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caractères des sous-règnes et des embrancbemens; mais il n'en fut pas de même à l'égard des sous-embrancheniens.
Je n'avais encore arrêté définitivement que ceux du premier règne, en assignant à chacun les deux sciences du premier ordre qui devaient en faire partie, et je m'occupLiis du même travail sur ceux du second règne, lorsqu'en i852, une esquisse de ma classification fut publiée dans la Revue e/icjclopédique, La distribution des sciences noologiques du premier ordre en sous-embranchemens , et les noms mêmes par lesquels ils y sont désignés, ne pouvaient donc être considérés que comme une tentative , et j'ai dû y apporter divers cliangemens, en général peu importans, à l'excepiion des trois suivans ; i° La science de l'éducation , que je nomme pédagogique et non pédagogie, parce que TTaioayoyta ne signifie pas cette science, mais Téducatioii elle-même, et par laquelle je finissais alors la série de toutes les connaissances humaines, vint se placer parmi celles 011 l'on étudie tous les moyens par lesquels rhomme peut agir sur la pensée de ceux avec qui il se met en rapport à l'aide de ces moyens..
3** L'archéologie que j'avais d'abord réunie
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à la science dont les beaux-arts sont l'objet , et que je nomme technesthétique ^ dut êlre reportée dans Tembranchement qui comprend tout ce qui est relatif à la connaissance des nations, puisqu'elle en de'crit et en explique les monumens, comme l'ethnologie fait connaître les lieux qu'elles habitent, les peuples dont elles tirent leur origine, comme l'histoire en raconte les progrès et la décadence, comme leurs religions sont l'obiet de rhiérolosie: l'étude d'un antique monument considéré sous le rapport de l'art, appartient sans doute a la technestliétique, comme celle d'un monument moderne, mais sous le point de vue archéologique^, elle va naturellement se placer entre l'ethnologie et l'histoire.
3° Enfui, la noniologie ^ c'est-à-dire la science des lois, faisant partie des moyens de gouverner les hommes, objet de Tembranchement suivant, a dû y prendre place auprès de l'art militaire et de la science que j'appelais alors écojiomie politique , seule dénomination usitée à cette époque, au commencement de l'embranchement suivant ; c'était là évidemment sa véritable place, et c'est ce qui m'obligea de changer les noms que j'avais donnés
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aux sous-embranchemeiîs contenus dans les deux derniers embranchemeus; j'ai remarqué depuis que les auteurs qui ont écrit récemment sur ce sujet, ont substitué à l'expression économie politique celle cVécojiomie sociale, plus convenable à tous égards, et que j'adopterai dans cet ouvrage.
Mais après ce retour à l'ordre le plus naturel, il me restait toujours à trouver des caractères propres à diviser le règne des sciences noologiques en sous-règnes, embranchemens etsousembranchemens , conformément à ce nouvel arrangement.
Enfin, au mois d'août i852,je m'aperçus que toutes ces divisions et subdivisions, si péniblement obtenues, auraient pu être déterminées en quelque sorte à priori^ par la considération des mêmes points de vue qui m'avaient d'abord servi seulement à retrouver la division des sciences du premier ordre en sciences du second et du troisième. J'avais déjà remarqué qu'il suffisait d'appliquer cette considération aux deux grands objets de toutes nos connaissances, pour partager chaque règne dans les mêmes sous-règnes et les mêmes embranchemens qui se trouvaient établis d'avance; je re-
connus alors qu'en l'appliquant de nouveau aux objets moins géne'raux auxquels se rapporte chacun de ces sous-embrancliemens, elle le divisait en sous-embranchemens et en sciences du premier ordre , précisément comme il le fallait pour retomber sur les mêmes divisions et subdivisions que j'avais déterminées bien avant de songer à cette nouvelle application des points de vue. On verra, dans les observations que j'ai distinguées du reste de mon ouvrage, en les imprimant en plus petits caractères, le développement de cette idée, et avec quelle facilité elle conduit à la classification naturelle des connaissances humaines.
