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ait à uns on et la mé leon ects de s’adresser toujours à la mémoire, éprouvail la nécessité d'une
méthode qui serait le point de départ de iaitements véritablement rationnels.
( est alors que Borelli imagina Ja doctrine se
mécanique d'après laquelle tous les actes physiologi- . AL
ques et pathologiques pouvaient être ramenés à un système de mouvement, de choc, de balancement, de pression, de détente. Pendant ce temps dyhibe
fondait la chimiatrie dans laquelle on emploie de pré-
férence les agents chimiques. Cette doctrine, dont Rhazès avait fourni les germes et dont Paracelse à Le tête des Spagyriques avait été le précurseur, attribuait
. à l’âcreté la cause des maladies. Cette âcreté pouvait | être acide ou alealine et se traitait par le médicament chimique opposé, ce qui simplifiait singulièrement la
thérapeutique mais était absolument insuffisant.
Un peu plus tard Baglivi essayait de ressusciter le strictum et le laxum des méthodistes, mais sa convic-
tion ne semblait pas très arrêtée, car il disait qu'on pouvait formuler sur les maladies et leur traitement, de nombreuses théories différentes, et que, si chacune
de ces théories représentait l'ensemble des observa- ‘
Uons connues, toutes pouvaient aboutir à la guérison.
C'était, comme on le voit, compliquer la question, en
voulant la simplifier. Baglivi mit au point l'étude de la révulsion des cantharides, ces mouches ardentes que le prudent Hippocrate employait déjà à l'intérieur contre l'hydropisie et dont les dangers et les services ont fait naguère l’objet d’une nouvelle discussion à l'Académie de médecine. Il redoutait le quinquina, lui préférant contre la fièvre intermittente le sel ammoniaque et la camomille, Cet homme qui voulait renverser l'empirisme, n'était qu'au fond qu'un empiriste rétograde,
CPAS
Boerhaave, son contemporain, se fit l'apôtre de la théorie ialro-mécanique dont nous avons parlé plus
haut. Dans sa jeunesse, ilétait affligé d'un ulcère à la
cuisse, contre lequel, pendant 4 ans toute les médications avaient été inutiles, c’est alors, nous dit Requin, qu'il imagina de se traiter avec de l’ürine contenant du sel en dissolution. De pareilles révélations augmentent notre impuissance à nous insurger contre les pratiques malpropres qui sévissent encore de nos jours dans les campagnes et dans les villes. Cela ne l’empêcha pas de devenir dans la suite un excellent praticien, ayant le culte de ses malades. EF cet inaugura-
teur de la clinique disait à ses élèves, au lit du patient
« attention. il s'agit de la peau humaine ». 1 admet-
tait un tempérament salé, un tempérament putride,
un tempérament huileux. On serait tenté de désirer ce dernier pour la machine humaine, mais d’après sa des-
cription, on reconnaît en lui Parthritisme c’est-à-dire
la condition dans laquelle l'organisme fonctionne le
moins bien. On rencontre encore d’autres contradic-
tions chez cet iatro-mécanicien ; sa médication qui semblerait devoir être tonique et stimulante est plutôt évacuante el débilitante, choisie parmi les purga-
tifs, la ‘diète, la saignée, les acalins et les surodiliques
et sipar hasard il s’en écarte, c’est pour faire de la thérapeuthique animiste, de la suggestion, du traitement
moral. Une maladie convulsive s’est glissée parmi les
jeunes gens de Harlem. Appelé en consultation : « c’est
l'imagination qui est blessée », affirme-t:l, et il fait
cesser l'épidémie en traitant imagination. | Pourcombattre la doetrineiatro-mécanique, G.Stahl
créa l’animisme, perfectionnement du preumalisme. ['2 admettait trois mouvements dans l’économie : cireu-
choisir les plus convenables, les plus utiles. C'est à
| PS ep } AVE - 20 AE | |
lion sécrétoire el cire rie Dr à dou ces mouvements pour en régler l'équilibre dans la santé el pour rectifier cel eo dans a maladie. Une telle
