MAMMIFÈRES
plumes :
oiseau:
Pour rendre sa table
iimaux a
^ Cette division quoiqe
• TC wrcS”
vertèbres munis de vaissea * que à chaque pas cet inco
demanderait un traité particulier sur chaque branche. Dans 'le cas de la Zoologie ainsi que de laPhytologie idioscopique, je me suis arrêté à ce point dans la table générale ; mais, pour donner un exemple de la manière dont ces bifurcations pourraient se prolonger, je vais indiquer ici les sources où l’on en a puisé les premières subdivisions.
La division de la Zoologie idioscopique sera nécessairement fondée, sur la considération de la nature des êtres qui en font le sujet. Sur cette base Duméril, dans sa Zoologie analytique, a poussé la classification des animaux jusqu’aux genres zoologiques, d’après la méthode bifurquée. Ses divisions sont exhaustives, à très peu d’exemples près ; ce dont on se convaincra facilement en parcourant son ouvrage, dont je transcris ci-conlre, N° I , le premier tableau. Le N® II est cette même classification adaptée aux branches d’art-et-science relatives aux différents objets distribués dans ce premier tableau. Les subdivisions ultérieures étant en général de peu d’importance comme sciences séparées, je ne crois pas qu’il soit avantageux de continuer plus loin leur nomenclature systématique, malgré les noms scienti-
Iü8 NOUVELLE CLASSIFICATION,
Piques qu’en ont reçus quelquesbranchcs éparses, telles qu’y4rac^wo/o^/e Osfréologie^^ Helminihologie^ , etc.
Quant aux sous-divisions de l’Idiophytologie, il paraît inutile de donner -à toutes ses différentes branches des noms systématiques, vu le peu d’importance pour nous de ces distinctions 4. J’ai transcrit ci-contre , N" III , le tableau des premières divisions des êtres memes d’apres la méthode de Decandollc. ^
* Arachnologie ^ de àpapnç» araignée^ et de Xoyoç, discours.
^ Ostréologie , de oarpcov , huître , et de Xoyoç , discours.
5 Helminthologie , de ’ûfjiivç-fxtvdoç , ‘ver intestinal , et de Xoyoç , discours.
^ Quelques branches ont pourtant déjà reçu des noms particuliers, tels que Mycologie.^ de puxvjç, champignon; Muscologie , de muscus, mousse ; Agrostographie , de Qtypwo’Ttç, gramine'e^ etypayrj, description; Astragalogie y de dcffrpayaXov, astragale , et ainsi de suite.
^ Lamarck et Decandolle , dans leur Flore française , ont classé les plantes de la France d’apres le système bifurqué,
/y/, page io8.
sans
cotylédons :
iTYLÉDONÉES
sans feuilles :
ÉES ACOTYLÉDONËES
, APHYLLES.
pétales
insères sur le calic
CALICIFLORESj
pétali
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Revenons maintenant à la branche coénbscopique, qui regarde les propriétés c’està-dire appartenant à tous, ou du moins à la plus grande partie des êtres qui en font le sujet. La division de cette branche devra donc être basée sur la nature des propriétés qu’on prend en considération, ou sur le point de vue sous lequel on envisage les êtres. Ainsi nous en séparerons d’abord tout ce qui regarde les changements qu’ils ont subis dans les temps passés, et nous établirons la
X\ IP Division , de la Coénozoologie en Coénozoologie prosthénoscopique ’ ou Prosthénozoologie , eten Coénozoologie paronoscopique = ou Paronozoologie.
La Prosthénozoologie ou Histoire animale
qu’ils appellent méthode analytique. 11 est à regretter que cette méthode, si commode pour les recherches des espèces, n’ait pas encore été étendue à la distribution de toutes les plantes connues.
‘ et ® P rosthënoscopique et Paronoscopique. Voy. page 100 , notes I et 2.
IIO NOUVELLE CLASSIFICATION,
renferme tout ce qui regarde Ja manière dont quelques animaux se sont multipliés et répandus sur notre globe , ainsi que tout ce que nous pouvons connaître de ceux qui en ont entièrement disparu. C’est à cette dernière partie de la Prosthénozoologie qu’on a donné, depuis peu, le nom de Paléozoologie^ . Le mot Oryctognosie'^ est quelquefois synonyme de laPaléologie, mais elle est prise plus souvent dans une acception un peu moins étendue.
XVIIP Division, de la Paronozoologie en Paronozoologie mérizoscopique^ ouMérizozoologie, et en Paronozoologie amérizoscopique. 4
Dans la première branche, qu’on étudie beau-
’ Paléozoologie , de -nraXcxtoç , ancien , de t^wov , animal, et de Xoyoç, discours.
= Oryctognosie, de ôpuxroç , enfoui ou fossile, 'et de yvw<7(ç, connaissance.
^ Mérizoscopique , de , je distribue , et de axoïrm,
je regarde.
^ A mérizoscopique, de l’a privatif, de pepl^ ,je distribue, et de axoTEw , je regarde.
coup maintenant , sous le nom de Géographie animale^ on considère la position relative des animaux dans les différentes parties de notre globe. La seconde branche a reçu plus particulièrement le nom de Physiologie animale , et regarde les différents organes ou parties des animaux considérés relativement à leur structure, leurs fonctions, etc.
La grande importance pour nous de la connaissance de notre propre corps relativement à celle des autres animaux m’engage à établir ici la
XIX® Division, de la Paronozoologie amérizoscopique en Paronozoologie anthroposcopique ' ou Anthropologie , et en Paronozoologie alogozooscopique^ ou Alogozoologie.
Le corps humain se présente à nos observations dans, deux états différents , qu’il est im-
’ Anthroposcopique ^ de «vQpwiroç, homme ^ et de uxoTrew, je regarde.
^ Alogozooscopique .) de aXoyov tiwov , animal., à Topposition de V homme , et de ffxomw, /e regarde.
NOUVELLE CLASSIFICIATION.
portant d’étudier séparément : d’abord en état de santé, ensuite en état de maladie. De là la
XX« Division, de l’Anthropologie en Anthropologie hygioscopique ’ ou Organologie ^ humaine, et en Anthropologie nososcopique ^ ou Nosologie^ humaine.
XXI® Division , de l’Organologie humaine en Organologie harmoscopique ^ ou Anthro-
* Hygioscopique , de ûyirîç , en santé ^ et de oxotteci) ije regarde.
^ Organologie., de opyavov, organe, et de Xoyoç, discours.
^ Nososcopique de voctoç , maladie et de (txotteci) jje regarde.
^ Nosologie, de voaoç, maladie, et de Xoyoç, discours. Ce mot est déjà reçu dans la langue médicale, ainsi que V Anthropologie , Y Anatomie , etc. Ces branches font partie de celles qu’on réunit sous le nom de Sciences Médicales ou de Hygiastique. Voyez ce mot à la Table alphabétique, où j’ai indiqué la place que doivent en occuper les différentes branches.
5 Harmoscopique , de àppbç, structure , et de ctxottew , je regarde.
NOUVELLE CLASSIFICATION. I l3
pographie’, et en Organologie cinésioscopique* ou Anthropodynamique. ^
La première branche regarde la structure et la forme des organes de l’homme, et a reçu quelquefois le nom ^ Anthroposomatologie : la seconde traite de leurs fonctions et de leur action réciproque , principes qui constituent essentiellement la propriété appelée vie.
XXII® Division, de l’Anthropographie en Apthropographie stéréoscopique 4, et en Anthropographie hygroscopique ^ ou Hygrotologie.
' Anthropographie de av9pw7roç, homme., et de ypaipw, je décris.
Cinésioscopique de x!'vyj(Tiç , mouvement., et de axomco je regarde. ‘
^ Anthropo dynamique , de av9pwiroç, homme, et de (îuvapiq, force , pouvoir , action.
4 Stéréoscopique , de arepeoç, solide , et de cxoitew ,7e regarde.
5 Hygroscopique , de ûyp'o; , liquide , et de axovics , je regarde.
Il4 NOUVELLE CLASSIFICATION.
Cette division est fondée sur le degré de consistance des parties du corps humain. Les organes solides font le sujet de la première branche, qui a reçu plus particulièrement le nom peu expressif à' Anatomie^ : on pourrait donner à la seconde , qui traite des organes liquides ou humeurs^ la dénomination monoépique à' Hygrotologie’^.
Ces deux branches devront être subdivisées selon la nature des organes qui en font le sujet: ainsi les médecins divisent l’Anatomie en Osteologie ^ et enSarcoîogie 4;et celle-ci en JY^ologie^, Splanchnologie Angiologie 7, Névrologie
* Anatomie^ de avaro/xy], dissection.