Le fait général de l'accord constant des divisions que cette considération établit entre toutes nos connaissances, avec celles que j'avais déduites de considérations toutes différentes, en partant de l'ensemble des analogies que présentent les diverses sciences, doit avoir, et a, en effet, son principe dans la nature mêm.e de notre intellis^ence. Quel que soit l'objet de ses études, l'homme doit d'abord recueillir les faits, soit physiques, soit intellectuels ou moraux, tels qu'il les observe immédiatement; il faut ensuite qu'il cherche ce qui est en quelque
sorte caché sous ces faits : ce n'est qu'après ces deux genres de recherches , qui correspondent aux deux points de vue subordonnes compris dans le premier point de vue principal, qu'il peut comparer les résultats obtenus jusque là, et en déduire des lois générales ; comparaisons et lois qui appartiennent également au troisième point de vue subordonné : alors il peut remonter aux causes des faits qu'il a observés sous le premier, analysés sous le second, et comparés, classés et réduits à des lois i^énérales sous le troisième; cette recherche des causes de ce qu'il a appris dans les trois premiers points de vue, et celle des effets qui doivent résulter de causes connues, constituent le quatrième point de vue subordonné, et complètent ainsi tout ce qu'il est possible de savoir sur l'objet qu'on étudie. Je ne puis qu'indiquer ici ces quatre points de vue, dont la distinction doit être regardée comme étant, en quelque sorte, le principe de la classification naturelle des connaissances humaines , quoique je sois parvenu à cette classification par des considérations qui en sont tout-à-fait indépendantes. Ce n'est qu'après avoir lu cet ouvrage, que le lecteur pourra bien saisir les applications de ce
principe, et juger de sa fécondité et de son importance.
J'avais commencé la rédaction du livre que je publie aujourd'hui, lorsque je me suis aperçu qu'il existait une correspondance remarquable entre ces quatre points de vue et les quatre époques que j'avais fixées dans l'histoire des progrès successifs de l'intelligence humaine, depuis les premières sensations et les premiers mouvemens qui révèlent à l'enfant son existence, jusqu'à l'époque où, éclairé par la société de ses semblables, et par la culture des sciences et des arts , l'homme s'élève au plus haut degré de connaissance auquel il lui soit donné de parvenir.
Cette histoire, telle que je l'avais conçue, était le résultat d'un long travail, entrepris vers i(So4, et dont je m'occupais encore en 1820, sur les facultés intellectuelles de l'homme, les moyens par lesquels il distingue le vrai du faux, les méthodes qu'il doit suivre, soit pour classer les divers objets de ses connaissances, soit pour enchaîner ses jugemens; enfin , sur l'origine de nos idées : elle amenait successivement la discussion de toutes les questions agi-
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tées en ])liilosoj)liie, et les solutions que j'avais cru pouvoir en donner.
Autre chose est de classer les objets de nos connaissances, autre chose de classer nos connaissances elles-mêmes ; autre chose , enfin, de classer les facultés par lesquelles nous les acquérons. Dans le premier cas, on ne doit avoir égard qu'aux caractères qui dépendent de la nature des objets; dans le second, il faut combiner ces caractères avec ceux qui tiennent à la nature de notre intelligence; dans le troisième, ces derniers seuls doivent être pris en considération, et il ne faut tenir compte des premiers, qu'autant qu'elle influe sur les opérations intellectuelles qu'exige l'étude des objets dont on s'occupe.
La classification des objets eux-mêmes appartient au physicien, au chimiste, au naturaliste ; celle de nos connaissances est le résultat des recherches que je publie aujourd'hui ; celle de nos facultés intellectuelles résultait de même de l'ancien travail dont je viens de parler. Après de longues recherches pour distinguer et caractériser les divers genres d'idées, de jugemens, de déductions dont se composent toutes nos connaissances, pour en découvrir et en ex-
xxiij plifjuer l'origine , je travaillai à les disposer dans l'ordre le plus naturel, et je vis alors que cet ordre conduisait nécessairement à distinguer d'abord deux époques principales dans l'acquisition successive que Thomme fait de toutes ses idées et de toutes ses connaissances. La première s'étendait depuis l'instant oii l'enfant commence a sentir et à agir, jusqu'à celui oii, par le langage, il se met en communication avec ses semblables ; la seconde depuis l'acquisition du langage jusqu'aux dernières limites, s'il en est, des progrès de l'esprit humain. La mémoire ne nous retrace rien de la première, mais je crus qu'en déduisant toutes les conséquences des Jaits actuels, je pouvais la reconstruire tout entière, et après m'être satisfait à cet égard, je vis que je devais la diviser, ainsi que la seconde, en deux époques subordonnées. Avant l'acquisition du langage, est une première époque où l'enfant ne peut connaître que ce qui lui apparaît immédiatement, soit dans les sensations qu'il reçoit du dehors, soit dans le sentiment intérieur de sa propre activité : c'est là la première époque subordonnée. La seconde s'étend depuis le moment oij il découvre l'existence des corps et
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celle d'autres inteHiL;ences , d'autres volontés semblables à la sienne , jusqu'à ce qu'il par* vienne à se mettre en communication avec elles, et à comprendre le but des actions de ceux qui l'entourent et le sens attaché à leurs paroles.