di ie de empiriques de son époque, avec Es de modération cependant, dans l'emploi des remèdes, et il faut lui rendre cette justice que, dans Ja fièvre, il repousse le quinquina qu il remplate Ph l'expectation FAR QE Le A PR RAUE à Lorsque nous aurons éhionne enfin le dynamis- SANS me organique de F rédérie Hoffmann, l'on comprendra que, si le xvu siècle n'a pas apporté | la doctrine atten- e due, il a du moins plusieurs fois tenté l'entreprise. RENE Pendant ce temps que. devenait l'empirisme ? De Bordeu(1) nous l’apprend : « Les rois, ‘avaient établi une commission royale do leur premier médeci fut toujoursle chef. Cette commission était destinée à à ramasser, à examiner les remèdes des ‘empirique et à
cette sorte d'école, de tribunal, ou bien des sources | “ faites pour y aboutir que sont sortis la plupart des ré
mèdes que nous employons aujourd’ hui: le mercure, 7 l émétique el divers sels neutres ; le quinquina, a 24 cuanha, le kermès et tant d'autres, qui ont enfin forcé les AE dans leurs retranchements. » L'ino- G culation de la petite vérole, à laquelle Aa vaceine dt Jenner allait bientôt succéder, s'étaittransmise à tra. vers les âges et les peuples, etmilady Montague l see fait pratiquer sur un deses enfant, l’importa ainsi de Constantinople en Angleter re. Ainsi se confirmait cet
(1) BORDEN, Loc. cit. ‘ 6 TE
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(al | AU SEE
aphorisme d'Hippocrate : « L'art se forme peu à peu.
il S'enrichil journellement de nouvelles découvertes, il ne peul étre au comble de sa perfection qu'après un ti nombre de généralions ».
: Deux médicaments se remarquent dans la théra- | peutique du xvu siècle : l'antimoine ou plutôt l'Émétique qui, après des attaques et des éloges passionnés, s’imposait définitivement à la matière médicale qe il continuera sans scandale à rendre des services à la
médecine, et le quinquinà qui fut connu en France en 1679. En prenant sa place à côté du spécifique de
Ja syphilis, le spécifique de ‘k impaludisme a contribué à élargir le royaume de l'empirisme dont il restera une des gloires jusqu'en 1882, époque à laquelle Ri- chard démontrera la nature parasitaire de la fièvre
# intermittente dont Laveran établira nettement la patho-
génie, transplantant ainsi l’abrisseau de la Comtesse du domaine de l'empirisme dans celui de la thérapeuboue pathogénique naissante.
La lutte contre l'empirisme n'avait pas beaucoup réussi, on le voit, au xvrre siècle ; les iatro-mécani-
- tiens, leschimiatres, lesanimistes et dynamistes avaient
complètement échoué dans leur tentative de substitution. Le xvrin® siècle se montra plus prudent, il ne provoqua pas le colosse et sembla même s’êlre résigné à vivre sous sa domination ; mais, dans le silence. il forgeait des armes invincibles dont le xixe sitele saurait se servir pour assurer le triomphe d’une thér apeutique nouvelle.
‘Leuwenhoek créait la canne dont Bichat se
servirait bientôt pour ouvrir le chemin d’une science ‘inconnue : l’histologie. Pendant ce temps, Haller Jetait les fondements de la physiologie et Lavoisier rétablis=
mr à
sait sur des bases inébranlables la chimie que Paracelse, avant lui, avait envisagé comme thérapeutiste, bien plus que comme savant. Les idées de Paracelse avaient porté leurs fruits, lexvure siècle allaitles recueillir car, à l’époque où Lavoisier formulait les lois de la chimie, un médecin remettait en honneur une médication dont le professeur de Bâle avait été le créaleur. Le médecin se nommait neorer et sa médication élait le magnétisme. É . Cependant la fin du siècle devait être marquée par une découverte de la plus haute importance : la vacei nalion, pratiquée pour la première fois par Jenner le 14 mai 1796. Fille de l'empirisme dont elle est la dernière gloire, la vaccination prend sa place à la tête des spécifiques, en même temps qu’elle ouvre les voies à une médication pour ainsi dire nouvelle : la thérapeutique prophylactique. Pius tard, sous l'influence des découvertes de la fin du xix® siècle, nous la verrons, au milieu des puissantes conquêtes de la thérapeutique moderne. aider à renverser la doctrine qui lui avait donné naissance.