^ Hygrotologie , de vypÔTcei , humeurs , et de Xoyoç , discours.
^ Ostëologie , de octteov ^ 05 , et de Xoyoç , discours.
4 Sarcologie , de (Totpxoç, chair, et de Xoyoç, discours.
^ Myologie, de [mç, fxvoç, muscle , et de Xoyoç discours.
® Splanchnologie , de (TTrXayj^vov , entrailles, et de Xoyoç, discours.
7 Angiologie , de âyycTav, vaisseau , et deXoyoç, discours,
8 Nëvrologie , de veüpov, nerf, et de Xoyoç, discours.
NOUVELLE CLASSIFlCyVTION.
Dermologie^ ^ et ■rrichologie'^ . Presque toutes les branches d’Organologie, qui se rapportent aux différents organes du corps humain , ont aussi reçu des noms particuliers , tels que Céphalalogie Caî’dialogie 4, Cranologie Hématologie^^ ChylologieT, et une foule- d’autres qu’il serait trop long d’énumérer ici.
L’Alogozoologie peut suivre la même distribution que l’Anthropologie , et ses branches pourront être désignées par des noms analogues ; ainsi j’ai établi, dans la Table, les divisions suivantes :
' Dermologie ^ de peau, et de Xoyoç, discours.
2 Trichologie, de rp'tl, rpi-^oç , poil, cheveux , et de Xoyoç, discours,
* Céphalalogie , defxifxXv , tête , et de Xoyoç , discours.
4 Cardiologie , de xapSia, cœur, et de Xoyoç, discours.
® Cranologie , de xpaviov , crâne, et de Xoyoç, discours.
® Hématologie, de «Tpa, alfjtaroç, sang , et de Xoyoç, discours.
7 Chylologie , de chyle, ei de Xoyoç, discours.
Il6 NOUVELLE CLASSIFICATION.
XXIlIe Division, de l’Alogozoologie en Alogozoologiehygioscopique ouZoorganologie , et en Alogozoologie nososcopique ou Nosozoologie.
XXIV® Division, de la Zoorganologie en Zoorganologieharmoscopique ou Zoorganographie, et en Zoorganologie cinésioscopique ou Zoorganodynamique , ou, pour abroger. Zoodynamique.
XXV® Division , de la Zoorganographie en Zoorganographie stéréoscopique ou Zootomie , et en Zoorganographie hygroscopique ou Zohygrotologie.
La Coénophytologie sera partagée comme la Coénozoologie ; j’ai pourtant prolongé moins les ramifications de la première de ces branches, puisque l’étude des plantes est, peut être, moins importante pour nous que celle des animaux. Les noms étant aussi partout analogues à ceux que je viens d’oxpliquer, je vais simplement énumérer ici les divisions suivantes , que j’ai conservées dans la Table.
XXVI® Division , de la Coénophytologie en Coénophytologie prosthénoscopique ou Pros-
thénophytologie , c’est-à-dire Histoire végétale’, et en Coénophytologie paronoscopique ou Paronophytologie.
XXVIP Division , de la Paronophytologie en Paronophytologie mérizoscopique ou Mérizophytologie, et en Paronophytologie amérizoscopique ou Phytorganologie.
XXVIIP Division , de la Phytorganologie en Phytorganologie harmoscopique ou Phytographie , et en Phytorganologie cinésioscopique ou Phytodynamique.
Revenant maintenant à l’Anthropurgie, nous établirons la
XXIX® Division , de l’Anthropurgie en Anthropurgie holodymanique * * ou Dynamique = ,
’ Holo dynamique , de oAoç, en entier, et de Sivafxtç , pou~ voir) force, propriété.
* Dynamique, de duva/uiiç. Cette dénomination, dans le langage ordinaire, est opposée à la Statique, et l’on regarde quelquefois les deux comme désignant des branches de la Mécanique. Mais ce dernier mol est alors pris dans une acception
1 l8 NOUVELLE CLASSIFICATION.
et en Anthropnrgie stoéchiodynamique ' ou Chimie’.
L’art humain ne peut modifier les corps considérés en masse qu’au moyen du moiuernent. C’est cette dernière propriété qui fait le sujet de la première branche de l’Anthropurgie. Cette branche a été désignée par le nom de Dynamique ; celui de Mécanùjue lui a été également donné , mais il est plus souvent restreint à une partie seulement de cet art-et-science.
La branche stoéchiodynamique a pour sujet les modifications que l’homme fait éprouver aux parties élémentaires des corps, ainsi que les propriétés qui leur sont données au moyen
beaucoup plus étendue que celle qui lui est naturelle. Les propriétés qui font le sujet de la Statique appartenant aux êtres avant qu’ils aient subi aucune modification de la part de l’homme, cette branche d’art-et-science se trouve nécessairement comprise dans la Physiurgie.
’ Stoéchiodynamique^ de partie êlénienlaire ^
et de Juvapeç, /bree, propriété.
2 Chimie , mot dérivé , par les uns , de l’arabe ; par les autres, de yupoç.
nouvelle CLASSIFICATION. l 19
de ces modifications. Cette branche, depuis long-temps désignée par le nom de Chimie^ comprend la composition, décomposition, et recomposition des corps.
XXX® Division , de la Dynamique en Dynamique abarysomatique *, c’est-à-dire corps-impondérables-rcgardant ; et en Dynamique barysomatique =*, ou corps-pondérables regardant.
Les corps impondérables connus ou supposés sont au nombre de quatre : la lumière, le calorique, le fluide électrique, et le, fluide magnétique. La partie de la Dynamique qui regarde les deux premiers a reçu le nom à'Optiqi^e. Les deux autres n’entrent dans le domaine de la Dynamique qu’en tant que leur production on leur modification demandent des opérations mécaniques, telles que la friction, etc.
XXXD Division , de la Dynamique abaryso-
’ Abarysomatique ^ de l’a privatif, de ^apùç, pesant, et de acôpa, corps.
B ary somatique, de Popùç , pesant, et de awfux, corps.
120 TSOIIVELLK CLASSIFKjATlüNr
matique en échoscopique ‘ ou Acoustique^, et en ancchoscopique® ou Mécanique.^
La première branche regarde \c.svibrations àcs corps, c’est-à-dire l’espèce de mouvement qui produit la sensation du son, A la seconde se rapportent toutes les autres espèces de mouvement que l’homme peut communiquer ou modifier.
Tout l’objet de la Mécanique se réduit à la résolution du problème suivant :
Un corps étant mis en mouvement par un premier moteur quelconque, construire un appareil qui communique à un autre corps ce mouvement, dont on modifie la direction, la continuité ou le degré de vitesse selon l’objet particulier que l’on a en vue, et cela avec le moins de perte de force possible.
* Echoscopique , de son^ et de axo'niîù ■) je regarde.
2 Acoustique , de àxouetv, entendre.
^ Anéchoscopique, de !’« privatif, de je regarde.
^ Mécanique , de fiYiyavv^ machine.
NOUVELLE CLASSlFlCATiON. 121
Cet appareil, quel qu’il soit, est nwç. machine^ en grec de là le nom de Mécanique
donné à cette branche d’art-et-science.
Pour rendre cette définition plus claire, et pour en bien faire sentir l’exactitude , il paraît nécessaire d’examiner ici, avec quelques détails, les principes sur lesquels elle est fondée, les idées qu’on entretient à ce sujet étant souvent confuses et inexactes.
Il existe dans la nature un certain nombre de causes de mouvement dont les unes agissent continuellement, sans aucun secours de la part de l’homme, et dont les autres demandent une opération préalable de l’art-et-science humaine pour les mettre en action. Ces causes de mouvement sont appelées premiers moteurs. On trouvera dans la note ci-dessous une liste de celles dont on a déjà fait usage , ou qui pourraient être employées en Mécanique avec plus ou moins d’avantage . ‘
’ Ces premiers moteurs sont :
i” ItExertion animale , y compris V Exertion humaine^ Ce premier moteur est le plus fréquemment usité.
L’action de ces différents moteurs est constamment opposée par l’action contraire, directeou indirecte, et plus ou moins forte, d’une
2® La Croissance végétale. Malgré les effets qu’on lui volt produire, tels que le soulèvement de pierres, le renversement de murs, etc., par la croissance de racines d’arbres, ce moteur agit avec tant de lenteur qu’il serait trop faible pour être employé avantageusement par le mécanicien.
3° Le Vent. Employé avec grand avantage dans les moulins à vent, les voiles des vaisseaux , etc.
4° La Chute d’eau. Elle provient de l’attraction de gravité, et fournit une grande force.
