‹ Essai sur la liberté considérée comme pricipe et fi de l'activité humaineChapitre 32 sur 33 · NOIES · texte numérisé non relu

NOIES

.NOTE (bp), pajie 195.

(( Tant que les masses ont manqué de lumières ou de civilisation et que les craintes pour la vie et la propriété ont été vivement surexcitées, on traita toujours sévèrement les malfaiteurs. Mais dès que l'ordre triomphe partout et que la raison domine, les hommes commencent à apercevoir la véritable situation des criminels, c'est-àdire qu'une grande partie sont victimes des fausses conditions sociales, tandis que les autres ne sont entraînés vers Terreur que par les inclinations dont ils ont malheureusement hérité de la nature. »

(Vestiges de l* Histoire naturelle delà création,)

NOTE (bq)y page 195.

« Les successions multiplient, pour les hommes faibles, les diflicullés morales. » Sémancouk.

v26 ?iOTËS.

NOTE (br), page 196.

« Maintenant Tabolition de la peine de mort est réclamée avec cette sorte d'unanimité qui ne peut tarder de triompher, parce que c'est lunanimité des hommes qui ont la pensée sympatiiique de ce siècle. » Ballanghe.

NOTE (bs), page 197.

« U arrive au spectateur du supplice la même chose qu au spectateur d'un drame; et comme Favare retourne à son coffre, l'hoaune violent et injuste retourne à ses injustices, d Begcaria.

NOTE (bt), page 200.

« La peine capitale ne peut être tolérée dans l'organisation sociale qui va naître. Je n'en dour nerai que deux raisons. Tous les citoyens devant être appelés à coopérer aux jugements criminels, vous ne pourrez éviter que quelques-uns de ceux

qui seront obligés de remplir ces redoutables fonctions n'aient, avec le développement des opinions actuelles, une répugnance invincible à prononcer le sinistre arrêt qui va priver de la vie un de leurs semblables, ei le jeter ainsi tout à coup en la présence de Dieu; vous ne pouvez éviter que quelques-uns de ces citoyens, d'une haute conscience ou d'une conscience timorée, secouent, comme on est disposé à le faire, le joug de Fautorite, et, se croyant ainsi le droit d'examiner les limites du pouvoir de la société, lui refusent ou lui constituent celui d'ôter irrévocablement le repentir au coupable, et peut-être, chose affreuse à penser ! la persévérance à l'innocent, car c'est une grande dégradation pour un innocent condamné que de nier la justice. Il est évident que le juré qui ne voudra pas appliquer la peine de mort dans les cas prévus par la loi sera obligé de trahir sa propre conscience, de mentir à l'évidence du fait, ce qui est un très-grand mal,

parce que c'est une sorte d'immoralité qu'on ne se reproche point. »

Ballanche, Essai sur les institutions sociales.

iNOTE (bu), page 201 .

Je n'ai pu traiter ici les questions de détail, telles que la prison cellulaire, etc., etc. J'indiquerai seulement aux personnes que ces «questions intéressent l'épreuve d'un système vraiment humain faite à la colonie pénitentiaire et agricole de Mettray, par deux hommes de co^ir, MM. Demetz et de Courteilles.

NOTE (bv), page 204.

« On instruit les enfants à craindre et à obéir. On les excite encore à être copistes, à quoi ils ne sont déjà que trop enclins ; nul ne songe à les rendre originaux, entreprenants, indépendants. »

Vadvenargces.

NOTKS. r>'29

NOTE (/;.r), pago 205.

Je ne puis faire qu'indiquer ici, au courant de la plume, ce système de droits politiques gradués, subordonnes à certains examens progressifs, attestant non la capacité de l'impôt, mais celle du cerveau ; non une inepte et matérielle possession territoriale qui ne préjuge rien, mais la possession des notions nécessaires pour pouvoir se gouverner soi-même et prendre une part directe ou indirecte au gouvernement des affaires publiques.

NOTE (by), page 206.

« Ce n'est pas dans l'éducation commune que l'égoïsme a pris naissance; il est le triste et chétif avorton de l'éducation privée. »

BoNALD, Législation primitive»

^WE (bz), page 208.

On a calculé qu'en France, sur trente-trois

r»30 NOTES.

milliuiis (riiabilants, vingt huit ne reçoivent aucune éducation. L'éducation classique complète revient à une somme de dix à vingt mille francs; elle est par cela même inaccessible au plus grand nombre.

iNOTE (ca), page 209.

Ce résultat si désirable est ou partie obtenn dans les collèges aujourd'hui; ils rapprochent les pauvres et les riches, les nobles et les bourgeois. Maiis Tartisan et le laboureur n'y peuvent pénétrer. Le spectacle salutaire de la vie rustique y manque. Ces sortes d'établissements ne sont pas conçus selon un plan assez vaste. Leur principal défaut est d'être renfermés dans l'enceinte des villes.

NOTE (cb). pafçe 211.

«L'esprit de famille est un esprit de détail borné par les moindres minuties; au lieu que l'esprit public, attaché aux principes généraux, voit les

faits d'un œil sûr, les range chacun dans leur classe, et sait en tirer des conséquences utiles au bien du plus grand nombre. » BECCARfA.

NOTE (ce), page 212.

« Défaut d'instruction générale et élémentaire parmi les classes inférieures et laborieuses, défaut d'instruction spéciale et politique parmi les classes supérieures, telles sont, en résumé, selon nous, les deux causes capitales de Tinstahilité des gouvernements en France. »

Emile de Girarbtiw De V Instruction publique en France,

NOTE (ed), page 215.

Encore ferai-je observer que cette méthode de voyage se pratique dans la plupart des universités et des étabUssements particuliers de l'Allemagne. Le séjour de deux ans en Italie, accordé aux lauréats de l'Institut, rentre complètement d'ailleurs dans cet ordre d'idées.

r»Vi NOTES

NOTE (ce), pnfro 210.

(( Les chambres législatives, lorsqu'un ministre éclairé leur aura fait comprendre toutes les questions sociales que soulève celle de rinstruction élémentaire, ne refuseront pas Tallocation nécessaire pour qu'une école soit fondée dans chaqqe commune, que l'admission en soit gratuite et commune à tous comme l'entrée de réglise. »

Emile de Gir.vrdin, De l'Instruction publique en France.

M. de Girardin propose aussi rétablissement d'une sorte de bibliothèque mobile à Tusage des déparlements et des communes. Voir dans son livre De Vinstruction publique le développement de cette excellente pensée.

NOTE (cf), page 224.

H est assez curieux que les seules fois où l'on

ait daigné s'en souvenir en France, ç ait été pour leur trancher la lête. Je m'étonne qu'en général on n'ait pas trouvé de place à leur offrir entre Téchafaud et le trône.

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