‹ Essai sur la morale d'AristoteChapitre 77 sur 128 · Eth. Nie, VII, XIV, S.'Asl yàp — ovî: xà Çûov · texte numérisé non relu

Eth. Nie, VII, XIV, S.'Asl yàp — ovî: xà Çûov

i3G CHAPITRE IV.

on dire ' . L'homme change de plaisirs comme d'actions, parce qu'aucun objet ne fixe sa nature imparfaite et complexe : la divinité jouit toujours d'un plaisir unique, simple et pur comme son action, comme son essence. Au point de vue de l'homme purement homme, l'acte suppose le mouvement, mais il y a aussi un acte de l'immobilité, ÏG-L y.y.ï --r,i ù.v.ivr.ziy.t bio'/iiy. , il y a un acte qui ne sort pas de soi, qui est comme assis en soi, et c'est le meilleur, le plus puissant comme le plus doux : c'est celui de la divinité ' . Si dans la rég ion purement humaine règne la raison, Icyc;, ici, dans la région purement divine, règne l'intelligence, voie, et l'intelligence n'est pas seulement supérieure au raisonnement, Icyiay-ô:, dont les calculs et les laborieuses opérations semblent rétrécir et appesantir la pensée tout en l'aidant^; elle est supérieure à la raison même.

Le bonheur est d'ordre divin. Aristote lui applique les expressions qui semblaient réservées à la divinité \ C^ests. gueje bonheur est essentiellement dans la pensée pure : la pensée, la contemplation est, par elle-même, chose digne d'honneur, étant chose divine. Ce que Dieu est

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