Dans les autres cas où l’on fait agir l’attraction de gravité, comme dans la machine à enfoncer les pilotis, le tourne-broche, etc., elle ne donne aucune augmentation de pouvoir j il faut toujours une opération préalable d’un autre moteur agissant en sens contraire avec une force au moins égale.
'ô° Mouvements d' Elasticité ou Attractions et Répulsions élastiques. Toutes les fois que l’on considère l’attraction de cohésion, et la répulsion correspondante, comme moteurs., elles reçoivent le nom à'' élasticité ; quand on ne regarde que la résistance qu’offre cette espèce d’attraction, elle est appelée Attraction de cohésion. L’élasticité de la vapeur d’eau agit avec une grande force dans la machine appelée, pour cette raison, machine à vapeur. L’explosion de la poudre à canon est aussi produite par l’élasticité des gaz qui se dégagent par sa décomposition. Dans ces deux cas , il ne faut qu’une opération chimique peu Importante pour faire agir ce moteur:.
OU plusieurs de ces causes de résistance appelées attractions. Le degré de résistance qu’un mo-
mais il n’en est point ainsi pour l’élasticité d’un ressort; il faut , pour le monter , l’action préalable d’un autre moteur qui lui soit au moins équivalent en force.
6” Mouvemenis de capillarité. Ils proviennent de l’attraction capillaire, et sont si faibles qu’ils seront toujours à peu près inutiles au mécanicien. Le gonflement d’une éponge , par l’absorption de l’eau , est un exemple de mouvement produit par ce moyen.
7° Mouvements électriques , et Mouvements magnétiques. Ce sont encore des moteurs dont l’utilité est à peu près nulle, à cause de la dépense de force qu’il faut pour les mettre en action, et qui est au moins égale à la force qu’on gagnerait par leur moyen.
9“ Mouvemenis d’expansion et de contraction de solides. Ces mouvements sont causés par des variations dans le degré de chaleur ou dans le degré d’humidité. Les premiers sont trop faibles pour être utiles. Quant aux autres, l’Expansion par humidité du hols, par exemple, est employée souvent pour détacher les pierres à meules et autres grosses pierres.
10° Mouvements d’ expansion et de contraction de liquides. Iis sont causés par des variations dans le degré de chaleur, et paraissent encore à peu près Inutiles au mécanicien ; les mouvements thermométriques en offrent un exemple.
11“ Mouvements aérobariques ou barométriques , pro-
tcur peut vaincre dans un temps donné est
appelé la force de ce moteur.
L’attraction de gravité étant la seule de ces attractions qui agisse d’une manière régulière est aussi la seule qui peut servir de mesure à la force d’un moteur. Ainsi la force d’un moteur est en proportion, soit du poids qu’il élèvera à une certaine hauteur dans un temps donné, soit du temps qu’il mettra à élever à cette hauteur un poids donné, soit de la hauteur à laquelle il élèvera un certain poids dans un temps donné ; car le moteur qui élèverait un quintal à un pied de hauteur dans une minute serait absolument de la meme force qu’un autre qui élèverait le poids d’une livre à cent pieds de hauteur dans le même temps , ou qui élèverait cent quintaux à un pied de hauteur dans cent minutes, en supposant toujours que, dans chaque cas, toute la force du moteur agit d’une manière convenable pour produire cet effet.
venant des variations dans la pressure atmosphérique. On faisait voir, il y a une quarantaine d’années, dans le musée de Coxe, le prétendu mouvement perpétuel d’une pendule qui se montait au moyen des variations d’un gros baromètre.
Tout ce que peut faire la Mécanique , c’est de modifier la direction, la vitesse ou la continuité du mouvement de manière à ce que le moteur perde le moins possible de sa force ; car toujours il en perdra par la friction, qui a plus ou moins lieu dans la machine la mieux construite.
XXXII® Division , de la Chimie en Chimie embioscopique ' ou organique , et en Chimie abioscopique ou inorganique.
XXXIIP Division, de la Chimie organique en Chimie zooscopique ou animale , et en Chimie azooscopique ou végétale.
La Chimie inorganique renferme tout ce qui regarde la production des substances impondérables, en tant qu’elle a lieu par la décomposition des corps dont ces substances font partie, ainsi que leur modification et leur réunion avec d’autres corps. Cette branche renferme aussi la considération des moyens de composer, de décomposer et de recomposer les différents corps
' Enibioscopique ^ abioscopique ^zooscopique azooscopique. Voy. ci-dessus pag g6, io4 et io5 , notes.
pondérables inorganisés. La Chimie oi'ganiqiie au contraire se borne à la décomposition, la structure des corps organisés étant beaucoup trop compliquée pour que Tart humain puisse jamais espérer de l’imiter.
Jusqu’ici, dans la division de l’Anthropurgie , nous avons considéré la manière dont agit l’art humain. Maintenant il se présente un autre point de vue sous lequel on peut envisager le même sujet , savoir si les produits de cet art-et-science sont ou ne sont pas déjà appliqués aux usages ordinaires de la vie par le moyen d’arts- etmétierset de manufactures établies commercialement. Dans le premier cas , la division est basée sur la nature du sujet de la science ; dans le second, sur celle de l’objet de l’art.
XXXIY® Division, de l’Anthropurgie en Anthropurgie anapirique ’ ou Anapirologie, et en
' Anapirique , de àvaTrttpfxoç expérimenlal. Le mol depuis long-temps introduit dans nos langues, avait bien dans son origine la même signification ; mais il a été long-temps restreint à la désignation d’une secte de médecins qui se conduisent par l’expérience seule sans le se-
Anlhropurgie catastatique * ou Technologie
La première de ces branches a été quelquefois désignée par le nom mésexpresslf Philosophie expérimentale. Le mot Technologie que j’ai conservé à la seconde branche est déjà très usité.
Cette division de l’Anthropurgie est fondée sur la nature de l’objet de l’art comme la 29e l’est sur la nature dû sujet de la science. L’objet de la Technologie est la préparation ou confection d’objets applicables immédiatement au but de procurer le plaisir ou le bonheur, ou de préserver contre la douleur ou le malheur. Celui de r Anapirologie est la recherche des moyens de faire ou de préparer de nouçeaux objets qui
cours d’une portion suffisante de science. Il renferme donc une espèce de blâme qui le rend impropre à l’usage actuel. Le mot anapirique que je lui ai substitué était aussi en usage parmi les Grecs.
' Calastalique , de xoûtxaloirtxh^ , regardant ce qui est établi.
^ Technologie , de , art , et de Xoyoç, discours.
puissent s’appliquer à ce but , ou bien de faire subir à ceux qu’on emploie déjà de nouvelles modifications qui les rendent plus propres au même but.
On voit donc que cette 34® division n’est pas subordonnée à la 29® , mais qu’elle lui est coordonnée, c’est-à-dire que toutes les deux sont faites sur le même ensemble, mais puisées dans de différentes sources. Chaque branche de la dernière peut donc également renfermer une partie de la Chimie et une partie de la Dynamique. Malgré cette irrégularité, j’ai cru devoir insérer cette double division dans mon tableau, vu son utilité pour la pratique, et parce que les dénominations sont déjà établies pour en désigner les branches. Il est vrai qu’à mesure que les produits de la première branche deviennent des objets de commerce , ils passent continuellement dans le domaine de la seconde ; mais la justesse des dénominations qui leur sont données n’en reste pas moins toujours la même. ’
’ On pourrait faire une troisième division de rAnlhropurgie en prosthénoscopique ou temps-passé-regardant , et en paronoscopique ou temps-présent-regardant : la première branche renfermerait l’Archéologie , ou ce qui
Si l’on avait occasion de continuer la subdivision de l’Anapirologie ou Philosophie expérimentale, cette branche pourrait être, comme l’Anthropurgie en général, partagée, selon la nature des moyens employés dans l’exercice de l’art, d’abord en holodynamiquù cl en stoéchiodynamiqiœ, et ainsi de suite, comme on le voit ci-dessus, page iiy.
Quant a la Technologie , la subdivision bifurquée de cette portion si importante du champ ontologique serait susceptible d’une grande extension; mais cette opération m’entraînerait trop loin de mon but actuel et alongerait trop la table généi'ale pour que je puisse y réunir le résultat de cette opération. Je vais donc seulement indiquer quelques unes des sources variées de division, par la combinaison desquelles Userait facile de se frayer des chemins, en tous sens, à travers le vaste champ de la Technologie. '
regarde les antiquités , ce nom désignant les produits des arts usités chez les anciens. La seconde branche se diviserait comme ci-dessus.
M. Bentham s était borne à exposer dans une note qucl-
lüo NOUVELLE CLASSIFICATION.
