de ce la, les notes de plus en plus hautes font des vibrations de plus en plus rapides, et le la qui forme le haut du clavier a une fréquence de 3480 vibrations par seconde.
5. Toute vibration élastique n'est pas une vibration sonore; ainsi les vibrations d'une travée de pont niétiiUique se succèdent trop lentement pour être perçues comme son; quant aux vibralions extrêmement rapides, elles affectent péniblement l'oreille et forment ce qu'on a|)pelle des sons stridents. Les sons que l'oreille apprécie comme notes musicales doivent donc avoir des fréquences comprises entre deux limites, lesquelles sont à peu près celles qui viennent d'être indiquées pour le piano de sept octaves.
6. La hauteur du son ne dépend que de la fréquence des vibrations, et non de la nature du corps qui les exécute. Ainsi la note qu'on appelle en France le la normal, note que les physiciens appellent /o, (') et que les musiciens écrivent :
est celle dont la fréquence est de 435 vibrations par seconde : tout corps élastique, diapason, colonne d'air contenue dans un tuyau d'orgue ou une trompette, corde de violon ou de piano, etc., etc., exécutant 435 vibralions par seconde, donnera le la normal. Il est vrai que le la d'un piano n'est pas identique h celui d'un violon ou d'une flûte; mais ce qui noua permet de distinguer ces notes les unes des autres, ce ne sont pas des difl'érences de hauteur ni d'intensilé, c'est ce que nous allons déllnir sous le nom de timbre.
(') Dans ce qui ïuît, on appellera /j^'çuence d'une nota le nombre des vibrât pendant la durée d'uDe seconde.
('; [.os physiciens désignent ainsi par des indicos les octaves auxquelles apparlieanent les notes. Ainsi : rfOj, i mi], fa,, iol„ la,, si,, seront les notes de l'octave contenant le la normal; loi noies de l'octave ioférieuro rvcSTr l'indice 2; celles de l'octave supérieure, l'indice 4, et ainsi de suite.