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REMARQUES DIVERSES

ARTICLE I. — Inflnsnoe de la dispoaitlon de l'accord.

290. On sait que les notes d'un même accord tel que do mi sol peuvent être disposées d'un grand nombre de manières. Les harmonistes appellent état direct l'état de l'accord se présentant soùs forme d'une série de notes échelonnées par tierces :

Ëlat direct do nù sol

Les autres états sont les états renversés ou renversements, savoir :

ËtaU renverBés

( Premier renversement mi sol do

\ Deuxième renversement sol do mi

Si dans l'un de ces états, par exemple dans le premier renversement mi sol do, on conserve à la base la note mi, en modlQant de toutes les façons possibles l'ordre des autres notes, on obtient ce que les harmonistes appellent les diverses positions de l'accord, savoir :

L'accord pris pour exemple a donc trois états et, pour chacun d'eux, deux positions, soit au total six dispositions, savoir :

Él>t9. Positions.

... [ do mi sol

do mi sol ) , , .

I do sol mi

, , \ mi sol do

sol do I . , .

l sol do mi

En réalité, le nombre des dispissitions réalisables est supérieur à six, car l'une quelconque des six positions, do mi sol par e.xemple, peut être réalisée de bien des façons, telles que

qpi correspondent à ce que les harmonistes appellent des positions larges ou serrées.

291. Il est aisé de reconnaître d'une façon générale qu'un accord de n sons est susceptible de n états dont i état direct et /i — i renversements, et que, dans chaque état, l'accord en question peut affecter i.a.3...(H — i) positions, d'où, en définitive, un nombre de

dispositions égal à serrée (').

CINQUIEME PABTI8. — RAmCIIBMENTS.

...(« — i){n), dont chacune peut d'ailleurs èlre large ou

298. En raison du privilège des octaves, toutes les dispositions d'un m(>me accord présentent entre elles une certaine ressemblance; en effet, deux quelconques de ces dispositions ne diffèrent l'une de l'autre qu'en ce que telle ou telle note se trouve remplacée par l'une de ses octaves. Il n'en est pas moins vrai qu'à certains égards, deux dispositions d'un même accord peuvent offrir des dissemblances très appréciables; nous avons vu, par exemple, dans la première Partie {Consonance, a" 33), que des accords tels que do ré ou mi/a sot peuvent présenter des duretés très différentes, suivant leur disposition.

Il est facile de constater, en outre, que la disposition de l'accord (') influe parfois d'une manière sensible sur la façon dont on le rattache; et cette influence peut se manifester, soit lorsque les sons proposés sont susceptibles dune seule interprétation, soit lorsqu'ils en admettent plusieurs ("); on examinera ci-après sur des exemples les différents cas

293. Une série composée de notes telles que do mi sol sera toujours interprétée comme une échelle répondant à la formule T t, parce qu'une série ainsi constituée est incomparablement plus simple que toute autre série sonnant sensiblement de même, et telle, par exemple, que «5 mi sot, etc.

Quelle que soit la disposition de l'accord, on percevra toujours do comme géniteur

général des notes proposées, et l'on reconnaîtra toujours que ces notes forment l'une des deux combinaisons purement consonantes (échelles) dont nous avons constaté l'existence ; on rattachera donc i l'échelle majeure de do.

294. Si les notes proposées sont celles d'une échelle mineure telle que mi sot si, on les

Kig. i8H,

OAin

. pour un aiM^rd du (juinto (n =3), il eiisto i

choque disposition pouvunl

(')(}uiLsoitplaqu«ou

{') Pareiumpl.., 1m so

inuio Tl; mais 1^ sons

celles qui correspondent ai

= 6 disposi lions. Pour un uccnrd do septième (n = 4}. le onzième [ n — G ), lo nombro ili^s djspusitions est respectivement ^gal à 3J, i?o. nu -iiy, illours ttro largu ou serrée, il' : Voir le premior renvoi du n' 261.

'o mi sol no sont susceptibles que d'une seule interprétation, cflle qu'exprime la foré fa peuvent admettre, au C!inlrairo, plusieurs interprétations dilTércntca, telles que iPHiules ((, tf Pic.

— Lii:.ii.\nyiEi

rallachera encore à leur échelle môme; toutefois la tendance à f;iire ce rattachement sera un peu moins énerj^que que celle du cas précédent, car ici le géniteur général n'est plus la base de l'échelle proposée mi sol .si, mais celle de l'échelle con-élative do mi s»/ ( • )

«ËRIE IlISSONAnTIJ (l> TKRI'RtTATlON LNlIjlli).

295. Nous considérerons ici deux exemples semblables à ceux qui ont déjà été examinés plus haut, savoir les rattachements de fa <l" sot et de fa la do nù sol. Dans ces deux cas, les sons entendus ne seront susceptibles que d'une seule inlerprétation, celle qui a été admise plus haut : Ja do sol sera considéré comme une .série de trois notes échelonnées en quintes, et fa la do mi sol connue une succession de deux échelles majeures conjointes; ces interprétations sont en effet incomparablement plus simples que toute autre combinaison de notes sonnant à peu près de même, et telle, par exemple, que fiu'i do sol, etc. Les séries considérées étant dissonantes, leurs notes, par déilnition, n'appartiennent pas à une échelle unique. On conçoit donc que la disposition de l'accord puisse influer sur le rattachement. Examinons brièvement quelle est cette influence.

296. Cas fa do sol. — I.cs sons entendus se réduisent aux termes extrêmes de deux échelles conjointes; l'os échelles peuvent sembler appartenir à deux gammes majeures, celle de/n ou celle de do, suivant que l'influence du géniteur {/a) ou du médiaire (do) sera prépondérante :

Kig. .90.

ft do BQl

Si l'accord se présente dans la disposition :

il évoque le cas des deux échelles d'une gamme binaire {voir ci-dessus, n" 269), et l'on rattache à la plus basse des deux échelles, c'est-à-dire au géniteur /a. Si l'accord se présente avec la disposition :

T».. -...Edellft SOI

') On |wul Aoaii supposer ((uc, tltms le caa de pui-e Lmagiimlion où l'Huditnui' if^iiarcniit le mode mineur et ne uiiimit absolument que lt> tniialilé majeure, le rattache mont de mi toi il so feiiiil forviiinent en do ninjenr. Exen^le :

196 CINOtJIBHE PABTIK. — RATTACHEHENTS.

il évoque le cas des deux échelles non toniques d'une gamme ternaire {voir ci-dessus, n" 276), et l'on rattache à l'échelle Ionique de la gamme, c'est-à-dire au médiaire do.

891. Cas fa la do mi sol. —Dans ce cas, les deux échelles conjointes ont leurs notes au complet. Si l'accord se présente dans sa disposition la plus simple, à l'état d'une série de notes en tierccp :

Fi«. 193.

on se trouve dans ie cas déjà examiné {voir n" 269) des doux échelles d'une gamme binaire, et l'on rattache à la plus basse, c'est-à-dire à fa. Mais, si l'on fait passer sol à ia basse, il cesse d'être interprété comme sommet de l'échelle do, et évoque l'échelle sol elle-même, en sorte que les notes ou échelles évoquées :

Fig. .94.

sont, d'une part, les échelles sol et fa disposées comme les échelles non-toniques d'une gamme ternaire, et, d'autre part, la note mi, médiante de l'échelle tonique de la même gamme. On se Irouve alors dans un cas assez semblable à celui qui a été étudié plus haut (Cas sol si ré fa la do, n" 276), et l'on rattache à do.

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