La première division pourrait être basée sur la considération de la propriété A^être en vie , propriété qui appartient à quelques uns des êtres dont s’occupe le technologiste , et non aux autres. Cette distinction me paraît d’autant plus convenable, que l’action de l’art humain s’exerce d’une manière très différente sur ces deux cla.sses d’êtres. A l’égard des êtres vivants, le pouvoir de l’homme se borne à leur éducation , c’est-à-dire à faciliter indirectement telles opérations de la nature, qui peuvent contribuer au but général de la Technologie ; car toute opération de la part de l’homme qui aurait pour objet direct de changer la forme on la nature de ces êtres détruirait pour l’ordinaire leur vie et les exclurait ainsi du sujet de ces branches. Les corps, au contraire, qui rentrent dans la seconde classe , celle des êtres non vivants, peuvent éprouver des modifications de la part de l’homme d’une manière bien plus di-
qiies ùnes de ces sources de division. J’ai cru devoir développer cette partie en l’insérant dans le texte ; mais je n’ai pas été assez assuré de la justesse de mes vues pour oser réunir au tableau général la division systématique de ce champ si vaste et si compliqué.
NOUVELLE CLASSIFICATION. l3l
recte, puisqu’un changement dans leur forme n’entraînerait pas nécessairement d’altération dans leur nature et que leur décomposition ne les priverait pas des caractères qui distinguent la classe dont ils font partie. Ces deux branches de la Technologie, quoiqu’elles soient si généralement étudiées et pratiquées séparément, n’ont point encore reçu de noms distinctifs fixes et appropriés. On s’est bien servi quelquefois des \eTTixe.s AgjicuUure , Agronomie, Economie iiirale , pour désigner la branche d’art-etscience qui a pour sujet l’éducation de tous les êtres vivants, à l’exception de l’homme, tant les animaux que les plantes ; mais dans ces cas, la signification ordinaire et naturelle dec es mots, celle des deux premiers surtout , a été considérablement étendue. Quant au troisième, outre son inexp'ression, il a l’inconvénient d’être aussi biépique. On pourrait appeler la branche qui regarde les êtres vivants , et le nom de Somaturgie^ peut-être assez bien
adapté à l’autre.
> Biopédie , de (iioç , vie , et de , éducation.
^ Somaturgie , de crwf/a , corps , et de ’zpyo'j. ouvrage, travail.
i32 nouvelle classification.
La Biopédie se diviserait très naturellement en AiUhroposomatopédie \ en Zoopédie'‘^ et en Phylopédie L’Anlhroposomatopcdie ne comprend que l’éducation du corpsde l’homme, tout ce qui regarde son esprit appartenant au domaine de la Pneumatologie; elle se divise en Prophylactique 4 ou art de préserver la santé , et en Thérapeutique ^ ou art de rétablir la santé. La Prophylactique renferme la Cosmétique ^ ou art d’embellir le corps : la Thérapeutique se divise en Thérapeutique mécanique ou Chinij'gie 7, et en Thérapeutique chimique. La Phy-
* Anthroposomalopédie , de «vQpwTro; , homme , de ffw/jta , corps , et de Traiiîeta , éducation.
Zoopédie , de ^wov , animal., et de , éducation.
Le mot Alogozoopédie serait plus exact , mais trop long.
^ Phylopédie , de yurov , plante^ et de -Kouâda , éducation.
'* Prophylactique , de TrpwvlâGau» , je préserve,
5 Thérapeutique de Bspcuncvoy , je guéris.
® Cosmétique , de xocgio) , j’embellis.
^ Chirurgie, de j^Etp , main., et de tpyov, ouvrage, travail.
NOUVELLE CLASSIFICATION. l33
topédie a été plus particulièrement appelée Agriculture * ou Agronomie' , et renferme aussi le Jardinage. Plusieurs branches de la Zoopédie ont aussi reçu des noms particuliers : ainsi le Manège est Fart de dresser les chevaux, V Hippiatrique ^ est Fart de les guérir , V Art ve'térinaire comprend la guérison des maladies de tous les animaux en général ; ainsi de suite.
Les différentes branches de la Somaturgie sont très variées, quoique souvent très rapprochées ; elles se confondent même dans un grand nombre d’opérations. Leur division, d’après le principe bifurqué, tout utile qu’elle pourrait être, deviendrait, en même temps, un travail long et difficile. Ce champ, d’ailleurs, s’accroît dans une proportion plus grande, peut-être.
* Agriculture , de figer, champ, et de cultura, culture
^ Agronomie , de àypoç , champ , et de vojuioç , loi.
^ Hippiatrique, de tTcxo; , cheval , et de («Tptxïi , médecine.
l34 NOUVELLE CLASSIFICATION,
que toute autre partie du domaine de l’Ontologie ; car, tous les jours, l’homme approprie à son usage de nouveaux objets, ou bien fait éprouver de nouvelles modifications à ceux dont il se sert déjà.
Une première source de division de la Somaturgie pourrait se tirer de la considération de l’emploi plus ou moins immédiat que l’on peut faire de ses différents produits. Sous ce point de vue, la matière brute et le travail achevé sont les deux extrêmes, entre lesquels il existe une infinité de degrés intermédiaires. Avant qu’un objet puisse donc être utilisé immédiatement par l’homme, il faut qu’il passe par un nombre plus ou moins considérable de ces différents degrés, et qu’il subisse. un nombre correspondant d’opérations successives. Lorsque le but d’une branche de la Somaturgie est la confection d’un objet qui ne demande qu’un petit nombre de ces opérations, quelle que soit d’ailleurs sa proximité à l’utilité, cette branche reçoit, dans le langage ordinaire, les noms èé Art inclusiriel ou ôi Art et Métier. Lorsqu’au contraire le nombre de ces opérations nécessaires à la confection de l’objet est considérable , et qu’elles sont toutes regardées
comme appartenant à la même branche , et rassemblées dans le même établissement, l’ensemble de ces opérations, ainsi que l’établissement où elles se font, reçoivent le nom de Manufacture ou de Fabrique
Parmi les branches somaturgiques dont les produits sont applicables immédiatement au but général de la Technologie, et qu’on pourrait qualifier de branches primaires ou du premier ordre , on peut distinguer celles dont les produits sont employés au soutien de la vie et à l’entretien de la santé, et celles dont l’objet est de garantir le corps humain contre tout ce qui peut le mettre dans un état de peine ou de malaise corporel ou de lui procurer un plus grand degré d’aise corporelle.
’ Il n’existe point de terme dans la langue française qui désigne indistinctement tout établissement destiné à l’exercice d’une branche de la Technologie. Le russe est même peut-être le seul qui offre cet avantage. Dans cette langue, le mot zas/od^ avec l’addition de l’adjectif approprié à chaque cas , peut s’appliquer tout aussi bien à un haras de chevaux qu’à la boutique du savetier, ou à la manufacture la plus compliquée.
* On dit d’ordinaire peine physique lorsqu’on parle de
l3G NOUVELLE CLASSIFICATION.
Sous la première de ces branches se rangerait : i” la Siliosceuastiquc * ou préparation d’aliments, renfermant la Cuisine , l’Art de préparer les boissons et liqueurs , l’Art du Boulanger, du Pâtissier, etc.; 2,“ la préparation des médicaments, qui sont chimiques ou mécaniques. Les premiers font le sujet de la branche appelée Pharmacie ou Pharmaceutique *. La préparation des médicaments mécaniques renferme l’Art du bandagiste, etc.
On pourrait diviser la seconde classe de branches primaires de la Somaturgie d’après la nature de leur objet , qui est, ou de garantir contre le malaise , ou bien de procurer V aise corporelle. Cette distinction, qu’on pourrait exprimer par les termes Odynothétique et Hcdo-
la peine corporelle par opposition à la peine morale ou mentale y mais cette expression est très inexacte , l’esprit étant une production tout aussi naturelle que la matière.
‘ Sitiosceuastü/ue , de aTra , aliment., et de o-xEuaS^w, 7 e prépare.
^ Pharmaceutique , de <pappax£UT(Xï? , dérivé de tpocppaxov , médicament.
NOUVELLE CLASSIFICATION. iSy
nistique', est moins exacte et précise, il est vrai, qu’il ne serait à désirer, puisque la peine et le plaisir n’étant que des termes relatifs, l’absence de l’une est ordinairement suivie de la présence de l’autre. Cependant leurs proportions respectives dans l’objet des deux branches dont il s’agit maintenant pourront peut-être autoriser l’emploi de cette considération comme source de division dans ce cas , comme dans celui de la Pathoscopie, dont je parlerai plus bas.
