‹ Essai sur la numismatique rémoiseChapitre 3 sur 7 · LVD0I& +GRATIA DEI RIX · texte numérisé non relu

LVD0I& +GRATIA DEI RIX

^. RESQS GIVITAS. Croix cantonnée d'une croisette et /d'un point.

Gombrouse attribue à Louis IV un dmier qu'il décrit tiasi :

38 NUMISIIATIQUE RÉMOISE.

LYDO en cercle. GRATIA DI REX.

ij. REMIS CIVITAS. Croix.

Nous croyons devoir classer au même règne un denier de la collection de M. Saubinet qui présente une grande analogie avec les deniers précédents.

(PL. ra, N* 8.)

LYDOVI ^ S en cercle. GRACIA DI RX.

^. + REMIS CIYITAS. Croix cantonnée d'un croissant ou oméga et d'une croisette.

(Poids, 18%22.)

Cette pièce paraît avdr glissé sur le coin et avoir reçu une double empreinte sur la face.

Nous y joindrons également le denier de la même collection, pesant 1b%S2.

LVDOE en cercle, + GRAITIA E RIX.

^. REMIS CIYITAS. Croix cantonné d'un S.

L'apparition d'une lettre dans les cantons de la croix n'était pas un fait rare au moyen âge. Sur quelques monndes» cette lettre est l'initiale du nom de la ville. Un L figure sur les deniers de Jean III, comte de Limoges; un B, sur celles de Blois frappées par Guy de Châtillon; un R sur •celles de Rennes au nom de Jean L

Puis sur d'autres monnaies cette lettre est l'initiale du nom du seigneur qui les avait fait frapper et nous trouvons rs sur celles de Savary de Mauléon ; le 6 sur celles de Gaston de Foix, comte de Bèarn, etc.

Sur le denier dont nous nous occupons la signification

mm^w^^'^t^mm^m^^^sem^ xm, . ju ,

RUMISIfATIQUB BÉMOISB. SO

de rs ne peut être expliquée ainsi, et l'emploi de cette lettre que Ton voit figurer sur les monnaies de Guillaume le Jeune, comte de Toulouse, sur celles de Gh&teaudun et survies deniers municipaux frappés à Amiens, nous parait être la dernière trace des lettres S. G. sigtium eruciSj et n'avait plus à cette époque d'autre valeur que celle du mot signum, signe de la monnaie.

N'y aurait-il pas lieu de supposer également que cette lettre serait le résultat de la dégénérescence de l'o, qui, à cette éqoque commençait à se dénaturer et que nous avons déjà vu remplacé par un croissant?

LoTHAïu. 96& — 986,

Nous ne connaissons qu'une seule monnaie qui puisse être donnée à Lotbaire. H. A. de Longpérier en fût mention dans son travûl sur les monnaies de Reims.

(Pu ni, N- la)

+ LHOTARIL Dans le champ REX.

î^ + REMI GIYI. Groix (Gombrouse.)

Louis V. 986—087.

D'après l'avis de H. A. de Longpérier, il est & supposer que Paris étant au pouvoir du duc de France, et Reims assiégé et pris par Louis Y, étant devenu sa capitale, le dernier roi carlovingien aura battu monnaie dans le lieu le plus ecmsîdérable dont il était le maître, et nous classerons au règne de ce prince le denier Suivant :

60 mmiMàTiQDS ntêmsB.

(PL. ni. No 11.).

+ CIAGIA DEI REX, au œntre LVDIS en cercle.

^. REMI2 CrVITAZ. Croix cantonnée de deux globules et de deux oméga ou croissants.

(Cabinet Rousseau.) Le titre de ce denier est fort altéré.

Eudes ^ comte de Champagne. 1019 — 1035.

Etienne, comte de Champagne et de Btfe, 'éXMt iêmH en 1019 sans laisser d'héritier direct, Eudes II, comte de Ëlois, de Chartres et de Tours, petit^Hs de Thibault le Tricheur, revendiqua cet héritage comme cousin issu de germain d'Etienne et fit valoir ses droits contre Robert qui avait élevé ses prétemions sur cette succession, suivant une convention arrêtée entre Etienne et Ht^s GapetOl^gé de renoncer à ses espérances, le roi de France accorda à son compétiteur l'investiture des comtés de Champagne et de Brie.

A l'exemple de son âleul Thibault qui avait frappé monnaie comme comte de Tours, Eudes, s'étant emparé du comté de Reims et ne cherchant que l'occasion d'augmenter ses prérogatives, s'empressa d'émettre des espèces à son propre nom et y fit placer son effigie. Au xr siècle la tête d'un baron sur la monnaie est chose unique, et parmi les comtes de Champagne qui frappant monûdle à Tœyes et à Provins, Eudes est le seul qui ait usé de ce piivilége à Reims.