Alors commence la seconde époque principale et la troisième époque subordonnée. L'enfant qui entend donner un nom commun à difFérens objets, ou qui entend un même verbe répété dans des phrases différentes , dont les circonstances où elles sont prononcées lui font connaître le sens, ne peut comprendre quelle est ridée attachée à ce nom ou à ce verbe, qu'en comparant entre eux les différens objets qui désignent également le premier, les différentes circonstances où le second a été prononcé, et en découvrant par cette comparaison ce qu'il y a de semblable dans ces objets ou dans ces circonstances ; car c'est ce quelque chose de semblable qui est désigné par le nom ou par le verbe.
Une fois les mots compris , l'homme a l'instrument à l'aide duquel il fixe et classe ses idées, exprime ses jugcmens, et découvre qu'en partant de vérités qu'il connaît déjà, il peut en déduire d'autres vérités liées aux premières
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par des rapports de dépendance nécessaire en vertu desquels celles-ci étant une fois posées, les secondes le sont aussi. Enfin^ dans la quatrième époque subordonnée, j'avais réuni tout ce que l'examen approfondi des êtres qu'il étudie lui apprend des propriétés ou facultés dont ils sont doués, et des causes auxquelles il doit rapporter les faits physiques ou intellectuels que cet examen lui a fait connaître (i).
L'analogie de ces quatre époques avec ce que j'ai appelé les quatre points de vue est trop facile à saisir pour que je l'explique en détail. Qui ne voit, en effet, celle des deux époques princi-
(i) Ces quatre époques correspondent aux quatre sortes de conceptions qui , jointes anx phéQomènes sensitiCs et actifs , donnent naissance , par leurs diverses combinaisons, à tous les faits intellectuels , comme je l'ai expliqué dans une leçon faite au Collège de France, et dont M. le docteur Rouliu a donné un extrait dans le numéro du Temps du 22 juillet i833. Cet extrait présente un aperçu général de mes idées sur la classification de ces faits ; aperçu auquel j'aime à renvoyer le lecteur qui désirerait plus de développemens sur ce que je dis ici. Je remarquerai seulement que l'homme , après être parvenu à une sorte de conception , la conserve jusqu'à la fin de sa vie, et que, par conséquent, sa pen sée, n'admettant pendant toute la durée de la première époque que la première sorte de conception , admet nécessairement les deux premières pendant la seconde , les trois premières pendant la troisicuie , et ainsi de suite. ( l'oyez la note à fa fin de cette préface. )
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pales de l'histoire intellectuelle de l'homme avec les deux points de vue principaux que j'ai signales plus haut ? Et à l'égard des quatre époques et des quatre points de vue subordonnés, n'est-il pas également évident que l'époque oia l'enfant ne connaît que ce qui lui apparaît, soit au dehors, soit au dedans de lui-même, répond au point de vue où l'on s'occupe seulement de ce qu'offrent à l'observation immédiate, soit intérieure, soit extérieure, le monde et la pensée ; que l'époque suivante où il découvre l'existence des corps et celle de la pensée dans d'autres êtres que lui-même, correspond au point de vue des sciences qui ont pour but de découvrir ce qu'il y a de caché dans les mêmes objets; que la troisième époque, où l'enfant, par le travail auquel il se livre pour comprendre le langage de ceux qui l'entourent^ est amené à comparer, à classer les objets, à observer intérieurement sa pensée , et, a mesure que sa raison se développe, à déduire des Térités qu'il connaît , d'autres vérités qui en sont une suite nécessaire, présente une analologie bien facile à apercevoir avec les sciences où Ton s'occupe aussi de comparaisons et de classifications ; qu'enfin la dernière époque cor-
XXV ij respond de même au quatrième point de vue, puisque les moyens qu'on y emploie, tant pour constater la vérité des Jciits que pour les expliquer, sont également fondés sur l'enchaînement des causes et des effets ?