Pour la subdivision de la branche Odynothétique , il faut considérer la source de la peine ou malaise ^ contre lequel il s’agit de se garantir. Si cette peine est physiurgique ou causée par la nature, on doit rapporter à la branche correspondante de la Somaturgie la construction des abris, tels que maisons, parapluies, habillements , etc. , et celle des paratonnerres ,
• Odynotliélique et Hédonistique. V oy. plus bas, pag. iSg, notes 1 et 2.
^ Il est évident que je ne parle ici que de la peine corporelle , tout ce qui a égard à la peine morale ou spirituelle se rapportant à la Pueumatologie.
l38 NOUVELLE CLASSIFICATION.
parasols, paravents, et ainsi de suite. Si la peine ou le malaise est anthropurgique ou artificiel, on doit y rapporter la construction d’armes offensives et défensives, l’art militaire, celui des fortifications, etc. A la branche Hédonistique, dont le but est simplement de procurer ou d’augmenter l’aise , on doit rapporter la confection de tous objets de luxe, ameublements, ornements, instruments d’Optique, etc., ainsi que \diPhonique ou Phonotechnle^ qui comprend la fabrication d’instruments de Musique.
Quant aux branches secondaires de la Somaturgie , leur but ne peut être que la confection d’objets nécessaires ou utiles à l’opération des branches primaires. Ces objets se partageraient assez bien en deux classes , les insirumenis et les matériaux; division qui s’appliquerait, surtout, aux branches mécaniques; car, dans les branches chimiques, les deux classes se confondraient trop souvent pour que leur distinction puisse être avantageuse.
Aucun objet ne peut servir au but auquel il est destiné, avant d’être arrivé au lieu convenable à son emploi. L’importante série A^smoyens
NOUVELLE CLASSIFICATION. iSg
de transport devra donc se ranger parmi les instruments somaturgiques, etpourraitsc subdiviser en instruments fixes ou stationnaires , savoir, chemins, canaux, etc. , et en instruments mobiles ou machines de transport. Cette classe en comprendrait encore trois autres, les ï^oitures ou machines de transport terrestres, aisseaux
ou machines aquatiques, et les Ballons ou machines aériennes. Une autre distinction qu’on pourrait établir dans ces cas, c’est entre la construction des machines de transport, et l’application des moteurs physiques à leur mise en action. Ainsi, dans le cas des machines aquatiques, cette dernière branche a reçu le nom de Navigation. La plupart des moteurs physiques dont j’ai donné le détail ci-dessus, en parlant de la Mécanique , sont aussi applicables au but dont il s’agit actuellement.
Les matériaux sur lesquels le technologiste opère se divisent naturellement en deux classes, les débris des êtres organisés, et les corps privés de toute organisation. Cette distinction me semble autorisée par la différence dans la manière dont l’art humain agit dans les deux cas. Les corps qui ne servent à leurs buts qu’en tant qu’ils conservent leur organisation de-
mandent une opération distincte, destinée à résister à l’influence des objets extérieurs, qui tendent toujours à les détruire : opération bien moins importante et souvent inutile dans le cas des coi'ps Inorganisés.
Les débris d’êtres vivants proviennent d’animaux ou bien de plantes. De là, la division de la branche de Somaturgie qui regarde leur préparation et modification, en. deux classes, qu’on pourrait appeler Zoogenurgie > et Phytogénurgie
Les principaux corps zoogènes qui jusqu’ici ont été soumis à l’opération de l’art humain sont ; 1° Osseux, tels que os, corne, ivoire, écaille, coquille, coraux, etc. ; Membraneux , tels que crins, pelleteries, hoyaux, etc.; '6° Filamenteux: cuirs , poils , laines, soies ^ etc. ; 4° Cliamus ou Graisseux : huiles et graisses animales. Parmi les
’ Zoogenurgie , de , animal , de yao/xai , provenir , et de cpyov , travail.
2 Phytogénurgie, de «purov , plante, de yivopai , provenir, et de cpyov, travail.
NOUVELLE CLASSIFICATION. l4l
phytogènes on peut distinguer : i° les corps Ligneux et Corticaux : bois, écorces, osiers, pailles, etc.; a" les Filamenteux : fils, cotons, etc. ; 3° les Gommo-résineux ; gommes, caoutchou, résine, poix, etc.; 4” les Liquides, tels qu'huiles essentielles et fixes , esprits , etc.
L’opération de l’art humain sur les corps inorganisés, ou V Anorganurgie\ est mécanique ou bien chimique, selon que le but est d’en modifier la forme ou la nature. La première classe se subdiviserait encore en deux autres, suivant que les corps qui en font le sujet sont en état liquide ou solide. La première branche a déjà reçu le nom (ii' Hydrotechnique , et renferme V Hydraulique et V Architecture hydraulique; à la seconde branche on devra rapporter les arts du Lapidaire àn Tailleur de pierre, du Sculpteur en pierre et en marbre, etc. , la fiorgerie de minéraux et un grand nombre d’arts ana-
’ yénorganurgie , de !« privatif, de opyavov , organe, et de l'pyov, ouvrage. A cette branche doit aussi se rapporter l’extraction d’alkalis et d’acides végétaux et animaux, ces substances n’étant produites que par la désorganisation des corps dont elles proviennent.
i42 nouvelle classification,
logues. La vitrificaiion, la fabrication de teinlures^ de savons^ la préparation de ciments, la fonte c.lcomposition àamétaux^ serviront d’exemple de branches chimiques de l’Anorganurgie.
Pour revenir maintenant à la Pneumatologie. nous établirons la
XXXV® Division , de la Pneumatologie en Pneumatologie nooscopique * ou Noologie, et en Pneumatologie anooscopique * ou Anoopneumatologie.
Le terme Noologie désigne bien la première branche , qui ne considère l’esprit que par rapport à la partie intellectuelle de la machine animale , y compris ses différentes opérations et facultés détaillées ci-dessus chapitre II ; comme, par exemple, la perception, la mémoire, le jugement, \e. raisonnement , etc. Cette
* Nooscopique , de vooç , âme ou esprit humain , et de axoTTtto ,je regarde.
^Anooscopique, de l’a privatif, Ae moç ^ esprit , et de ax'3vlu>,je regarde.
branche a aussi reçu les noms di Idéologie * et de Logique, pris tous les deux dans leur acception la plus étendue.
XXXVI® Division, de la Noologie en Noologie prosthénoscopique ou Histoire noologique, et en Noologie paronoscopique ^ ou Parononoologie.
La première branche comprend l’Histoire ou Chronologie des connaissances humaines, c’està-dire des progrès qu’a faits jusqu’ici l’esprit humain dans l’exploitation du vaste domaine de la pensée et de l’action.
XXXVIP Division, de la Parononoologie en Noologie plasioscopique ^ ou Logique et en
‘ Idéologie^ de \^ioL, idée ^ et de Xoyoç, discours.
2 Prosthénoscopique et Paronoscopique. Vojez page 100, notes I et 2.
^ Plasioscopique ^ àe Jormation, et de axomw ,
je regarde.
Logique , de Xoyixïj , dérivé de X/y» , je parle.
l44 NOUVLLLE CLASSIFICATION.
Noologie coenonésioscopique ’ ou Coénonésiologie.
A la Noologie plasioscopique, c’esl-à-dire formation-regardant^ se rapportent l’art de penser et la science correspondante, qui traite de la formation seule des idées , sans egard à leur communication. L’idée que différents auteurs ont attachée au mot Logique n’a jamais été aussi fixe et déterminée qu’on pourrait le désirer; mais, dans une au moins de ses acceptions , ce mot est synonyme de la Noologie plasioscopique. La branche coénonésioscopique , qui regarde la communication des idées , est désignée quelquefois par le terme Elocution et Belles-Lettres.
La Coénonésiologie a pour but la communication simple des idées, ou bien son objet est d’influer en même temps sur les affections. De là, la
XXXYIIP Division, de la Coénonésiologie en
* Coenonésioscopique f de Mivw'jéù) , je communique , et êc cxom'w , je regarde.
Coénonésiologie aplodidactique ‘ ou Grammaire, et en Coénonésiologie pathégéré tique “ ou Rhétorique.
Si la signification ordinaire du mot Grammaire^ n’a pas toujours exactement la même étendue que celle de la Coénonésiologie aplodidactique, elle s’y trouve du moins comprise. Quant à la Coénonésiologie pathégérétique , elle est la même que la Rhétorique dans l’acception ordinaire de ce mot.
On doit rapporter à la branche aplodidactique ou à la Grammaire les règles relatives aux rapports fixes qui ont toujours lieu entre
’ Aplodidactique^ de àirXôJç , simplement^ et de (îj^axTixoî , qui instruit.
^ Pathégérétique , de irôcdoç, passion, et de èyetpw , j’excite.