Poursuivi par ses désirs d'agranAtssenMMtiet de conqiiête, Eudes entreprit une guerre contre le duc de Lorrahie, vint mettre le siège devant Bar et s'y fit tuer en 1^96.

W^BW^

imnsMATn^tiB stiM»».

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(Pi,, m, N* 12.)

+ ODO GOMES. Tète de face.

^. + REMIS CIVITA. Croix.

Cette pièce, publiée par M. de Saulcy, fut trouvée aux environs de Bar-le-Duc, et fut décrite dans la Revue numismaÊique en 1838, ainsi qu'une autre pièce que ce savant attribue également à Eudes.

(PL. m, N- 13.)

+ ODO COMP» . Tête barbare de face.

ï^. lODIO COME» . Croîx.

Cette monnaie avait été également décrite par Lelewel d'après le même exemplaire ; seulement au lieu de la légende de face ODO GOMES ce numismatiste voulait y trouver ODO DEI GRATIA REX.

La ressemblance qui existe entre ces deux pièces a fait attribuer la seconde à Reims. M. Poey d'Avant, par la même raison, propose d'accorder à cette ville le denier suivant :

..DO DVO C... Tète barbare de face.

<^. ...0 GOM... Croix.

Je ne partage pas à l'égard de cetle pièce Topittion de ce numismatiste. le possède tm denier d'un type exaetettienl semblable et d'une parfaite <xmservation , qui ne me permet pas «d' accepter l'attribution de cette pièce à Reims, je la crois frappée sur les bords du Rhin , et au lieu de la lé^nde .DOBYOG..., la mienne porte + ODO DYX.

Si l'idée de M. Poey d'Avant était admise, je proposerais

62 NUlilSMATIQUE RÉMOISE.

de joindre à ces trois monnaies un denier de la collection de M. Saubinet, dont les légendes sont indéchiffrables , il est vrai , mais dont le type justifierait l'attribution que j'en ferais à notre ville.

La tète de face présente ainsi que les deniers précédents quelques traits informes dans lesquels je crois reconnaître, non pas une coiffure, mais un bandeau, une couronne. De plus , je ferai remarquer que sur le denier de M. Poey d'Avant, ainsi que sur celui-ci, dans le champ de chaque côté de la tète, se trouve un petit signe, un globule , un croissant. Poids, 1«%08.

Ici s'arrête le résultat de mes recherches sur les monnaies qu'Eudes a pu frapper à Reims. Le monnayage n'avait fait que passer entre ses mains, car l'archevêque Ebalus jaloux de ses privilèges sut bientôt rétablir son propre atelier, et ses successeurs s'affranchirent de l'inspection et de l'influence des comtes de Champagne.

Les rapports commerciaux qui existaient au moyen ftge entre deux villes n'appartenant pas au m^e seigneur avaient donné naissance à des monnaies ccmventionnelles qui avaient cours dans l'une et l'autre de ces localités. Dès }e X* siècle, nous trouvons un denier frappé à Provins, pour les villes de Provins et de Sens. PRVINS GASTO. — SE- NONIS GIVITS, au centre duquel on remarque le mono^ gramme ODO REX qui devint plus tard, après différentes transformations, le type du peigne de Champagne.

N0VI8KATIQ0E BÊMOISE. &8

Sur une obole de la collection de M. Saubinet aux légendes SEEOEMIS CIYI — RILDYMIS CÂTO nous voyons apparaître le type au peigne, et malgré la barbarie des légendes nous acceptons l'attribution de cette obole aux villes de Sens et de Provins. Vers la même époque apparaît également la monnaie de Tours et de Chinon. GAINONI CASTRO TVRONES CIVITAS.

Dans la Revue numismatique ^ année 18&6, on publie une obole aux légendes TRECASI GIYITAS RHEMIS GIVITAO, qui suivant H. Cartier devait appartenir aux villes de Reims et de Troyes, et devait avoir été frappée dans cette dernière. Sur cette obole, trouvée en 18A3, aux environs de Rome, les lettres H et E sont liées.

M. de Longpérier, qui vit une obole semblable dans la collection de H. de San*Quintino, affirme avoir lu MELDIS CIYITAO au lieu de RHEMIS CIYITAO. La légende du revers assez imparfaite peut bien faire douter de la réalité du mot RHEMIS, cependant, comme le fait observer M. Cartier, à quelle autre ville de la Champagne pourrait appartenir un nom dont feraient partie les lettres non douteuses R E I S ? Si ce n'est pas le mot Remis et qu'il faille y voir celui de MMis^ il faudrait croire à la négligence du graveur et faire un M de l'R et du jambage suivant.

M. A. de Longpérier ayant revu depuis cette pièce, m'a affirmé qu'il n'y avait point de doute à avoir sur la lecture de la légende MELDIS CIYITAO.

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NOlnSII&TIQOB HÉMOIM.

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