Cette analogie est une suite de la nature même de notre intelligence ; car le savant fait nécessairement, et ne peut faire dans l'étude de l'objet physique ou intellectuel auquel il se consacre, que ce que font tous les hommes dans l'acquisition successive de leurs connaissances.
Mais, ainsi que je Tai déjà dit, la classification des facultés et des faits intellectuels est tout autre chose que la classification des connaissances elles-mêmes, et c'est pourquoi l'on se ferait l'idée la plus fausse de ce que je viens de dire , si l'on se figurait que j'entends rapporter les ditférens groupes de science définis dans cet ouvrage, aux différentes époques dont je viens de parler. Il est évident qu'aucune science ne peut exister pour l'enfant avant l'acquisition du langage, et ce n'est, par conséquent, que dans les deux dernières époques qu'il est capable de s'occuper d'une science ou d'un art quelconque; il ne l'est même en général que (juand il possède des connaissances
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où se Irourcnt réunies les quatre espèces de conceptions indiquées dans la note placée à la fin de cette préface; en sorte que la considération des époques auxquelles correspondent les diverses espèces de conceptions dont se composent les connaissances humaines, ne doit entrer en aucune manière dans les recherches relatives à la classification de ces connaissances.
Je développai, dans le Cours de philosophie que je fus chargé de faire, de 1819 à 1820, à la Faculté des lettres de Paris, mes idées sur la classification générale des faits intellectuels. J'avais déjà consigné les principaux résultats de mon travail sur ce sujet dans un tableau psychologique, que je fis imprimer pour en donner des exemplaires à un petit nombre d'amis, me réservant de discuter plus tard ces hautes questions dans un traité spécial ; mais alors la découverte que fit OErsted de l'action qu'exerce sur un aimant un fil métallique où Ton fait passer un courant électrique, m'ayant conduit à celle de l'action mutuelle que deux de ces fils exercent l'un sur l'antre , me força d'abandonner le travail psychologique dont je \iei>s de j^arler , j)our me livrer tout entier
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aux expériences et aux calcuis que j'ai publiés sur cette action mutuelle. J'espère pouvoir reprendre un jour ce travail interrompu ; mais j'ai cru devoir en présenter, dans ce que je viens de dire, un aperçu qui servira peut-être à faire mieux voir jusqu'à quel point la classification des sciences et des arts dont nous allons nous occuper est fondée sur la nature de notre intelligence. Au mois d'août i832, cette classification était achevée et ses résultats consignés dans le tableau qu'on trouvera à la fin de cet ouvrage. Il me restait à exposer l'ensemble des idées sur lesquelles ils reposent; c'est alors que, me trouvant k Clermont, M. Gonod, professeur au collège royal de cette ville, m'offrit de m'aider dans cette exposition. M. Gonod a constamment coopéré à la rédaction de l'ouvrage que je publie aujourd'hui, rédaction qui lui appartient autant qu'à moi-même. Je ne saurais lui témoigner assez ma reconnaissance pour le dévouement avec lequel il s'est consacré à cette publication , pour le secours que m'ont prêté sa plume exercée et cette pénétralion remar(juable qui lui faisait trouver sans cesse l'expression la plus propre à rendre ma pensée. Je me plais à le remercier ici de sa
participation à un travail qui sans lui eût pu être indéliniment ajourne.
Plus d'un an après, et lorsque l'impression de la première partie de cet ouvrage était presque achevée, des considérations toutes différentes de celles que je viens d'exposer, me conduisirent, le 12 décembre i853, à retrouver pour la troisième fois, par des considérations toutes diflérentes, les mêmes divisions et subdivisions de l'ensemble des vérités dont se composent nos sciences et nos arts, telles que je les avais d'abord établies, et qu'ensuite au moyen des points de vue dont je viens de parler, je les avais obtenues de nouveau précisément dans le même ordre.