^ Grammaire , de ypigga. , écrit, lettre. On a improprement étendu quelquefois la signification de ce mol à tout ouvrage destiné à enseigner quelque branche que ce soit d’art-et-science; ainsi on a àit , -Grammaire de Géographie , Grammaire de Mécanique , etc.
les mots employés pour la communication de la pensée , quels que soient , d’ailleurs , le but et l’occasion de la communication et la nature des pensées communiquées. Elle regarde l’expression poétique ou l’art de la V^ersifcation aussi-bien que l’expression en prose. A la Pihétorique ‘ se rapportent les règles relatives au choix à faire de mots, ou de combinaisons de mots, lorsque le but de la communication est d’influer sur les affections, soit dans un état de tranquillité, soit dans cet état de force et de trouble que l’on appelle passions.
Les mots et combinaisons de mots regardés comme propres à ce but sont nommés dans les livres d’instruction figures de Rhétorique ; mais, dans les listes que l’on donne de ces figures, on en voit beaucoup qui s’appliquent plutôt à l’imagination qu’aux affections, et on en trouve d’autres encore qui , sans se rapporter ni à l’une ni à l’autre de ces deux classes, sont regardées comme propres à la communication simple de la pensée, par le moyen à'associa-
’ Rhétorique , àe priruip ^ orateur. Voyez ci-après dans lo texte.
ÿiOUVELLE CLASSIFICATION.
tiojjs indirectes , c’est-à-dire par des idées accessoires associées à l’idée principale.
Les rapports que j’ai établis ci-dessus entre les mots Grammaire et Rhétorique parais- . sent être ceux que leur ont donnés tous les auteurs, depuis le plus ancien des Grecs dont les ouvrages nous restent, jusqu’à nos contemporains. Mais ces rapports sont bien différents <leceux qui doivent avoir eu lieu originairement entre ces deux mots , ou du moins entre leurs racines primitives. Le mot Rhétorique vient du verbe, péw, (i'}iéô),Je coule, qui, dans quelques uns de ses dérivés (non dans tous), désigne cette espèce de flux que l’on a nommé parole. Il n’a donc pu être donné d’abord qu’aux seuls signes audibles^ de la communication des idées ; et, par le mot Grammaire (jAc ypdqtcà, giaphô, j’écris) , on n’a dû entendre que les signes visibles et tangibles.
Ainsi, à en juger d’après les étymologies in-
’ Audibles. J’ai été encore obligé d’introduire ce mot , puisqu’il n’en existe point qui rende mon idée, et qu’une périphrase n’aurait pas la précision nécessaire dans ce cas.
iO.
i48 nouvelle classification.
contestables de ces deux mots , la Hhétorl^uc a dû être , avant l’invention des signes visibles, le terme qui désignait l’art de communiquer la pensée dans toute son étendue, et à quelque but qu’on l’appliquât. De même, lorsqu’on eut inventé les signes visibles, on a dû donner d’abord au mot Grammaire la même signification illimitée, en ne la faisant différer de celle du mot Rhétorique que par la nature des signes employés par ces deux branches.
Voici quelle me paraît être la cause de cette déviation importante des significations originaires , tant absolues que relatives, de ces deux dénominations. Avant que l’usage des lettres eût été introduit parmi les nations grecques, la forme quelles avaient adoptée dans leur constitution politique avait déjà établi l’habitude de parler devant un auditoire nombreux , sur des sujets très compliqués, en prolongeant considérablement leurs discours; p^Tup ( rhêtor) devint donc le nom par lequel on désignait l’homme qui s’engageait plus particulièrement dans ce genre d’occupation.
Mais, en s’adressant ainsi, sur de tels sujets, à de pareils auditoires , l’orateur ne pouvait
NOUVELLE CLASSIFICATION. l49
manquer de trouver de nombreuses occasions où il lui importait d’exercer autant d’influence que possible sur les affections ou même sur les passions , soit directement , soit par le moyen de l’imagination. C’est ainsi c\yxe.\di Rhétorique, c’est-à-dire le langage du Rhéteur ou Orateur public , vint à ne plus signifier le discours en général, mais le discours considéré comme s’adressant directement ou indirectement aux affections ou aux passions.
Quant aux rapports particuliers qui doivent toujours avoir lieu entre les membres d’une phrase, on n’a pu s’en apercevoir qu’après que l’art exercé par l’orateur public eut été en usage depuis un temps plus ou moins considérable, et que les signes inventés pour rendre permanentes les idées transmises par les signes audibles et fugitifs eurent aussi été établis depuis quelque temps. Avant cette époque , il était certainement impossible qu’un homme, quelque vastes que fussent ses connaissances, pût embrasser dans son esprit tout l’ensemble des mots dont se composait le langage de ces peuples, au point de pouvoir les séparer et les distribuer dans les huit ou dix classes nommées collectivement parties du discours. Cette en-
l5o WüUVtLLK CLASSiFlCATIüN.
•ireprise était trop difficile pour être exécutée, ou même projetée ^ avant que l’introduction de signes permanents eût donné le moyen de présenter les mots à l’œil et à l’esprit pendant un laps de temps assez long pour que l’intelligence pût les saisir dans toutes les combinaisons dont ils sont susceptibles.
C’est ainsi qu’à mesure que l’art de l’éducation faisait des progrès, lorsqu’on enseignait à connaître la signification et à tracer la forme des caractères visibles, on y a ajouté peu à peu les règles relatives à la nature de ces rapports de signification , selon lesquels tous les mots qui composent une langue sont distribués dans les différentes parties du discours; et le terme Grammaire fut à la fin transféré en entier à cette dernière branche d’instruction.
On a divisé la Grammaire en Orihoepie ou art de bien parler, et en Orthographie ou art de bien écrire , distribution qui semble au premier abord distincte et complète; mais en l’examinant d’un peu plus près , on peut aisément voir qu’elle est loin de posséder l’une ou l’autre de ces qualités.
NOUVELLE CLASSIFICATION. l5l
D’abord, les règles les plus importantes de la Grammaire, celles qui établissent les rapports mutuels que doivent avoir entre elles les parties élémentaires d’une phrase , et qu’on a rapportées exclusivement à l’Orthoépie, s'appliquent tout aussi bien aux expressions rendues par des signes visibles, qu’à celles qui ne le sont que par des signes audibles. Ensuite la Pantomime^ manière très différente de communiquer nos idées, a été entièrement oubliée dans cette distribution.
Ainsi il me paraît qu’on aurait dû diviser la Grammaire en deux branches, dont la première regarderait l’expression par mots, quelle que soit la nature des signes employés, et dont la seconde aurait pour sujet le geste ou la pantomime, considérés comme moyen de communication.
A l’égard de l ’expression par mots, on pourrait encore adapter ici la distinction en coénoscopique et en idioscopique, sur laquelle je suis revenu si souvent. La première de ces branches regarderait les rapports que doivent toujours avoir les mots entre eux pour que l’expression des idées soit claire et exacte, et renfermerait
les divisions connues sons les noms (ï Etymologie, de Syntaxe et de Prosodie. A la seconde se rapporteraient les règles particulières à chaque espèce de signes. S’ils sont audibles, la branche de Grammaire à laquelle ils se rattachent recevra le nom expressif à' OrlJioépie , mot qui serait dans ce cas synonyme de Prononciation. S’ils sont visibles ou tangibles, c’est à V Oiihographie ou Ecriture qu’on devra les rapporter.
Oiihoe'pieoe me paraît passusceptible d’autre division que de celle qui serait basée sur la différence dans les langues qu’emploient les diverses races d’hommes pour l’expression de leurs pensées. Quant à V Orthographie , on pourrait en établir une autre, basée sur l’étendue du sens attribué à chaque signe ; l’Ecriture se partagerait en symbolique et en syllabique, suivant que chaque signe désigne seul un mot ou une pensée entière, ou qu’il ne puisse transmettre d’idée qu’au moyen de sa réunion avec plusieurs autres. C’est dans ce dernier cas que les règles de l’Ecriture ont reçu plus particulièrement le nom à' Orthographe ou Orthographie. Alphabet étant le nom donné à la collection des lettres employées dans une même langue, l’Ecriture
syllabique a aussi reçu le nom d’Ecriture alphabétique.
Parmi les differenlesespèccs d’Ecritures,tant syllabiques que symboliques, employées jusqu’à présent, les plus remarquables sont lesEcritures
1° Idiéthnographiques^ ou nationales, qui sont ou alphabétiques, telles que celles de nos langues européennes , ou symholi/^ues , telles que les Ecritures chinoises et hiéroglyphiques;
2“ Sténographiques^, inventées dans le but d’écrire avec la rapidité de laparole ;
3° Cryptographiques^ oxxstéganographiques^.
