DES INTESTINS
Le canal alimentaire des ophidiens (2) se fait remarquer par sa grande simplicité. L'œsophage et l'estomac ne formant qu'un canal continu, il est impossible d'assigner à chacune de ces parties des limites précises. Ce canal descend tout droit derrière le cœur et , s'élargissant insensiblement, il se termine souvent en une poche plus ou moins spacieuse; se tournant
(i) Voyez Hellmann Uber den Tastsinn der Schlangeiu — (51) Voir pour la description des organes de la digestion les inémoir<7s de Duvkrnoy , Ann. (I. \c. nat. ; et de Meckel , A^V/)?/. J/tat.
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ensuite à droite il s'amincit brusquement , pour former en se rétrécissant, un petit boyau, au bout duquel se trouve la valve du pylore, plus ou moins prononcée suivant les espèces. Le canal intestinal occupe ordinairement Vautre moitié de la longueur du tronc : plissé dans presque toute son étendue, le plus souvent d'égale grosseur, et peu spacieux, le canal intestinal mérite en grande partie le nom de grêle ; ce n'est que vers les régions postérieures du tronc qu'il s'élargit en un cylindre spacieux, plus ou moins long, qui représente le rectum: la séparation de ces deux parties de 1 intestin est indiquée soit par un rétrécissement soit par un pli transversal , ou une valvule plus ou moins prononcée , suivie à une distance considérable d'une ou de plusieurs autres cloisons semblables. Quelques espèces des genres Tortrix , Homalopsis et d'autres offrent un petit cœcum près de l'insertion de l'intestin grêle au rectum. Une autre valvule, extrêmement développée, se trouve à une petite distance de lanus , et sépare le rectum du cloaque: cette dernière cavité est ordinairement assez spacieuse , et se prolonge souvent en poche au dessous de la valvule ; c'est constamment dans elle, que se trouvent les issues des organes uropoétiques et de la génération. Animaux carnassiers , les ophidiens ont leur canal intestinal peu long, relativement aux dimensions de leur corps; cependant on observe chez les diverses races des modifications assez sensibles sous ce rapport : les B o a s par exemple, présentent des intestins grêles assez spacieux, extrêmement courts et par conséquent peu plissés; ce canal est plus développé sous le rapport des dimensions longitudinales chez les E 1 a p s , chez plusieurs Couleuvres etc. ; chez la plupart des autres ophidiens , particulièrement chez les H o m a- 1 o p s i s , les replis sont très serrés.
La tunique musculaire des parois du canal abnientaire est en général peu prononcée: à partir de l'œsophage, elle devient plus sensible à mesure (|ue l'on ,-. appioche du sac
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soacieux représentant lestomac ; il en est de njènie des intestins proprement dits , dont la tunique musculaire est plus développée vers le rectum , que dans lintestin grêle. Les tuniques intérieures du canal alimentaire sont pliées longitudinalement ; ces plis deviemient plus abondans dans l'estomac, où ils sont moins réguliers, se croisant parfois en divers sens, et offrant l'aspect de rides très prononcées: ils s'évanouissent, lorsque ces parties sont distendues par les alimens. On observe des plis ou de rides semblables dans le rectum. La muqueuse de l'intestin grêle offre une construction diverse : elle paraît toujours comme veloutée par le nombre infini des petites franges, dont sa face interne est garnie; quelquefois comme dans le Python bivittatus , ces villosités sont tellement prononcées, qu'elles pendent en guise de petits bouquets; chez I'Eryx enfin elles forment des papilles plates, très serrées et en forme de feuilles. Toutes ces appendices disparaissent cependant vers la fin de l'intestin grêle , où se voient des plis longitudinaux assez considérables; les Pythons , seulement ont cette partie de l'intestin munie de nombreux plis transversaux, analogues aux valvules qui séparent l'intestin grêle du rectum.
DU PANCREAS.
Constanmient placé dans la première courbure que fait l'intestin à partir du pylore , le pancréas est de forme et de volume assez variable chez les diverses espèces d'ophidiens, et présente même sous ce rapport des différences accidentelles* Cet organe est divisé en un nombre plus ou moins considérable de lofjules , dont chacun offre quelquefois un canal excréteur distinct : ces conduits , le plus souvent réunis l'un