Le xix° siècle profita dès le commencement, des travaux des siècles précédents. L'observation clinique établie systématiquement par Boerhaave agrandissait chaque jour ses conquêtes et multiphait ses moyens d'investigation, déjà en 1674, Th. Willis avait constaté la présence du sucre dans les urines des diabétiques, plus tard en 1726, Dekkers découvrait l'ale bumine desurines pathologiques, mais c’est Th. Laënnec qui, par sa découverte de l’auscultation, devait amener la clinique au point ou nous la voyons aujourd'hui. Son exactitude d'investigation restreignail déjà le champ de l’empirisme.
| - Sur ces entrefailes, Broussais imaginait la {héorie de l’excilation. D'après lui, 1 existe un seul agent pathogénique, l'excitation, ayant une double manifestation. Ainsi, l'excitation est-elle {rop faible”? elle con-. duit à la débulité, est-elle trop forte ? cela entraîne l’irrilalion. Dans sa thérapeutique, il semble avoir négligé la débilité pour ne s’occuper que de lirritation qu'il traite avec les médications débilitantes empruntées à l'empirisme.
En face de la doctrine de l'excitation, el, pour la combattre, surgit aussitôt une doctrine nouvelle l’homéopathie, dont le fondateur S. Hahnemann avait ainsi formulé l'essence : Similia, similibus curantuür. Ce précepte nouveau n’a plus aujourd'hui rien qui doive surprendre, puisqu'il se trouve réalisé par la vaccine, la sérothérapie et l’opothérapie, et ce serait un préjugé que de ne pas l’admettre. Quant à la thérapeutique du professeur d'outre-Rhin, nous avouons ne pas la connaître assez pour nous hasarder à en parleriei.
C'est alors que la thérapeutique donna naissance à des spécialités. Les succès de Mesmer tentérent certains praticiens, et l’on rechercha soigneusement parmi les médications oubliées, celles qui pourraient, le mieux sé prêter à un développement, à une systématisation complète, ainsi furent créés l'Aypnotisme, la métallothérapie, l'électrothérapie, la gymnastique, l'hydrothérapie, et d’autres encore qui furent portées à un haut degré de perfection.
L'emplois des anesthésiques : l'Ether inauguré par Jackson en 1846 et le Chloroforme par Simpson en 1847, en supprimant la douleur et en réalisant la résolution musculaire, facilita singulièrement la tâche du
ne traitements par la sérothérapie. MU Mad deux ans plus tard, le pansement anlisepti … Lister pourra lutter, Dis efficacement encore,
+ apprendre. la purulence e qe le fait de l'invasion
de son génie ont changé la face des choses, la chirui gie Jui doit sa résurrection et la thérapeutique sa transfi-
crééla pathogénie en découvrant et, en expérime
ns ts.
Mais cette Aie sera as ut
‘En 1866, le pansement oualé de nnte Het opposer : une barrière à à l'infection des blessures et des plaies el .
l'invasion microbienne. Car Pasteur vient de
bienne. | 4 ET PM AT AMAR
Les immortels UE de Dasieits ai déc
guration. En découvrantles microbes spécifiques, il a S
les virus atténués, il a fondé une thérapeutique n velle, la thér apeulique palhogénique. Grâce : aux à vaux féconds de ses savants disciples, lé difice élevé grandiose sous les veux de l humanité éme { el ravie. AU
Désormais, l'empirisme n'occupera plus que seconde place dans l'art de guérir, tandis que la FHÉRApEUTIQUE pathogénique, avec sa pharmacothérap ITR
1] F EU he \ )
ét ses deux médicätions nouvelles, la sérothérapie confirmée etl'opothérapie naissante, verra sa prépondérance s'affirmer chaque jour davantage el continuera à répandre sur le monde les bienfaits de son opportune intervention.