^ Idiétlmographique, de particulier, de l'Gvoç,
nation , et de j’écris.
2 Sténographique , de (ttsv'oç, serré, et de ypôufxù, j’écris. Différents auteurs ont donné à cette espèce d’écriture les noms de B raclry graphie , de Tachygraphie , de Grapliodromie. A’ Oky graphie , àe Logographie , eic. , qui tous ont à peu près la même dérivation.
^ Cryptographique , de xpu-TTToç , caché , et de ypacpto , j’écris.
^ Stéganographique , de artymoç , caché , et de ypiftù».
k')4 nouvelle classification.
employées clans les communications secrètes quand on ne veut être compris que par la personne à qui Ton s’adresse ;
4° Télcgraphiqiies^ ^ destinées à transmettre les idées avec promptitude à de grandes distances.
En considérant l’Ecriture sous l’aspect du moyen employé pour tracer les signes, on peut encore la diviser en chpirngraphique'^, gfyplîqup ^ et typogrophique Si elle est syllabique, ces trois espèces ont reçu les noms à' Ecriture , de Glyplique et ^Imprimerie. Si elle est symbolique , on les appelle Peinlure , Sculpture et Giaeure
* Télégraphique., de t^Xe, loin., et de ypâ(f)(x> j’ écris.
^ Chéirographique , de , main , et de ypâ.q>u> , f écris. ^ Glyptique^, de y\\itpo> , je grave.
^ Typographique ., de rvmç., figure ou caractère., et de ypâcpw, j’écris. Outre ces trois moyens, on a encore imaginé d’exprimer des mots par des nœuds, par des tailles^ etc.
^ Ces trois mots ont polittarit une acception beaucoup
Ces différentes considérations m’ont fourni les
XXXIX^ Division, de la Grammaire en Grammaire logophrasoscopique* ou Orthologie et en Grammaire mimophrasoscopique 3 ou Pantomime 4.
XL® Division, de l’Orthologie en Orthologie coénosymboloscopique ^ ou Coénortholo-
plus étendue, puisque l’ohjet de ces trois arts n’est pas seulement de communiquer des idées, mais encore de plaire aux sens. Voyez plus bas, à la Pathoscopie.
’ Logophrasoscopique , de Xoyoç, mot , de ypdéo-iç, expression ^ et de (TxoTr£&),7e regarde.
^ Orthologie , de 6p9oç, eorrect., et de Xoyoç, discours.
5 M imophraso scopique de pipcopat, imiter par geste., de <ppa(T(ç , expression , et de uxo-rrEw, je regarde.
^ Pantomime., de ira?, -ravToç, tout., et de pipsopat, imiter par geste.
® Coénosymboloscopique , de xotvbç , en commun , de ffûptêoXov , signe , et de (rxorrEw , je regarde.
l56 NOUVELLE CLASSIFICATION.
gie , et en Orthologie idiosymboloscopique ‘ ou IdiorthoJogie.
XLl'’ Division , de la Coénorthologie en Coénorthologie épopoioscopique ou Prosodie , et en Coénorthologie anépopoioscopique^.
XLIP Division , de la Coénorthologie anépopoioscopique en logopoioscopique 4 ou Etymologie^, et en logotassoscopique ^ ou Syntaxe 7.
* Idiosymboloscopique^ de i^ihç , en particulier, de (TÛfiSoXov , signe , et de uxottew , je regarde.
^ Epopoioscopique , de ettoç, vers, de , j e fais , et
de (jxoïrEto ,je regarde.
^ Ane'popoioscopique , de l’a privatif, de tiroç,vers, de -jTotEw , je Jais, et de axoTTsw ,/e regarde.
^ Logopoioscopique , de Xoyoç , mot , de -ttoiem , je fais , et de o-xoïTEw , je regarde.
* Etymologie , de È'rufioXoyfa , dérivé de ETupioç , vrai, et de Xsy» , je parle.
Logotassoscopique , de Xoyoç, mot, de rao-aw, je mets en ordre , et de axoTTEw ,je regarde.
7 Syntaxe , de ctùv , ensemble , et de Tasaw , je mets en ordre.
NOUVELLE CLASSIFICATION. l5y
XLIII® Division, de l’Idiorlhologie en Idiorthologie acoustosymboloscopique * ou Orthoépie^, et en Idiorthologic optosymboloscopique ^ ou Orthographie 4, et
XLIV® Division , de l’Orthographie en Orthographie symbolique et en Orthographie syllabique
XLVe Division, de l’Anoopneumatologie en Anoopneumatologie thélémaloscopique 7 ou
' Acoustosymboloscopique ^ de àxouffToç, audible, deerufx- 60X0V , signe^, et de anoictui , je regarde.
2 Orthoe'pie , de ôp0oç, correct, et de eirofxat ,je parle.
^ Optosymboloscopique , de ôwt'oç , visible , de (jufiÇoXov , signe , et de axoïcEw , je regarde.
't Orthographie , de opOoç, correct , et de ypdtfü) , j'écris.
5 Symbolique , de , signe.
*> Syllabique , de mXXaSri , syllabe, ou lettre.
7 Thélématoscopique, de 0{XnpL« , volonté, faculté de la volonté, eu opposition aux facultés Intellectuelles. Il manque à la langue un adjectif correspondant au substantif volonté , le mot volontaire ayant reçu une acception toute différente.
NOUVELLE CLASSIEICATION.
Ethique % et en Anoopneumalologie alégothélématique ’ ou Pathoscopie
Tout ce qui est du domaine de la Pneumatologic anooscopique, et qui n’a aucun rapport avec la volonté ni avec l’influence que cette faculté pourrait avoir sur nos actions, ne peut regarder que les sensalions. Ainsi le mot de PalJioscopie désigne bien cette branche d’artet-science. Le mot Eihùjue., par lequel je désigne la Pneumatologie thélématoscopique , doit être pris dans l’acception la plus étendue qu’on lui ait donnée.
La Pathoscopie regarde l’influence qu’exercent les produits des autres branches d’art-etscience sur nos sens, soit pour produire les sensations agréables, soit pour détruire celles qui sont pénibles.
’ Ethique^ de e'Qoç , mœurs.
^ Ale'golhele'rnatique , de l’a pmatif, de \tyu> je parle , et de GeXYjpa, volonté.
^ Pathoscopie , de ttocQoç , sensations , et de axoTrew , je regarde.
NOUVELLE CLASSIFICATION. iSg
C’est donc le goût qui fait le sujet de cette branche. Le goût, c’est la science du degré de plaisir que produit telle ou telle opération corporelle ou mentale, et du degré de peine qu’elle détruit : c’est l’art de choisir les objets ou les opérations les plus propres à produire le plaisir et à détruire la peine^.
Le sujet de la Pathoscopie est intimement lié à celui de la Technologie ; le but des deux branches est le même : la différence ne consiste qu’en ce que l’opération de l’une est purement spirituelle ou mentale, et que celle de l’autre est corporelle ou physique.
XLVI® Division, de la Pathoscopie en Pathoscopie hédonisti coscopique ’ ou Hédonopathoscopie , et en Pathoscopie odynothéticoscopique ou Odynopathoscopie.
’ Hédonisticoscopique, dp YiSoii'n , plaisir^ et de tJxo-7r£&) , je regarde.
^ Odynothéticoscopique , de bSwn , douleur , TtQr,(it , je pose ou j^ écarte , et de «jxoTrew ,7e regarde.
](i<) NOUVELLE CLASSIFICATION.
Ces deux branches , tout distincts que sont leurs points les plus éloignés, semblent se confondre dans leurs parties rapprochées ; mais c’est ici un inconvénient qu’il est difficile ou meme impossible d’éviter, et qui se rencontrera presque à chaque pas que l’on fera dans la division de tout ensemble logique.
XL\ II® Division, de l’Hédonopathoscopie en Hédonopatboscopie somatique*, et en Hédonopathoscopie pneumatique
L’Hédonopathoscopie est somatique lorsque l’on considère le corps comme siège immédiat du plaisir : ainsi l’on doit y rapporter tout ce qui regarde le choix des moyens de retenir le corps dans ce qu’on peut appeler un état à' aise , quant au degré de calorique qu’il contient, etc.; ainsi que le goût dans le choix des mets, \q goût en parfumerie, en boissons enivrantes, ou autres, etc.
’ Somatique , de , corps.
