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‘4% Chaque fois qu'une doctrine naissante a ralliée ‘des partisans, il s’en est élevée à côté une autre, très différente ou même diamétralement contraire, qui souvent.a obtenu plus de suceès encore que la première.
»° ‘De toutes les médications ou médicaments célèbres, les uns, après avoir pendant des siècles excité l'enthousiasme des praticiens, sont tombés dans un juste oubli ; tandis que les autres, après bien des luttes et des controverses, ont pris et conservé-dans la thérapeutique ‘une place honorable et parfois prédominante.
6° Les médecins les plus célèbres de Lous les temps se sont livrés à Fétude de la matière médicale et à la préparation des médicaments.
7° Les créateurs de doctrines ont parfois été obligés, dans la pratique, de recourir à une:thérapeutique en contradiction avec leurs théories.
Ce qui nous amène à conlure que :
Le médécin doit avoirle respect de la tradition, en même-temps qu'il doit Se montrer curieux de toutes les médications nouvelles, de quelque côté qu'elles viennent ; en suivre les progrès et se tenir prêt à les appliquer ou à les rejeter, mais en apportant dans l'un comme dans l’autre cas une prudence intelligente et une sage réserve.
Si là fréquentation des malades est indispensable au praticien, la connaissance et la pratique des médicaments lui ést absolument utile, car on peut se servir d'un instrument avec d'autant plus d'habileté et de
précision qu’on le connaît mieux,
Ut Enfin, si, après mûre réflexion, 1l adapte une doc-! trine et s'en déclare l'adepte, le thérapeute doit consentir, chaque fois que cela devient nécessaire, à chercher, en dehors des théories qui lui sont chères, l'intérêt du malade qui lui a accordé sa confiance. |
Vu :
Le Doyen.