Ces considérations, où je parvins en examinant la manière dont les mêmes divisions et subdivisions se déduisent les unes des autres, m'ont fourni une nouvelle clef de ma classification, qu'on pourrait substituer a celle dont je me suis servi. Dans ce cas, il n'y aurait pas un mot à changer à tout ce qui, dans cet ouvrage, est imprimé en gros caractères; mais les observations, qui le sont en caractères plus petits, devraient être remj)lacées par d'autres où iorait exposée cette nouvelle manière de coor-
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donner toutes les parties de ma classification. De ces deux clefs, la première me paraît la plus philosophique, la plus féconde en applications et en déductions nouvelles, et je la crois même la plus propre à fixer ma classification dans la mémoire ; la seconde me semble plus pratique et peut-être plus aisée à saisir : sous ce rapport, elle pourra convenir à un plus grand nombre de lecteurs. Mais ce qui me frappe le plus,, c'est que deux moyens aussi dlfférens entre eux s'accordent à reproduire, et dans le même ordre, les divisions et subdivisions des connaissances humaines, que j'avais d'abord établies indépendamment de l'un et de l'autre. Cet accord estj selon moi, la preuve la plus convaincante que ces divisions sont fondées sur la nature même de notre esprit et de nos connaissances. Quand j'ai découvert cette seconde clef, l'impression de mon ouvrage était, comme je viens de le dire, trop avancée pour que je pusse en montrer successivement toutes les applications j mais afin de satisfaire à cet égard le lecteur, je me propose de terminer mon travail par un appendice , dans lequel je donnerai tous les détails qu'il pourrait désirer à ce sujet.
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Par Ih, le texte des deux j)aiiles de mon ouvrage présentera au lecteur ma classificalioiT dégagée de toute vue théorique, et fondée uniquement sur le rapprochement des vérités et des groupes de vérités dont les analogies sont les plus nombreuses et les plus intimes; les observations qui accompagnent ce texte lui offriront un premier moyen d'obtenir à priori les mêmes groupes de vérités, précisément dans l'ordre où ils ont d'abord été rangés; enfin, il trouvera dans ^appendice un second moyen d'arriver au même but. En exposant les considérations sur lesquelles repose ce second moyen, je trouverai l'occasion de développer mes idées sur la manière dont les diverses branches des connaissances humaines naissent les unes des autres, comme le premier vient de me fournir Toccasion d'indiquer les rapports qui existent entre la classification que j'ai faite de ces connaissances, et la nature et les lois de la pensée. Peut-être est-il plus utile, pour mettre en évidence les rapports mutuels qui lient entre elles toutes les sciences, de ne donner la préférence ni à Tune ni à l'autre de ces deux manières d'en coordonner les divisions et les subdivisi(3ns, mais de les exposer Tune après l'autre
xxxiij comme se prêtant un mutuel appui, en tant qu'elles conduisent à la même classification par des routes différentes.
Cette classification fait partie d'une science à laquelle j'ai donné le nom de matkésiologief de u.x^r,Gii,, instniction f enseignement^ et qu'on retrouvera définie et classée dans la seconde partie de cet ouvrage.
La mathësiologle est pour celui qui veut étudier ou enseigner, ce que sont pour le naturaliste les sciences auxquelles j'ai donné les noms de phjrtonomie et de zoonomie; dans celles-ci, on s'occupe des lois de l'organisation des végétaux et des animaux^, et de la classification naturelle de ces êtres: dans la mathésiolosie on se propose d'établir, d'une part, les lois qu'on doit suivre dans l'étude ou l'enseignement des connaissances humaines; et de l'autre, la classification naturelle de ces connaissances.
J'ai cru nécessaire en écrivant cette préface de faire le récit qu'on vient de lire, parce que, s'il est quelf{ues motifs qui puissent autoriser la persuasion où je suis que la classification exposée dans mon ouvrage est réellement fondée sur la nature des choses , et faire partager cette persuasion au lecteur qui s'est fait une