2 Pneumatique , de ■m/eZfj.a , esprit.
NOUVELLE CLASSIFICATION. l6l
Le plaisir dont le siège immédiat est dans 1 esprit fait le sujet de l’Hédonopathoscopie pneumatique: on doit rapporter à cette branche les différentsyeMa;, soit gymnastiques, soit d’adresse ou de hasard ; ainsi que X Esthétique ou goût en littérature et en beaux-arts, y compris l’art de la composition, en Littérature, Musique, Peinture, Sculpture, etc.
La division de là branche odynotbétique de la Pathoscopieserait aussi susceptible d’unegrande extension. Elle serait basée sur la nature de la source de la douleur à combattre. Ainsi l’Odynopathoscopie , comme la branche correspondante de la Technologie, serait divisée en physiurgique et en anthropurgique , suivant que la douleur est causée par la nature ou par l’homme.
XLMIP Division , de l’Éthique en Éthique dicastique», ou Déontologie % et en Ethique
’ Dicastique ^ de (JixaÇw, je juge.
^ Bëonlologie, de J.'cov, re qu’üfaut faire, et de
Xoyoç, discours. Le mot Déontologie désigne donc l’Indlcat.on de ce qu’il convient de faire. L’emploi d’un pareil terme
i62 NOnVELLK CLASSIFICATION.
exëgëtique’.
L’Ethique dicastiquc , c’est-à-dire censoriale^ a pour sujet J es diffërentcs actions de la volonté, lorsque l’on veut y attacher une expression d’approbation ou de blâme. L’objet de cette branche est d’indiquer si telle ou telle action doit ou ne doit pas être faite. Il n’existe point de dénomination qui lui soit appropriée; on pourrait lui donner celle de Déontologie .
Dans l’exercice de l’Ethique exégétique ( c’est-à-dire expositoire ou énonciative ) , en omettant toutes ces expressions d’approbation, de blâme, ou d’indifférence, on indique seulement ce qui a été fait, ce qui se fait d’ordinaire, ou ce qu’il est probable que l’on ferait dans telles ou telles circonstances.
si jamais il devient général, semble devoir être suivi d’importants avantages dans toutes les parties du champ de l’Ethique, dans la Politique surtout , tant Intérieure qu’extérieure, où l’on a trop souvent confondu ce qui se fait à de certaines occasions avec ce qui doit se faire dans des cas pareits.
' Exégétique^ de ÈÇyjyvjTixoç, expositoire.
NOUVELLE CLASSIFICATION. l63
La distinclion entre ces deux branches consiste dans la nature de la faculté à laquelle s’adresse le discours. La Déontologie cherche à influer sur la volonté ; l’Ethique exégétique ne fait qu’instruire l’esprit.
XLIX® Division, de la Déontologie en Déontologie polioscopique ’ ou Politique et en Déontologie apolioscopique ^ ou Morale.
La Déontologie polioscopique est celle qui regarde l’espece de communauté appelée état politique. Elle a reçu les noms de Gouvernement et de Politique., dont l’un semble plutôt désigner l’art, et l’autre la science correspondante.
La Déontologie apolioscopique, ou Morale
’ Polioscopique., de ttoXiç , état politique , et de axo-Kstù , je regarde.
= Politique , de iroXîTfXYi , dérivé de irôXtç , état politique.
^ Apolioscopique de l’a privatif, de -ttoXiç, état politique , et de ffxûirEw ,7e regarde.
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privée, regarde tout ce qu’il convient à chaque individu de faire , soit pour son propre intérêt, soit pour l’intérêt d’autrui. Cette distinction nous fournit la
L® Division, de la Morale en Morale autoscopique’ on soi^même-regardant ^ et en Morale hétéroscopique ^ ou regardant d’ autres êtres que soi.
La Morale doit comprendre aussi la Keligion et la Théologie privées. Le Gouvernement ou Politique renferme de même la Religion et la Théologie politiques.
LP Division, de la Politique en Politique endoscopique^ ou intérieure., et en Politique exoscopique4 ou
* Autoscopique, Je «ùtoç, soi-même, et de axoma , je regarde.
^ Hétéroscopique, de érepoç, un autre, et de ffxoTTEto , je regarde.
^ Endoscopique , de t'vÿov , en dedans, et de o-xottew , je regarde. i
4 Exoscopique, de eÇw, en dehors, et de axoT:to> , je regarde.
NOUVELLE CLASSIFICATION. l65
La Politique intérieure regarde la conduite du Gouvernement (c’est-à-dire des personnes qui régissent une communauté politique ) envers les membres de cette même communauté. La Politique extérieure ou intemationale regarde la conduite d’un gouvernement envers les membres de telle ou telle autre communauté politique.
L’art du Gouvernement s’exerce en établissant des lois^ ou bien en gouvernant d’après celles qui sont déjà établies : de là la
LII® Division, de la Politique en Politique nomothéticoscopique * ou Législation*, et en Politique aneunomotbéticoscopique^ ou Administration.
* Nomothéticoscopique^ de vofxoç , /oi, de rîOvfit , je pose , et de (jxo'Trew , je regarde.
^ Législation^ de législation dérivé de leXj loi, et de fero , je porte.
^ Aneunomothélicoscopiquen de l’a privatif, de vo/xoç, loi., de -rîdvipt ,7e pose^ et de oxo-rrew ,7e regarde.
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Pour bien sentir cette distinction entre la Législation et l’Administration, deux bTanches qui ne sont que trop souvent confondues, il est nécessaire d’établir une définition claire et exacte du mot /of, dont on a tant étendu la signification figurée.
' Une loi est l’expression, en termes ordinairement généraux et toujours précis, de la v olonté de la personne ou des personnes à qui les membres de la communauté politique pour laquelle cette loi est faite sont, dans le cas en question,, disposés à obéir, soit par habitude , soit par engagement exprès.
Telle est la seule acception qu’il convient de donner au mot loi dans le sens propre ; c’est la seule où il désigne une entité réelle ; dans toute autre il n’est qu’impropre et figuré, et ne désigne qu’une entité factice. Toutes les expressions telles que loi naturelle., loi diçine., etc. , ne sont que figurées, et toute proposition où l’on s’en sert comme désignant des entités réelles sera toujours fausse et délusive.
Dans cette définition, je me suis servi de la phrase en termes ordinairement généraux, ex*
pression inexacte que je n’ai pu éviter. On n’a point encore tiré la ligne précise qui doit séparer la généralité des termes d’une loi , de la particularité de ceux d’une ordonnance administrative ; et cette définition m’entraînerait trop loin du sujet qui nous occupe pour que je m’y arrête en ce moment.
LIIP Division, de l’Administration en Administration éristique ’ (c’est-à-dire contentieuse ), et en Administration anéristique* (c’est-à-dire non-contentieuse ).
L’Administration éristique a reçu le nom de Jurisprudence. La seconde branche est l’Administration dans l’acception la plus restreinte et peut-être la plus commune du mot.
Dans l’exercice de la Jurisprudence, la décision du juge est fondée sur sa propre opinion guidée par ce que l’on appelle la loi commune
• Eristique , de Ip(ff7(xc)ç, contentieux.
^ Ane'ristique.,Ae l’a privatif, et de Ipto-labj, contentieux.
l68 NOUVELLE CLASSIFICATION.
OU non écrite, ou bien elle est basée sur des lois écrites. De là, la
LIV® Division, de la Jurisprudence en Jurisprudence autolhétique ‘ et en Jurisprudence catanomolhétique
L’Ethique exégétique ou expositoire pourrait suivre les memes divisions que la Déontologie, cependant je crois que la classification suivante serait mieux adaptée à l’importance relative de ses différentes branches.
LV® Division, de l’Ethique exégétique en Prosthénoscopiqiie ou Histoire éthique , et en Paronoscopique ou Ethique paronexégétique.
^LVP Division de l’Histoire éthique en Polioscopique ( c’est-à-dire état-politique-regar-
’ Autolhétique, de avro; , soi- même , et de T(0y?pi , je pose.
* Catanomolhétique, de xoîloc, selon , de vofj-oç, loi, et de x’Srtp.1, je pose.
NOUVELLE CLASSIFICATION. l6(>
dant), et en Apolioscopique ( c’est-à-dire étatpolitique-noti-regardant } .
La première branche est ce qu’on appelle d’ordinaire Histoire politique , et renferme tout ce qu’a eu en vue d’Alembert par les termes Histoire civile, ecclésiastique, religieuse , ancienne et moderne.
La seconde branche de la Chronologie àpolioscopique renferme celle qui a reçu le nom de Biographie.
L’VIL Division. L’Ethique paronexégétique devra aussi se diviser en polioscopique et en apolioscopique., La première branché a été beaucoup étudiée , depuis quelques années , sous le nom de Statistique. La seconde renferme l’étude des motifs qui dirigent les actions des individus de l’espèce humaine.
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