‹ Essai sur la physionomie des serpens (volume 3)Chapitre 15 sur 66 · DES GLANDES · texte numérisé non relu

DES GLANDES

seniblahle, présentent cependant entre elles qnelqnes différences par rapport h l'aspect et à la configuration: la nasale, par exemple, est toujours plus dure au toucher que celle des mâchoires; la lacrymale offre le plus souvent une surface unie et une couleur plus pâle, aussi est-elle d'une consistance plus molle que le reste; les maxillaires enfin, lorsqu'elles présentent un lobe postérieur très développé, ORt quelquefois cette portion de la glande divisée en d'autres lohes plus petits mais cohérents entre eux.

La lacrymale envoie , d'après les observations de M. J. Cl'jquet (i), une partie du fluide qu'elle sécrète, dans la cavité en avant du globe de l'œil : elle est sous ce rapport une véritable glande lacrymale ; mais son grand développement dans plusieurs serpens dont l'œil est très petit, et la circonstance que Thumeur superflue est versée par plusieurs petits canaux excréteurs, dans la bouche, font supposer avec raison qu'elle remplit les doubles fonctions de glande lacrymale et de glande salivaire, et qu'elle mérite peut-être, chez beaucoup d'ophidiens , ce dernier nom par excellence. Elle se trouve constamment dans tous les ophidiens: située derrière le globe de l'œil et protégée , lorsqu'ils existent, parles frontaux postérieurs, elle est souvent recouverte par le muscle temporal; tandis qu'elle rentre chez d'autres serpens plus ou moins complètement dans Torbite , en entourant le bord postérieur de l'œil.

On observe une glande nasale (2) chez la plupart des ophidiens. Elle occupe, lorsqu'elle existe, la région frênaie et borde les narines par derrière. M. Mùller a trouvé qu'elle verse sa liqueur dans la bouche, au moyen dun canal excréteur réuni à celui de la lacrymale. Cette glande est très

(i) Mcm. du Mus. vol VII p. 62 suiv. —

(2) Le savant professeur Mûlleu en a le premier constaté l'existence* chez les ojihidiens; voyez Mv.ckel ^rc/iiv on n. 1829 p. 70.

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